mercredi 5 septembre 2018

MARCHE POUR LE CLIMAT


Le départ de Nicolas Hulot du ministère de la Transition Ecologique et Solidaire nous a laissés dans une grande tristesse.
Le 28 août il a déclaré :

“Est-ce que j’ai une société structurée qui descend dans la rue pour défendre la biodiversité? Est-ce que j’ai une union nationale sur un enjeu qui concerne l’avenir de l’humanité et de nos propres enfants ?
J’espère que mon départ provoquera une profonde introspection de notre société sur la réalité du monde”

Répondons-lui dès aujourd'hui !
Nous ne devons pas baisser les bras, nous ne devons pas céder au pessimisme qui nous dit que son successeur ne fera pas mieux, que les politiques et les lobbyistes retardent et freinent toute action. Partout en France les citoyens éprouvent le besoin de lancer un grand cri d'alarme au nouveau ministre François de Rugy, au gouvernement et au président de la République. Car les français sont bien conscients que nous sommes non seulement dans l'urgence, mais devant une catastrophe déjà installée au niveau planétaire.
Les mesures prises depuis l'arrivée du président Macron leur semblent insuffisantes. l’État doit passer à la vitesse supérieure, non pas demain, comme éternellement promis, mais dès aujourd'hui.
C'est pourquoi partout en France est organisée une MARCHE DU CLIMAT le samedi 8 septembre, pour que nos dirigeants prennent conscience de l'exaspération des citoyens, pour que de véritables mesures concrètes soient prises, tant au plan national qu'au plan local, puisque nous sommes dans une zone particulièrement affectée par la pollution et par un réchauffement climatique visible à l’œil nu...

Alors, RENDEZ-VOUS A CHAMONIX PLACE JACQUES BALMAT SAMEDI 8 SEPTEMBRE A PARTIR DE 14 HEURES.

Chamoniards, venez tous, votre présence à cette manifestation est indispensable.

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lundi 30 juillet 2018

Conseil municipal du 26 juillet 2018, suite

CENTRALE HYDRO-ELECTRIQUE DU TORRENT DE TACONNAZ
Les élus approuvent le bail emphytéotique entre les communes de Chamonix et des Houches d'une part, et la Société Taconnaz-Energie d'autre part, pour une durée de 60 ans.
La centrale est prévue pour couvrir la consommation électrique de 4 000 foyers.
Sa puissance sera de 3,8 MW.
La réalisation est confiée au groupement Voltalia/Benedetti/Guelpa/Girus qui associe une société
française de production d'énergie à des entrepreneurs locaux.
A la mise en service, la société Voltalia cèdera 33 % de ses parts de capital social aux communes de Chamonix et des Houches. Celles-ci devront verser chacune une somme de 394 575 € .
Le coût d'investissement prévisionnel à la charge du preneur est de 8 411 626 euros.
Une redevance annuelle de 2 500 euros sera perçue à égalité par les 2 communes pendant la phase de construction.
A compter de la mise en service de la centrale, la redevance sera variable en fonction du chiffre d'affaire, de la tranche de production et de la période d'exercice : de 1 à 15 ans, puis de 16 à 20 ans, puis au-delà de 21 ans.
Exemples :
- Si la centrale a une production moyenne entre 11 et 13 GWh, la redevance sera de 18 % du chiffre d'affaire pendant la 1ère période, de 20 % pendant la seconde et des 24 % pendant la troisième.
- Au-dessus de 15 GWh, la redevance sera de 100 % sur les trois périodes !
La mise en service est programmée pour le 3 décembre 2019, au plus tard le 1er août 2020.
On estime que le revenu pour les deux communes sera de 500 000 euros par an, en moyenne sur les 60 ans.
La centrale sera un bâtiment de 12m de long et 9m de haut, semi-enterré, sur la rive gauche du torrent en-dessous du paravalanche.
L'électricité produite sera vendue à la Régie d’électricité des Houches au tarif conventionnel. Le maire envisage même une production d'hydrogène par la centrale pour faire rouler nos bus… Est-ce une rêverie de maire écologiste ?
Les deux communes font une bonne opération avec cet aménagement conforme à notre stratégie de développement des énergies renouvelables.

OUVERTURE DU CENTRE DE BIEN ÊTRE
Au bord du lac de la Plage. Ouverture prévue le 10 août 2018.
Les représentants de la Société italienne QC Terme viennent présenter leur nouveau centre.
C'est le neuvième centre qu'elle ouvre, le premier hors d'Italie, un dixième est en projet à New York.
Le contrat signé avec la société est de 28 ans. L'investissement a été de 12,5 M€.
La redevance payée à la commune de Chamonix sera de 120 000 euros par an. Au delà de 5 millions de chiffre d'affaire, la redevance sera de 2 % ce ce chiffre.
Les élus qui ont visité le centre ont été « impressionnés » par la qualité de la construction et des matériaux.
Le centre sera ouvert toute l'année, tous les jours jusqu'à 22 ou 23h.
La capacité d'accueil est de 500 personnes.
En plus des piscines, il y aura un « parcours d'eau » avec des cascades.
Le prix n'est pas donné : il n'y a pas de source chaude comme à Pré Saint Didier, le chauffage de l'eau froide chamoniarde augmente le coût d'exploitation !
Il est demandé aux élus d'approuver les tarifs :
- 52 euros la journée le dimanche, 44 en semaine.
- 48 euros à partir de 17h30 avec apéritif dînatoire le dimanche, 42 en semaine.
- Les massages vont de 44 à 110 euros selon la durée.
- Le forfait de 20 entrées coûte 924 €.
- Il y aura une réduction de 25 % pour les détenteurs de la carte ViaCham.
Les gens du pays vont-ils se faire piéger?

                                                                                    Le Centre de Bien Etre côté lac

RAPPORT ANNUEL DU DOMAINE SKIABLE DE LA VORMAINE pour l'année 2016-2017, avant la cession des parts à la Compagnie du Mont-Blanc le 19 décembre 2017, sous la direction de la famille Ducroz du Tour.
Un contrat de délégation de service public avait été signé avec la commune en 2015 pour 25 ans.
La station a souffert du déficit d'enneigement du début de la saison 2016-2017. L'ouverture ne s'est faite que le 15 janvier.
Le chiffre d'affaire pour l'année en référence est de 509 K€.
Les différents téléskis ont enregistré un total de 302 761 passages.
Rappelons que la SET Vormaine exploite sous statut de gérance le télésiège des Bossons en été. La rémunération du contrat de gérance s'est élevée à 163 K€ en 2017.
La durabilité de ce domaine à l'avenir est aléatoire!

RAPPORT ANNUEL DU GOLF DE CHAMONIX pour l'année 2017
Le nombre de licenciés au Golf de Chamonix est en baisse de 0,77 %.
En France, depuis 4 ans, le nombre de joueurs est à la baisse.
La baisse du chiffre d'affaire global est de 11 697 €, soit – 0,92 %.
La baisse du chiffre d'affaire de la boutique est de 27 862 € soit – 10,57 %. Il représente 18,7 % du chiffre d'affaire global.
La part des recettes des green-fees (joueurs extérieurs) représente 30 % du chiffre d'affaire global, soit 571 220 €.
Les cotisations des adhérents représentent 35,9 % du chiffre d'affaire, soit 451 222 €.
Les investissements ont été de 1,9M€.
Le club a organisé 120 compétitions au cours de l'année.
Il compte sur la Ryder Cup, grande compétition internationale qui oppose l'Europe aux États-Unis, en septembre 2018, pour dynamiser la filière et attirer de nouveaux pratiquants.
Je suis moi-même golfeur, donc je ne critiquerai pas le golf!

LES BUVETTES DE CHAMONIX – RAPPORT ANNUEL 2017
Chalet-Buvette du Rocher des Mottets
Il est tenu jusqu'en 2022 par Mme Cathy Simond et Mr Olivier Decrette.
Le chiffre d'affaire 2017 est de 57 292 €.
Les nuits en bulle connaissent un grand succès.

Chalet-Buvette du Chapeau
Elle est tenue depuis 2011 pour 9 ans par Mr Thierry Couttet, qui a refait une magnifique terrasse en mélèze.
Le chiffre d'affaire n'a pas été communiqué, nous le connaîtrons lors d'un prochain conseil.


Chalet-Buvette de Caillet
La délégation de service public confiée à Mme Solène Boullet et à Mr David Sivrière arrive à expiration en mai 2019.
Le chiffre d'affaire 2017 est de 15 898 €.
La commune va faire un nouvel appel à candidature pour 6 ou 9 ans en mettant à la charge du futur délégataire 9 420 € d'investissements TTC.

Chalet-Buvette de la Cascade du Dard
2017 est la dernière année de contrat avec Mme Raphaëlle Poulain et Mr Pierrick Simond.
Le chiffre d'affaire 2017 est de 15 650 €.
Une nouvelle délégation de service public va être lancée.

Chalet-Buvette du Cerro
Le délégataire est actuellement Mr Timothée Mottin jusqu'en 2022.
Le chiffre d'affaire 2017 est de 18 402 €.

Chalet-Buvette du Glacier des Bossons
Il a été confié pour 20 ans en 2006 à Mr et Mme Stéphane Ruby.
Le chiffre d'affaire 2017 est de 31 823€.
On a vu dans le chapitre FINANCES de mon blog du 28 juillet les soucis auxquels sont confrontés les concessionnaires.

Chalet-Buvette des Pyramides
La convention a été conclue en 2015 pour 20 ans avec Mr Christophe Mollier.
C'est la plus éloignée et la plus haute des buvettes !
Le chiffre d'affaire 2017 est de 16 450 € ;

Chalet-Buvette de la Floria
L'exploitation a été confiée en 2016 pour 6 ans à Mme Laurence Sammarchi.
La délégataire envisage d'installer des panneaux solaires.
Le chiffre d'affaire 2017 est de 43 755 €.

Chalet-Buvette du Paradis des Praz
L'exploitation a été déléguée en 2013 pour 9 ans à Mr et Mme Lionel Tarantola.
Le chiffre d'affaire 2017 est de 77 142 €.
Les grands sapins de l'espace vert sont une préoccupation.

Chalet-Buvette des Gaillands
La délégation de service public a été conclue en 2013 avec la SAS Compagnie des Guides. Elle se trouve à proximité immédiate du Rocher des Gaillands et du Parc Accrobranche.
Son chiffre d'affaire 2017 est de 106 563 €, le meilleur de toutes les buvettes.

Refuge de Bellachat
Le contrat a été conclu en 2009 pour 20 ans avec la famille Balmat.
Le chiffre d'affaire 2017 est de 79 203€. Le chiffre assez élevé par rapport aux autres buvettes s'explique par l'hébergement nocturne proposé par ce refuge.

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samedi 28 juillet 2018

Conseil municipal du 26 juillet 2018: Compagnie du Mont-Blanc et PLU

18 conseillers sur 29 assistent à cette longue séance du conseil municipal qui se réunit à l'Hôtel de ville.
L'ordre du jour est si chargé, et les dossiers si lourds, que le maire diffère à la prochaine séance ses communications habituelles: vie de la commune, naissances, mariages et décès.
Pour ne pas trop surcharger mon blog, je ferai deux publications successives à 48h d'intervalle.

On attaque par un très gros dossier :
LE RAPPORT ANNUEL DE LA COMPAGNIE DU MONT-BLANC pour l'année 2016/2017.


Rappel de la composition du capital :
- Compagnie des Alpes : 37,49 %
- SAEM Chamonix Développement : 18,03 %
- Famille Jérôme Seydoux : 18,03 %
- Autres actionnaires : 26,45 %, répartis entre 1076 personnes dont 245 salariés de la compagnie.
La compagnie détient 72 % du capital de la société LHSG aux Houches, dont elle est l'exploitant unique. Elle détient une participation (% non communiqué) de la société Courmayeur Mont-Blanc Funivie, dont le chiffre d'affaire de 2016 est de 12,5 millions d'euros en 2016, bien inférieur à celui de l'Aiguille du Midi.
Elle détient également 70 % de la Holding Mont-Blanc et Compagnie à Megève dont elle exploite les remontées mécaniques pour un chiffre d'affaire de 15,7 M€.
Elle est le deuxième groupe français derrière la Compagnie des Alpes avec un chiffre de recettes de 101,5 millions d'euros.

Le président Matthieu Dechavanne égrène une longue liste de chiffres qui indiquent que la société se comporte assez bien. Nous en retiendrons les plus significatifs.
Après un début d'hiver catastrophique, sans neige à Noël, la neige est arrivée en début d'année 2017 et la saison d'hiver pour les domaines skiables a été courte mais excellente avec 1,4 millions de journées skieurs et un chiffre d'affaire de 38,3 millions d'euros.
La saison d'été qui suivait a été exceptionnellement bonne avec environ 1 million de passages et un chiffre d'affaire de 26,6 millions. La clientèle asiatique en progression, le Marathon du Mont-Blanc, le Cosmojazz participent à cette embellie.
L'Aiguille du Midi a fait un excellent chiffre de 21,9 millions d'euros, en augmentation de 13 % sur l'exercice précédent. Elle enregistre 1 752 153 de passages. Son résultat net est de 5,8 millions. L'hiver à l'Aiguille a été en augmentation de 25 % grâce à un bon report depuis les domaines mal enneigés et du fait d'une excellente fréquentation de la vallée blanche. Malgré les nombreux incidents techniques que subit l'installation depuis un an, il n'y a pas trop de soucis à se faire pour la santé de cet équipement.
Les tenants des titres de la petite station de vallée La Vormaine ont cédé leurs parts à la Compagnie du Mont Blanc mais Raphaëlle Ducroz en est toujours la gérante. Sans neige à Noël, la saison n'a pas été très bonne.
En 2017, la compagnie a investi 10,5 millions d'euros sur ses domaines, dont 746 000 euros pour le nouvel escalier des Grands Montets et 4 502 K€ pour le nouveau télésiège débrayable 6 places de la Parsa à Planpraz.
La Compagnie du Mont-Blanc reverse 6 millions d'euros à la commune sous forme de taxes ou de participations diverses, notamment pour les transports en commun. Sans compter les taxes foncières.
Les élus interpellent le président de la compagnie :
Bernard Ollier déplore l'absence de bennes tôt le matin et tard le soir pour les guides et leurs clients.
Vincent Orgeolet regrette que la compagnie n'emploie pas plus d'apprentis. Il y en a 5 en 2018 répond Mr Dechavanne.
Marie-Noëlle Fleury désapprouve l'insuffisance de remontées en fonctionnement pendant le festival Musilac.
Yvonick Plaud dénonce la « faiblesse » de la restauration d'altitude. Il estime que le lien avec les professionnels de la montagne doit être renforcé. Il constate avec amertume que les tarifs de la Compagnie du Mont-Blanc sont les plus chers de toutes les grandes stations françaises (mais les suisses sont plus chères encore). Ce à quoi Mathieu Dechavanne répond que c'est à causes des investissements : Alors qu'en moyenne les stations française investissent 17 % de leur chiffre, la Compagnie du Mont-Blanc. investit 33 % de son chiffre d'affaire pour moderniser et renouveler ses installations.
Yvonick Plaud déplore encore le litige qui oppose la station de vallée des Planards à son partenaire la Compagnie du Mont-Blanc. Mais on n'en saura pas plus sur la nature du conflit qui se déroule au tribunal.
Claude Jacot félicite la Compagnie du Mont-Blanc pour sa remarquable action pendant les semaines très difficiles du début de l'hiver 2017/2018.

RÉVISION DU PLU
Débat sur le PADD, Projet d'Aménagement et de Développement durable.
Ce document fixe les grandes orientations du futur PLU. Il est présenté aux élus communaux avant d'être soumis pour débat devant le Conseil Communautaire compétent en matière de PLU.
Il donnera lieu à l'automne 2018 à une large concertation avec le public, notamment par le biais de réunions de villages.

Le diagnostic pour Chamonix montre un grand déséquilibre dans la répartition de notre habitat :
Depuis quelques années, 90 % des nouveaux logements construits sont des résidences secondaires, donc des « lits froids ».
Nous disposons de 50 000 lits froids, de 15 000 lits « tièdes » (locations type AIRBNB, seulement 10 % du marché précise Yvonick Plaud)) et seulement de 15 000 lits chauds (hôtellerie).
L'élu d'Argentière Patrick Devouassoux dénonce les « requins millionaires » de la terre entière venus à Chamonix pour faire du business et construire des chalets de 600 m² largement inoccupés.
« Notre paradis est menacé » conclut-il.
Claude Jacot déplore la mégalomanie des nouveaux propriétaires dans notre commune.
Hélène Le Solleuz pour la minorité interpelle le maire : « Pouvons-nous donner un coup de frein à cette dérive ? ».
Malheureusement, entre la publication de la loi Alur en 2014 et la modification N°8 du PLU en 2018, venue bien tard, qui en atténue un peu les effets, quatre ans se sont écoulés qui ont permis aux promoteurs de bien en profiter à Chamonix !
La réponse à cette problématique se trouve en partie seulement dans les propositions du PADD. Le maire n'exclut pas d'avoir recours à des mesures illégales pour limiter ces excès et favoriser le logement permanent pour notre population locale. Il est prêt à engager un bras de fer avec l’État, qui ne veut pas reconnaître Chamonix comme une zone « tendue » sur le plan du logement. Le préfet est prévenu !

Ce PADD présenté par Jean-Michel Couvert s'articule autour de 3 axes :
1 - Une ville au service de ses habitants
2 - Une économie au service de ses habitants
3 - Les richesses exceptionnelles du patrimoine naturel, environnemental et culturel à préserver.

Volet 1
La commune veut construire 1000 logements permanents pendant 15 ans.
Elle veut limiter et réduire la consommation d'espaces en concentrant l'urbanisation future dans les centres, au niveau des dents creuses, et en encourageant les réhabilitations ou mutations du bâti traditionnel.

Volet 2
Elle veut poursuivre les efforts en faveur d'une offre de transports durables et alternatifs, compléter nos équipements structurants, continuer à moderniser notre parc de remontées mécaniques, donc pérenniser le « produit ski ».
La commune fait fi du réchauffement climatique et mise toujours sur le tout ski.
Elle veut développer le tourisme culturel, scientifique et d'affaires.
Elle souhaite favoriser et renouveler le secteur hôtelier et protéger les terres agricoles.

Volet 3
La commune souhaite préserver les richesses exceptionnelles du patrimoine naturel, environnemental et culturel.
Elle propose de recenser les bâtiments susceptibles de faire l'objet de mesures de protection patrimoniale.
Il y a fort à faire. Aucun de nos bâtiments historiques n'est classé, ni même inscrit à l'inventaire des monuments historiques, ni même classé au patrimoine du XXè siècle.
Il existe au PLU de 2005 un plan des « bâtiments à conserver dans leur enveloppe » dont on ne peut modifier l'extérieur. Mais cette liste déjà ancienne de 15 ans est succincte et n'a jamais été complétée.
L'Association des Amis du vieux Chamonix a communiqué à la mairie une liste de 150 bâtiments publics ou privés, villas, chalets, hôtels, bâtiments de service public, qui mériteraient des mesures de protection du fait de leur haut intérêt historique, architectural et patrimonial. Espérons que la municipalité saura s'en inspirer pour l'inclure dans son prochain PLU.
Le PADD incite également à protéger des réservoirs de biodiversité, à maintenir des prairies agricoles d'intérêt écologique, à identifier et préserver les espaces de nature ordinaire, et à garantir le maintien de fenêtres sur le paysage au sein du tissu bâti.
Elle veut privilégier le recours aux énergies renouvelables et prendre en compte les orientations du Plan de Protection de l'Atmosphère.

FINANCES
Les élus votent quelques dépenses non inscrites au budget 2018, dans le cadre d'une « Décision modificative », dont les principales sont :
- 26 000 € pour l'évacuation de l'avalanche des Gaillands.


- 400 000 € pour le désamiantage et la déconstruction de l'ancienne caserne des pompiers.
- 300 000 € de couches de surface, pour la route Henriette d'Angeville, la route des Nants, la route du Mont, la route des Mouilles, la route Benoît Couttet et la montée Jacques Balmat.
- 6 500 € pour des mesures conservatoires et des études sur la buvette du glacier des Bossons menacée par un effondrement de la moraine.



Dans ma prochaine publication, je vous parlerai de la centrale hydro-électrique de Taconnaz, du Centre de Bien-être qui va bientôt ouvrir, du rapport annuel du Golf de Chamonix, de celui des installations de la Vormaine et de la dizaine de buvettes de Chamonix.

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lundi 25 juin 2018

Conseil municipal du 22 juin 2018

Le conseil s'est réuni en mairie en présence de 20 élus sur 29.
Communications du maire
Après les traditionnelles annonces de naissances, décès et mariages d'habitants de la commune,
- Il se félicite du succès remporté par la 4è Sustunaible Summits Conférence qui s'est tenue au Majestic du 12 au 14 juin. La prochaine édition aura lieu au Népal en 2020.
- Il fait une longue communication sur la stratégie de la région AURA, dont il est le vice-président chargé de l'environnement, qui a voté un budget de 200 millions d'euros sur 3 ans, dont 1/3 d'investissements, répartis en 5 axes :
* Energie
70 millions sont consacrés au développement des énergies renouvelables, actuellement productrices de 19 % des ressources, vouées à dépasser les 30 %.
* Economie circulaire et déchets
Ce sont 35 millions d'euros qui sont inscrits à ce chapitre, en grande partie pour accroître la part recyclable de nos déchets, actuellement de 54 % et qui devrait atteindre 70 %.
* Qualité de l'air
45 millions sont affectés à ce difficile chantier.
* Biodiversité
35 millions d'euros iront sur ce volet si important.
* Adaptation au changement climatique
15 millions seront consacrés à des mesures spécifiques pour ce programme.
Eric Fournier a obtenu l'unanimité du conseil régional, toutes tendances politiques confondues, pour le vote de ce budget.

- Le maire fait le point sur la modernisation de notre train de vallée.
23 millions d'euros sont accordés par le département pour la phase 2 du chantier, qui se décomposera en trois volets principaux :
8,2 km de voies entre Le Fayet et Servoz seront refaites pour 19 millions d'euros.
3 ponts-rails seront rénovés, 2 à Chamonix, 1 à Argentière pour 2,5 millions.
Des sous-stations électriques seront réalisées pour 1,2 millions d'euros.
Ce sont 120 millions d'euros qui auront été investis au total depuis le début sur cette ligne Saint-Gervais – Vallorcine. Le nombre de voyageurs par an est passé de 280 000 avant les travaux à
800 000 aujourd'hui. On estime qu'à terme il y aura le potentiel pour transporter 1,5 millions de voyageurs.
Le maire promet une cadence à la 1/2 heure cet été entre Les Bossons et Vallorcine.
En 2019 cette cadence à la 1/2 heure devrait débuter aux Houches.
En 2020, avec la mise en route du CEVA à Genève-Annemasse, le maire espère une cadence de un train toutes les 1/2 heures entre Saint-Gervais et Genève. Cet optimisme est-il justifié ?

PRINCIPAUX DOSSIERS DU JOUR
- Le futur Centre Technique Municipal à la Vigie partagera ses locaux avec la Régie Communautaire Chamonix Propreté à raison de 2/3 - 1/3. La régie participera ainsi à 1/3 du coût des travaux, soit 2 631 963 euros pour elle, y compris la valeur foncière mise à disposition.

- Permis de démolir de l'ancien Centre de Secours principal

Depuis son déménagement aux Favrands à l'été 2016, cette verrue dans le paysage urbain chamoniard n'a plus de raison d'être. Ses occupants sont partis et l'annexe a déjà été détruite en 2017. La commune a procédé à un échange foncier avec le département qui disposera d'un emplacement à la Vigie pour édifier un nouveau centre départemental.
La vocation du site de la Place du Mont-Blanc est de devenir un jardin alpin. Il s'agit aussi de poursuivre le développement des circulations apaisées piétonnes et cycles dans la continuité de la promenade du Fori, et d'aménager l'arrêt bus Place du Mont-Blanc très fréquenté.
On ne parle plus de l'implantation proche du Centre Culturel de la ville sur la Place du Mont-Blanc. Ce projet est-il définitivement abandonné? Par contre, on évoque la possibilité d'installer une salle des fêtes dans la voûte I, puisque celle-ci n'est plus réservée pour  le cinéma, depuis qu'une solution de reprise dans les locaux actuels a été proposée.
Le coût de la démolition de la vieille caserne pourrait atteindre 420 000 euros. Il faudra désamianter le bâtiment, cela augmente les frais.

Les conseillers de la minorité lancent un dernier baroud d'honneur pour la défense de ce bâtiment en présence de leur mentor sur ce sujet, l'ancien conseiller Christophe Delaage, dont on note la présence silencieuse parmi le public.
Denis Leroy imagine une extension du bâtiment vers la place au sud. C'est impossible lui répond le maire, on est en zone violette d 'inondation.
Hélène Le Solleuz verrait bien à la place des garages une halle pour le marché, et dans les étages des locaux pour nos coupes du monde…
Vincent Orgeolet s'inquiète du manque de parkings et suggère que soit réétudié le problème global de l'aménagement de toute la place et du stationnement à l'arrière des la Résidence.
Le premier s'abstient, les deux autres votent contre la démolition.

- Aménagement de la Place des Séracs aux Pélerins

Le maire annonce le début du chantier à partir du 25 juin.
Le projet accordera une place privilégiée aux circulations piétonnes.
On conservera le même nombre de places de parking. Michel Payot envisage même d'en faire un parking clos avec durée maximale de 11 heures, comme certains parcs du centre ville.
Le coût des travaux est estimé à 600 000 euros.
Une convention autorise la commune à réaliser des travaux sur les parcelles appartenant aux propriétaires Haute Savoie Habitat et Halpades.

- Parking deux niveaux au Grépon
Ce projet à 15 millions d'euros est lancé.
Les bureaux d'études « Ville et Territoire » et « Sareco » ont déjà mené en 2017 une définition du parti d'aménagement et une étude d'opportunité.
Il y aura 600 places en rez-de-chaussée et 300 à 400 au premier en parking découvert, avec un espace accueil pour les clients et offre de services touristiques dématérialisés.
Le parking des bus sera porté de 25 à 50, avec un espace d’accueil et de repos propre aux chauffeurs, qui prévoira aussi des locaux pour les sauteurs du tremplin.
50 places pour les campings-cars seront également aménagées.
On espère que les constructions se feront hors zones d'avalanches !
Le Mulet traversera le site avant de rejoindre le parvis du téléphérique sur sa route pour le centre ville.
Le mode de construction ouvrira la possibilité d'adjoindre ultérieurement un troisième niveau.
Le financement se fera à l'aide de subventions et du mode de tarification. Hélène Le Solleuz suggère un PPP, partenariat-public-privé.
Michel Payot verrait bien la SAEM Chamonix-Développement prendre la construction et le gestion en charge de façon à ce que notre station garde la maîtrise de ce stationnement.
On évoque la possibilité d'installer des parkings payants au pied des pistes de la commune avec un tarif plus élevé qu'au Grépon pour inciter les visiteurs utiliser ce dernier.
La fin des travaux est prévue pour le printemps 2022.
Bernard Ollier profite de la discussion pour faire remarquer à quel point notre gare routière à Chamonix-Sud est mal placée, mal organisée. Une réflexion s'engage pour lui trouver un autre emplacement, à inclure dans le projet du Grépon ou près de la gare SNCF ?

- Enfouissement des réseaux
On progresse tout doucement. C'est aujourd'hui au tour du quartier des Favrands de bénéficier de cette amélioration esthétique, pour un montant de 103 883 euros dont 1/3 sont pris en charge par le syndicat SYANE .
Le prochain quartier inscrit au programme est celui de la route Couttet-Champion.

- La crèche du secteur Jean Franco a ouvert ses porte le 18 juin

Elle compte aujourd'hui 44 places , dont 10 réservées aux bébés, contre 35 à l'ancienne crèche de Chamonix-Nord. Sa capacité à partir de janvier 2019 sera de 66 places. Cette ouverture nécessite la création de 9 postes.
8 logements T2 de 55 m² sont prévus à l'étage. Les bénéficiaires ne sont pas encore désignés, à priori des personnes âgées.

- Un nouvel hôtel à la place du Bowling

Un projet d'Hôtel-Restaurant est l'objet d'un dépôt de permis de construire de la part de la SAS Mont-Blanc Collection représentée par Mr Martin Devictor, déjà propriétaire de 3 hôtels au centre ville, le Faucigny, le Génépy et le Whymper.
Ce sera un établissement de 50 chambres sur 4 niveaux, + 6 pour le personnel, avec maintien de deux pistes de bowling et insertion de toilettes pour la gare routière, laquelle n'est autrement pas modifiée par la construction, ni le commerce attenant.
La commune signe une convention d'aménagement touristique de 30 ans avec le constructeur.
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mardi 22 mai 2018

Conseil municipal du 18 mai 2018: modification du PLU



Communications du maire
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb viendra à Chamonix le 31 mai pour le 60ème anniversaire du PGHM et le 30ème anniversaire du CNISAG.
La 4è sustunaible Summits Conférence se tiendra à Chamonix les 12,13 et 14 juin prochains.
La passerelle cyclistes du Pont de Piralotaz sera inaugurée le 20 juin.
La nouvelle crèche Jean Franco ouvrira le 22 juin.

Une modification bien tardive du PLU. C'est le sujet exclusif de ce conseil de mai.
17 élus sur 29 ont eu le courage de venir autour de la table se confronter à ce sujet ardu.
C'est en effet un gros dossier assez complexe qui est présenté par le maire, puis par les représentants d'un cabinet privé qui a aidé le service de l'urbanisme à mettre en forme les nouvelles dispositions, puis par Jean-Michel Couvert élu en charge de l'urbanisme.

Il faut revenir à la loi ALUR de mars 2014 pour comprendre les enjeux de cette modification. La suppression du COS, la suppression de la surface minimale pour construire ont permis la construction de gros chalets XXL qui disposent dorénavant de la quasi totalité de la parcelle pour étaler leur bâtiment. Les promoteurs se sont rués, les demandes de permis de construire ont explosé, atteignant 250 par an.
En 4 ans, l'essentiel du mal a été fait, d'énormes chalets sont apparus un peu partout. Mais on comprend que le maire veuille enfin trouver des solutions pour que cette permissivité néfaste à notre paysage urbain ne soit pas pérennisée. Ce problème est celui des stations de montagne et de mer.
Ces mesures partielles de modification, bien tardives, d'autant plus urgentes à prendre, ne pouvaient pas attendre la grande révision du PLU.

Quelles sont les dispositions adoptées par le conseil dans cette modification N° 8 du PLU, pour lutter contre les effets délétères de la loi ALUR ?
- La distance des constructions par rapport aux limites séparatives doit être d'au moins 3 m.
- La distance entre deux constructions sur une même propriété doit être de 6 à 12 mètres selon les zones.
- Le linéaire des façades des constructions nouvelles est limité à 18m.
- La hauteur des chalets est toujours limitée à 8m, et non pas à 9 m comme il avait été envisagé de le faire.
Ce sont des mesures qui devraient permettre d'éviter une trop forte densification du bâti, et de lutter contre les effets néfastes de la loi ALUR ;

Par ailleurs, pour favoriser la mixité sociale,
Tout programme de logement supérieur ou égal à 300 m² devra comprendre 25 % de surface à usage de logements permanents. Cette mesure sera-t-elle dissuasive pour les promoteurs ?

Il est instauré des « Périmètres d'attente de projets d'aménagement global » que l'on devrait plutôt appeler « périmètres de gel », en effet aucune construction n'y est autorisée pendant 5 ans tant qu'un projet d'aménagement global n'aura pas été approuvé.
8 secteurs sont concernés :
– La ferme Henri Couttet aux Bois, dont la valeur patrimoniale est incontestable et qui devrait faire l'objet d'un classement comme « immeuble à conserver dans son enveloppe » dans la prochaine révision du PLU.
- Le secteur des Gaudenays où un terrain communal entouré de parcelles privées serait susceptible d'accueillir des logements sous forme densifiée.
- Les secteurs de l'Hôtel Savoy, du Recteur Payot, de l'Hôtel de ville et de la rue Vallot, celui du Cinéma.
- Les Songenaz, à l'emplacement de l'ancienne colonie SNCF, et le secteur du Crêt aux Bossons
Tous ces secteurs présentent des disponibilités foncières où la collectivité envisage des projets de logements.

Des mesures sont prises en faveur du commerce de proximité :
Est interdite la création de commerces de plus de 250m² de surface.
En zone urbaine, les constructions ou destinations nouvelles sont admises à condition que les locaux situés en rez-de-chaussée soient affectés au commerce.

Les villas Farman et Butterfly aux Pècles, à forte valeur patrimoniale, sont toujours inscrites sur la planche B des Servitudes et Contraintes architecturales comme « Bâtiments à conserver dans leur enveloppe actuelle », elles en avaient été retirées par erreur.

On attend toujours et encore la grande révision du PLU
La vraie révision du PLU, la révision générale, celle qui déterminera la constructibilité ou la non-constructibilité de toutes les zones de nos communes demandera encore du temps, 5 à 10 ans dit le maire, manifestement peu pressé de la conduire à son terme, en tous cas pas pendant son mandat actuel pas plus que pendant son premier mandat. Ce sera un PLUi., PLU intercommunal avec nos voisines de la vallée. Le PLU actuel date de juillet 2005, mais la pression foncière a beaucoup augmenté depuis.
On comprend le manque d'empressement des maires de la ComCom à l'effectuer.
Il est à craindre en effet que l’État nous impose cette fois-ci une réduction drastique de nos surfaces constructibles, de 50 à 80 %, le calcul des hectares restant à construire étant en effet basé sur l'augmentation démographique de la commune, qui chez nous peut être considérée comme nulle.
Ce qui obligerait les maires à déclarer inconstructibles quantité de parcelles qui aujourd'hui le sont, car ils n'auront pas le choix ! C'est ce que souligne Hélène Le Solleuz pour la minorité. « Cela m'amènerait à prendre des décisions ignobles !  » répond le maire. Un drame financier et humain pour les propriétaires du pays, une bien mauvaise publicité électorale pour les édiles, ou une belle opportunité de limiter enfin l'urbanisation galopante de notre vallée ? C'est selon les points de vue...
Quand au collègue d'Hélène Le Solleuz Vincent Orgeolet il redoute une envolée des prix du marché !
L'hyper-inflation qui résultera de cette révision sur les rares terrains restants promet une belle spéculation !
Même si à ce jour, le prix du m² est de 11 000 € à Chamonix, contre 18 000 à Val dIsère et 29 000 à Gstaad, rendant la vallée encore attractive pour les promoteurs, ce prix risque d'exploser dans un avenir proche.
Le PADD, Plan d'Aménagement et de Développement Durable, première étape du futur PLUi, qui ne préjuge en rien du rythme de la révision, devrait être mis en concertation avec notre intercommunalité dès le mois de juin 2018. Cela promet de belles et longues discussions !

Aurore Termoz première adjointe dresse un bilan du logement à Chamonix
Sur un total de 4 500 logements permanents, la commune compte 23 % de logements sociaux. Elle est « dans les clous » en regard de la règle nationale.
178 nouveaux logements sont en projet de réalisation :
- 45 dans le secteur Jean Franco pour 2018
- 32 sur la plate-forme d'Argentière pour 2019
- 31 dans le secteur de la Draisine, ancienne cité SNCF, pour 2020-2021
- 4 dans la rénovation de l'école des Grassonnets en 2020
- 21 dans l'ancienne MAPA au haut du bourg en 2021
- 45 dans le secteur du Fouilly quand le centre technique de la commune aura déménagé à la Vigie, en 2021-2022

Bernard Ollier précise que 10 % des logements permanents ont bénéficié des aides à la rénovation énergétique, Fond Air Bois ou Fond Energie Habitat.

Le conseil se sépare après avoir encore entendu les interventions de Claude Jacot, Fabienne Ravanel etYvonick Plaud favorables à cette modification N°8. Il n'y a pas de vote, c'est à la communauté de commune de valider ce projet le 22 mai.

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