lundi 30 avril 2018

Conseil municipal du 27 avril 2018: deux nouveaux élus à la table.

                                                                   Un des trois immeubles en construction dans le secteur Jean Franco

La séance s'est tenue au Majestic avec la présence record, surtout en cette période creuse de printemps, de 25 élus sur 29.
D'entrée, le maire salue les deux nouveaux élus de la minorité (on ne dit pas « opposition »…) présents à la table : Vincent Orgeolet et François Calvarin, respectivement 17è et 21è de la liste « Ensemble Vivons Chamonix » des élections municipales de 2014.
Cette liste a la particularité qu'elle renouvelle régulièrement ses élus. Depuis l'élecion, 8 démissionnaires, 8 remplaçants. On se souvient de la démission immédiate du N° 3 de la liste Jean Fabre.   Xavier Chappaz . et Georges Unia avaient  démissionné au bout d'un an. Restaient comme élues issues du haut du tableau les femmes Françoise Devouassoux, Isabelle Matillat et Flore Marchisio. A ce jour elles ont toutes démissionné à leur tour. Pour remplacer tous ces démissionnaires, étaient arrivés à la table du conseil les suivants de la liste, Christophe Delaage, Denis Leroy, et Hélène Le Solleuz. Dix candidats placés plus haut dans la liste, avant le N° 21 élu aujourd'hui, s'étaient désistés, n'ayant pas souhaité répondre à l'appel qui leur était lancé.
Aujourd’hui, après la démission de Christophe Delaage et Florence Coudray, la liste de la minorité est composée de 4 élus : Denis Leroy, Hélène Le Solleuz, Vincent Orgeolet et François Calvarin. Espérons qu'ils tiendront jusqu'à la fin du mandat dans moins de deux ans !
Le conseil vote à l'unanimité la répartition des nouveaux élus dans les commissions municipales
Si le fait de donner l'occasion à de nombreux candidats de la liste de siéger au conseil municipal peut être considéré pour eux comme une expérience enrichissante et instructive, il n'en est pas de même de la représentativité bien inconstante des élus vis à vis de leurs électeurs ni du suivi des dossiers inévitablement relaché.
Un des deux nouveaux élus du jour, François Calavrin, chef d'entreprise, a d'emblée imprimé sa marque devant le conseil par deux longues interventions très argumentées, l'une sur les énergies renouvelables, où il a montré des compétences indiscutables, l'autre en faisant une remarque sur la bonne santé financière de la commune liée, selon lui, à l'augmentation de la fiscalité, ce que le maire Eric Fournier a aussitôt et énergiquement contredit, rappelant que les impôts n'avaient pas augmenté.

Motion contre le doublement du Tunnel du Mont-Blanc
La presse italienne s'est une nouvelle fois faite l'écho d'une hypothèse de doublement du tunnel sous le Mont-Blanc. Il est vrai que le Val d'Aoste est en période préélectorale et que ce sujet revient régulièrement à l'ordre du jour. Les élus unanimes soulignent le caractère inacceptable de ce projet, contraire à la Convention Alpine, incompatible avec la démarche de classement à l'UNESCO, et en appelleront au ministre Nicolas Hulot invité à prendre une position ferme, comme l'ont déjà fait ses prédécesseurs dans des circonstances analogues en 2012 et 2016. Ils votent à l'unanimité une motion de protestation

Commnications du maire
Le maire relate les importantes réunions qui ont eu lieu en avril : le 6 la rédaction finale du PPA2 avec le préfet et les associations, le 11 la réunion d'information sur la future télécabine de la Flégère à laquelle ont assisté 80 personnes, le 17 une réunion sur la production locale d'électricité. Le 18 mai aura lieu un conseil municipal consacré à la révision du PLU.

Projets locaux de production d'énergie renouvelables
Chamonix s'est engagée à obtenir l'équivalence entre production d'énergie propre et consommation énergétique à l'horizon 2050. Nous sommes déjà très bien placés dans ce challenge, avons déjà Emosson, Les Bois, Passy.
La réflexion porte sur toutes les énergies renouvelables : solaire (les nouveaux tennis couverts seront équipés de panneaux solaires) , Méthanisation, Eolien, Hydraulique, Géothermie, et maintenant l'Hydrogène, dont l'apport énergétique très prometteur est en cours d'étude.
La centrale hydro-électrique du torrent de Taconnaz est en cours de finalisation, en attendant celle des Favrands. A ce propos le nouvel élu, François Calvarin, regrette que pour cette installation ,qui promet d'être très rentable, les communes de Chamonix et des Houches n'aient pris que 34 % de participation contre 66 % à l'opérateur privé.
La démarche dite des « Centrales villageoises » permet de faire participer les habitants à des projets de production d'énergie renouvelable.
Les élus valident l'engagement actif de la collectivité pour la mise en place de ces projets et autorisent le maire à missionner une expertise/étude sur le sujet. Ce que l'on ne dit pas aux conseillers, c'est le coût de cette étude…

19 logements réservés dans les immeubles du secteur Jean Franco
En échange des services rendus par la municipalité, garantie d'emprunts, participation financière de 159 000 euros, le promoteur Haute Savoie Habitat réserve 19 logements qui seront affectés dans les différents immeubles. Ce programme sera livré dans le courant de l'été.

Bientôt un chargé de communication, « Community Manager », à Chamonix
Un poste existant et vacant de rédacteur principal va être transformé en poste d'attaché territorial à temps complet pour recruter un chargé de communication.

Compte administratif 2017
C'est le gros morceau de ce conseil. Un dossier bien rébarbatif de 70 pages de chiffres, que l'adjoint aux finances Yvonick Plaud a tenté assez brillamment de synthétiser pendant 45 minutes.
Comment vous en communiquer en quelques lignes la substance vive ?
Par quelques chiffres emblématiques qui donnent une idée de la gestion de notre commune par la municipalité en place.
La dotation générale de fonctionnement de l’État est en baisse constante depuis 2008.
Sa baisse sur 2017 est de 471 K€, soit – 13,6 % par rapport à 2016.
La DGF ne représente plus que 8,9 % des recettes de fonctionnement.
La perte de ressources cumulée depuis 2012 est de plus de 6 M€.
A ceci se rajoute le prélèvement FPIC, fond de péréquation des communes riches pour les communes pauvres, qui s'est élevé pour Chamonix en 2017 à 1 157 445 €.
Malgré ce double handicap, la commune a réussi à investir pour 15 595 370 euros en opérations réelles.
Le budget général affiche un total de dépenses de 54 443 897 €, fonctionnement et investissements confondus.
Les charges de personnel atteignent 11 987 K€, 48 % des dépenses de fonctionnement, en hausse de 3,6 %.
Les charges à caractère général représentent 25 % de ces dépenses.
Pour les recettes de fonctionnement, les droits de mutation représentent 42 % des impôts indirects, en hausse de 37,4 %, ce qui traduit l'extrême mobilité du marché immobilier à Chamonix, et qui compense partiellement la baisse de dotation de l’État.
La taxe sur les remontées mécaniques totalise 41 % de ce total, en hausse de 2,5 %. Les recettes du Casino n'atteignent plus que 3 % des impôts indirects, en baisse de 3 %, baisse régulière depuis plusieurs années.
L'encours de la dette au 31/12/2017 est de 42 941 K€ sur le budget général, en baisse de 26 % depuis 2012. La liste minoritaire, qui avait fait du surendettement de la ville de Chamonix son cheval de bataille pendant la campagne électorale de 2014, n'a pu que rester silencieuse devant ces bons chiffres.
Eric Fournier et son adjoint Yvonick Plaud s'estiment très satisfaits de ces résultats, tous les élus acquiescent.

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jeudi 12 avril 2018

Une Télécabine à la Flégère en 2019


Le 11 avril s'est tenue aux Praz une réunion publique au cours de laquelle la municipalité et la Compagnie du Mont-Blanc ont présenté le projet d'une télécabine pour remplacer l'actuel téléphérique de la Flégère. La salle était comble, nombreux étaient les habitants des Praz et de toute la vallée intéressés par le sujet. Autour du maire, 10 élus étaient présents.

Le téléphérique de la Flégère a vécu. Son faible débit - 450 personnes à l'heure -, sa grande sensibilité au vent – 25 jours d'interruption cet hiver à cause du foehn – en font un appareil totalement obsolète.

Le choix d'un ascenseur à partir des Praz a été jugé préférable au projet, un temps envisagé, de liaison haute, à savoir un appareil à gros débit à 2 000 m à travers la combe Lachenal, qui aurait été en fait essentiellement desservi par la télécabine de Planpraz, et qui aurait eu un gros impact environnemental.

La nouvelle télécabine aura un débit de 2 000 personnes à l'heure en hiver. De quoi résorber les queues mémorables que l'on voyait régulièrement au départ du téléphérique. En été, le nombre de cabines en fonction sera réduit de 50 à 25 et le débit horaire sera de 1 000 personnes à l'heure, ce qui sera largement suffisant pour la fréquentation .

Les cabines auront 10 places (contre 8 à la télécabine de Planpraz).

Etant donné le poids du gros monocâble de 56 à 60 mm et sa forte tension, le poids important des cabines, l'installation pourra supporter un vent de 90 km/h (25m/sec.) contre 45 km/h aujourd'hui. Il est prévu un fonctionnement nocturne du câble pour éviter les phénomènes de givrage.

L'inquiétude des golfeurs face à ce projet peut être levée. Il n'y aura aucun pylône sur le parcours lui-même. Aujourd'hui le téléphérique survole trois trous (N° 4, 5 et 6). Il passe à 14 m au-dessus du départ du trou N° 4. La future installation prévoit une montée rapide depuis la gare jusqu'à un pylône de plus de 20m de haut sur la rive droite de l'Arve, au bord du trou N°4, à l'emplacement exact de la gare de départ de l'ancienne benne de service.
Puis la télécabine aura un trajet horizontal à travers le golf sur une distance de 325m avant le prochain pylône à gauche du trou N° 8, à distance du parcours. Le survol des bennes sera à 21m de hauteur au-dessus du terrain de jeu. 
Les golfeurs ne pourront se plaindre que d'une nuisance visuelle : au lieu d'une benne toutes les 15 ou 30 minutes, il verront passer une cabine toutes les 56 secondes !  Il y aura 14 pylônes en tout.

https://www.facebook.com/ChamonixFans/photos/a.406817602452.182417.25156292452/10156295524782453/?type=3

La gare sera construite sur l'emplacement de l'actuelle, elle sera moins haute, mais plus grande avec un grand garage pour les cabines et un hall d'accueil pour la clientèle, surélevé pour tenir compte des risques d'inondation. Hall et quais d'embarquement seront accessibles par des rampes pédestres. Il y aura un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
Un chemin piéton sera aménagé le long du golf jusqu'au pont sur l'Arve, depuis l'arrêt des bus, qui restera dans sa position actuelle, avec une transversale pour rejoindre le hall. Pour des raisons de fluidité et de surface, les concepteurs ont renoncé à la dépose des bus devant la gare.
Un gros hic : le nombre de places de parking sera réduit de 210 à 160 places. Le maire explique sa volonté d'améliorer le service de transports en commun en multipliant les navettes et en agrandissant le parking du Grépon. D'ailleurs il est probable que ce parking de la Flégère soit payant.

La gare du haut sera implantée à droite, entre la gare actuelle et le garage des chenillettes. Elle sera intégrée dans la bâtiment actuel qui sera agrandi.

Calendrier :
A l'automne 2018 sera entrepris le déboisement du hayon dans la montée.
Les pylônes à la périphérie du golf seront dressés à la même période de même qu'une tranchée à travers le terrain pour l'enfouissement de la ligne de 20 000 volts et la conduite des eaux usées de la Flégère.
La démolition de l'ancienne gare du bas se fera en mai 2019.
La construction de la nouvelle télécabine, par un opérateur non encore désigné, aura lieu de mai à novembre 2019.
L'ouverture est programmée pour décembre 2019.


Les nombreux habitants des Praz présents se sont surtout inquiété des problèmes de stationnement envahissant le moindre recoin du village, une nuisance quotidienne en hiver qui leur rend la vie difficile. Les élus ont tenté de les rassurer en promettant une réglementation plus stricte...

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samedi 31 mars 2018

Conseil municipal du 30 mars 2018 - Les élus de la minorité se font entendre


Le conseil se réunit au Majestic en présence de 19 élus sur 29.

Communications du maire
Visite à Nicolas Hulot
Le maire s'est rendu le 15 février au ministère de la Transition Ecologique et Solidaire à l'invitation du ministre Nicolas Hulot, ainsi que les élus des 13 secteurs français, dont 5 en Auvergne-Rhône-Alpes, en contentieux avec l'Europe pour leur mauvaise qualité de l'air. La feuille de route a été examinée à cette occasion au cours d'un échange fructueux, tandis que le Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA2) est en discussion dans notre vallée. L’accent a été mis sur la modernisation de nos lignes ferroviaires.

Enfouissement de la ligne Haute Tension
Ce vendredi 30 mars a été lancé aux Houches le chantier RTE d'enfouissement de la ligne de 63 000 volts, en présence de nombreux élus.
Ce sont 9 km entre les Houches et Chamonix qui seront enfouis sur plusieurs années. Les anciennes lignes et pylones seront démontés en 2020.
Le coût gobal est de 10 millions d'euros, financés à 60 % par RTE, le reste par le conseil départemental et la Communauté de communes.

Remplacement du téléphérique de la Flégère
Ce changement d'appareil est absolument nécessaire, car le téléphérique actuel est obsolète et trop sensible au vent. Le nouvel ascenseur est en cours d'étude.
Une réunion publique sur ce sujet se tiendra le mercredi 11 avril à 18h30 dans la salle communale des Cimes aux Praz.



Classement de l'Alpinisme au Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité de l'UNESCO.
Cette demande, lancée aux « Piolets d'Or » à Chamonix en 2011, portée par Claude Marin ancien directeur de la culture à la mairie de Chamonix et par Bernard Prudhomme ancien président de l'Office du Tourisme, a bien progressé puisque le dossier vient d'être déposé au secrétariat de l'UNESCO et que, première étape, l'alpinisme a été inscrit au Patrimoine Culturel français. Les italiens et les suisses sont partenaires dans l'élaboration de ce projet. Un joli film d'environ 8 minutes du cinéaste chamoniard Bertrand Delapierre est joint au dossier. Il.a été projeté devant les conseillers municipaux. Il comporte nombre d'images d'archives et une intervention de Catherine Destivelle.
470 « pratiques » ont fait l'objet d'une inscription au Patrimoine Culturel Immatériel de l'UNESCO, dont 17 en France.
La France a ce jour 247 pratiques en attente de classement, notre demande pour l'alpinisme est la seule de Auvergne-Rhône-Alpes. Ce n'est donc pas encore gagné, la concurrence est rude.

Classement du massif du Mont-Blanc au Patrimoine mondial naturel et culturel de l'UNESCO.
Ce dossier est plus récent. Le 24 octobre 2017, l'Espace Mont-Blanc signait une déclaration d'intention engageant les trois pays dans cette requête. Des experts tri-nationaux ont été nommés, chargés de construire le dossier. Les associations Mountain Wilderness et pro-MONT-BLANC sont partenaires et participent aux groupes de travail. Ce sera encore une longue et fastidieuse procédure.

Approbation du compte rendu du conseil municipal du 8 février 2018.
Une fois n'est pas coutume, les élus de la liste minoritaire se font entendre.
Hélène le Solleuz interpelle le maire avec vivacité à propos du ton agressif qu'il aurait adopté, lors du dernier conseil, pour critiquer leur tribune sur le dernier bulletin municipal qui mettait en cause  la gestion de la fréquentation massive de la vallée perturbée par les mauvaises conditions météorologiques de la période de fêtes. Cet article, pour plus de la moitié de son contenu, donnait la parole à une citoyenne non élue qui, sur un ton badin mais néanmoins cru et incisif, critiquait vertement l'incapacité de la ville à accueillir toute la foule que sa politique touristique attire chez nous. Extrait fleuri : « Ils viennent passer leurs vacances de Noël chez NOUS ! À CHAMONIX MONT-BLANC ! Alors que nous, on sait que c'est vraiment trop le merdier. Beurk. Chamonix ! Putain comme je t'aime ! Mais là tu me fous sacrément la honte . Et çà, pardon, mais çà me rend vulgaire ».
Autre élue de la minorité, Flore Marchisio revenait encore sur l'inadéquation entre nos structures et notre capacité  d'accueil, et la foule immense des touristes, mettant en cause la politique touristique de la vallée.
Une fois de plus, la réponse du maire fut cinglante : il reprocha à nouveau aux élus de la minorité de ne pas occuper le siège qu'ils détiennent au Comité de gestion de l'Office du Tourisme, leur demandant même de démissionner officiellement pour qu'il puisse y désigner un autre élu. Les représentants de l'opposition sont restés sans voix, preuve de la réalité de leur carence.

Principaux dossiers à l'ordre du jour
Stationnement à l'Entreprise Simond Piolets prochainement implantée à la Vigie (voir mon blog du 28 août 2017)
La commune loue par un bail civil 81 places de stationnement à l'entreprise Simond, moyennant un loyer annuel de 375 € par place, soit un total de 30 375 euros par an.

Tarifs de la Cie du Mont-Blanc pour l'été 2018
Les élus votent à l'unanimité l'augmentation des tarifs, qui s'établit à + 2,44 %, conforme à l'application de la formule d'indexation contractuelle.
A noter que le Mont-Blanc Multipass a augmenté de 55 % en cinq ans…
Le chiffre d'affaires de la Compagnie dans la vallée en été s'élève à 29 millions d'euros …
Ce sont les actionnaires qui doivent être contents !

Contrat d'amodiation au parking du Grépon
Les promoteurs qui construisent à Chamonix sont tenus de créer un certain nombre de places de stationnement dans leur nouvel immeuble. En cas d'impossibilité technique ou géographique, ils ont la possibilité d'obtenir un droit d'occupation à long terme dans un parc public existant à proximité de l'opération, tel que le parking du Grépon.
Ces contrats seraient d'une durée de 25 ans. Le coût pour l'amodiataire serait de 15 000 € par place.
A quoi il faudra rajouter les charges annuelles de 200 € par place.
A ce jour, 24 places sont en attente d'attribution. Un opérateur proche de Chamonix-Sud a fait une demande pour 100 places !
Le parking du Grépon aura-t-il la capacité suffisante pour répondre à toutes ces demandes ?
Le projet d'extension aujourd’hui dans las cartons porterait la capacité de 700 à 1600 places. Les travaux devraient débuter en 2020.



Nouveaux tarifs pour le parking du Grépon
Ces tarifs d'abonnements s'adressent aux particuliers et aux collectivités qui accueillent des stagiaires pour de longues périodes (ENSA, CNISAG, UCPA, etc), dissuadés d'occuper les chers parkings du centre ville.
Pour une voiture le tarif sera de 50 € par mois au Grépon.
De 2 à 5 unités, 45 €.
De 6 à 10 unités, 40 €.
De 10 à 100 unités, 35 €.
Au-delà de 100 unités, 17,50 € par mois.

Bartabas au Bourget du Lac
La mairie propose des tarifs réduits et un aller-retour en bus pour le spectacle équestre Zingaro de Bartabas le 5 mai 2018 au Bourget du Lac. Prix : 32 € par personne. Réservation au service culturel 1er étage de l'Office du Tourisme.

Grotte de la Mer de Glace
Un avenant est signé pour prolonger d'un an l'exploitation de la grotte par Jean-Marie Claret.
74 734 € de travaux devront être effectués au printemps pour garantir la sécurisation du public et l'accès de la grotte. Le chiffre d'affaires annuel moyen sur 12 ans est de 613 895 euros.

Un nouveau service de de « Brigade administrative de remplacement » est mis en place.
Deux agents ayant grade d'adjoint administratif (Cat C) seront nommés à temps complet, pour remplacer les collègues absents.
D'autre part il est créé un poste d'adjoint au Directeur (trice) de la Direction Enfance, Éducation
et Solidarité.
Et cinq postes d’auxiliaires puéricultrices territoriales pour l'ouverture de la crèche de 44 lits dans le secteur Jean Franco au er juin 2018 !
On ne dit pas comment le budget de fonctionnement de la commune déjà si serré supportera cet accroissement de dépenses.

Agrandissement de l'Hôtel Pointe Isabelle avenue de la gare
Le propriétaire scandinave a déposé une demande de permis de construire pour l'extension et la surélévation de l'hôtel. 27 chambres supplémentaires sont envisagées en sus des 43 chambres existantes. Trouveront place dans les 1059 m² répartis sur six niveaux des salles de réunion, une salle de sport, un espace bien-être et des bureaux.

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vendredi 16 mars 2018

A Chamonix, ne pas confondre la "Folie Douce", le projet de l'Hôtel Savoy, et la "Folie Alpine" de nos jeunes montagnards


               
                                                                                                                        Photographie Pascal Tournaire


Je laisse la parole à Charlotte



La folie de Chamonix est puissante.



A Chamonix, la folie est d’être alpiniste, amateur ou chevronné. D’aimer ces sommets et d’y retourner sans jamais se lasser.

A Chamonix, la folie est de lire et lire à nouveau « Les Conquérants de l’Inutile » du fabuleux et émouvant Lionel Terray.

A Chamonix, la folie est de se lever a 4 heures du matin pour quitter en pleine nuit un refuge et franchir un glacier crevassé.

A Chamonix, la folie est ce mot magique de « compagnon de cordée ». Un mot tellement éternel et plein de vie.



La vie chamoniarde est déjà remplie de folies et nous n’en n’avons pas besoin d’une supplémentaire porteuse d’agitation et de nuisances.

Le silence est assourdissant en montagne.
Un jour - en admirant un coucher de soleil - j’ai entendu le battement d’ailes d’un oiseau... Ce moment était magique et cette magie nous l’aimons et ne voulons pas la perdre.

Les alpinistes sont des fous. Des fous de l’aventure - la vraie. L’aventure qui se mérite, qui va se chercher à la force du piolet, à la confiance de la cordée et avec juste ce qu’il faut de folie pour oser y aller!
Chamonix est le berceau de l’alpinisme. Chamonix est sauvagement folle. Mais absolument pas doucement folle.

J’aime Chamonix. J’aime l’alpinisme. J’aime l’aventure. J’aime la Wilderness.
Alors je me battrai pour que la Folie Douce ne voie pas le jour - car sa place n’est pas ici.
Charlotte Vitoux
Jeune femme alpiniste
15 mars 2018 à 08:43

dimanche 11 février 2018

CONSEIL MUNICIPAL DU 8 FEVRIER 2018

                                                                                              Buvette de la Cascade du Dard

Le conseil  s'est tenu à l'Hôtel de ville en présence de 22 élus. 
Passons en revue les principaux dossiers du jour.

Communications du maire

Succession du Club Méditerranée à l'Hôtel Savoy
Le maire assure à deux riveraines inquiètes des nuisances sonores annoncées, venues distribuer des tracts avant la séance, qu'aucun engagement n'avait encore été signé entre le propriétaire, le fond d’investissements A.E.W. et la chaîne d' hôtels-restaurants La Folie Douce. Pourtant, la Folie Douce a déjà édité ses prospectus publicitaires et un cabinet d'architectes identifié travaille déjà d'arrache-pied au projet. On n'est pas vraiment rassuré par les paroles du maire.
Eric Fournier certifie que la commune veillera à ce que la qualité patrimoniale du bâtiment soit respectée, à ce que le projet économique touristique soit pérennisé et à l'absence de nuisances pour l'environnement. Nous notons bien ces promesses...

PLU. Enquête publique en cours sur la modification N° 8. La loi ALUR a permis une augmentation du volume constructible sur chaque terrain. La modification en cours du PLU vise à limiter les effets néfastes de cette loi sur l'urbanisme chamoniard. On pourra lire dans le prochain bulletin municipal le détail des mesures proposées dans cette modification.

PPA2
- Eric Fournier, en tant que président de la Communauté de communes de la Vallée de Chamonix Mont-Banc, écrit ce 8 février au ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot pour lui transmettre la position commune des cinq communautés de communes de la vallée de l'Arve face au problème de la pollution, pour lui communiquer le tableau des propositions du comité consultatif de la vallée de Chamonix, afin de participer à la rédaction de la feuille de route demandée au ministre en application de l'arrêt du Conseil d’État du 12 juillet 2017. Le maire détaille les mesures susceptibles d'être intégrées dans le PPA2, en souhaitant requérir toute son attention sur le sujet.

-Le maire revient sur les événements météorologiques des Décembre-Janvier à Chamonix et sur les difficultés rencontrées par les services municipaux pour assurer partout une circulation aisée malgré les très fortes chutes de neige. Il précise que la priorité a été d'assurer la viabilité des voies principales et la sécurité des populations. Les réseaux secondaires ont pu en pâtir.

- Il s'adresse avec colère aux trois membres présents de la liste minoritaire pour dénoncer leur article dans le bulletin municipal, dans lequel ils se plaignent du désordre engendré dans la ville par ces chutes de neige, reprochant à la commune sa politique touristique hivernale pour attirer encore plus de visiteurs pour skier, et faisant part de la honte qu'ils ont ressentie vis à vis de nos touristes.
Le maire dément toute volonté d'attirer plus de monde à Chamonix, disant vouloir privilégier la qualité au nombre. Il déplore l'absence de la liste minoritaire au comité de gestion de l'Office de Tourisme, où elle dispose pourtant d'un siège, et là où est discutée la politique touristique de la vallée.

Il souhaite bonne chance aux cinq sportifs chamoniards sélectionnés pour les Jeux Olympiques de PeyongChang.

Deux motions sont votées à l'unanimité par le conseil :
- L'une pour la sauvegarde du Tribunal de Grande Instance de Bonneville (et de la Cour d'appel de Chambéry) menacés de suppression.
- L'autre pour le maintien de l'antenne de Météo France de Chamonix (et de Bourg Saint-Maurice). Un lettre a également été adressée au ministre Hulot sur cette question.
Ce centre météo de Chamonix est absolument indispensable aux professionnels de la montagne, au Secours en montagne et à l'activité touristique. Seule une observation locale fine permet une parfaite précision  dans la prévision.

                                                                                         La météo détaillée de Chamonix il y a 40 ans
                                                                                            Photo Jean Jacques Thillet ingénieur météo
Vote du budget primitif 2018
Malgré les baisses de participation de l’État au budget communal, malgré le poids persistant de notre participation au Fond de péréquation pour les communes pauvres, la commune ne s'en sort pas trop mal grâce à de des recettes fiscales en hausse, et une augmentation globale des recettes de 2,3 %.
Le budget de fonctionnement s'élève à 31 942 000 euros, en augmentation de 2,3 % par rapport à celui de 2017.
Le coût du déneigement atteindra cette année 1,2 à1,3 millions d'euros, le double de la somme engagée en 2017.
Les plus grosses subventions municipales sont celles à la MJC, 572 000 €, celle de la Compagnie des guides, 35 000 €. La subvention à l'Office du tourisme est votée par la Communauté de communes.

Les investissements sont bien plus élevés que ceux escomptés lors du débat d'orientation budgétaire, 11 222 000 euros au lieu de 6 millions.
Dans les recettes, on compte 3 160 000 € de cessions d’immobilisations (vente des terrains), et 3 500 000 € d'emprunt, qui n'obéreront pas la politique globale de désendettement de la ville.
En effet, l'encours de la dette qui était de 58 millions en 2012 ne sera que de 46 millions en 2018.
L'autofinancement s'élève à 1,2 million d'euros, ce qui est un bon chiffre.
Ils n'y aura pas de hausse de la fiscalité, que les chamoniards se rassurent !

Parmi les principaux investissements à réaliser en 2018, citons :
- 1 275 000 euros pour l'entretien de la voirie
- 1 484 000 pour des nouveaux travaux de voirie (Place des Séracs aux Pélerins, Avenue de ol'Aiguille du Midi, aménagement Les Iles-Les Grassonnets
- 990 000 € pour la conservation de notre patrimoine immobilier
- 660 000 € pour le renouvellement de notre parc roulant
- 3 530 000 pour le Centre Technique Municipal de la Vigie
- 460 000 € d'aménagements de pistes cyclables, notamment la section Pont des Gaillands- Promenade Marie Paradis, en prolongation de celui déjà réalisé du Foug aux Gaillands, et des études pour le secteur Chamonix-amont
- 200 000 € de subvention à la ComCom pour la construction des tennis couverts de Chamonix
- 181 000 € sont inscrits pour la réfection du parking du Mont-Blanc
Le budget 2018 de Chamonix est voté à l'unanimité, y compris avec les voix de la lite minoritaire, ce qui est une exception à l'habitude dans notre municipalité.

Élection des membres de la commission pour la réhabilitation de l'Hôtel Couttet
Cette commission sera chargée de valider le contrat portant réhabilitation et exploitation de l''ensemble « Hôtel Couttet » en hôtel 4 ou 5 étoiles.
Sont désignés à l'unanimité Yvonick Plaud, Jacqueline Fattier, Aurore Termoz, Jean-Michel Couvert et Denis Leroy. Cinq suppléants sont également élus.

La gestion de la buvette de la cascade du Dard est à nouveau confiée à Mlle Raphaëlle Poulain

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mercredi 31 janvier 2018

La succession du Club Med promet d'être bruyante!


                                                                                            La façade actuelle du Savoy

Alti-Mag, le Mag Loisirs et Art de Vivre dans les Alpes, révèle l'information qui a été dévoilée au Salon du Grand Ski  les 23 et 24 janvier à Chambéry: c'est bien la chaîne "La Folie Douce" des célèbres restaurants-discothèques  d'altitude qui ouvrirait son premier hôtel à Chamonix en décembre 2018, en association avec la chaîne hôtelière "Les Hôtels très particuliers", à l'Hôtel Savoy, jusque-là occupé par le Club Méditerranée.

Son programme annoncé, sans doute de façon prématurée, réjouira les habitants du quartier: il serait prévu, entre autres, une discothèque ouverte en extérieur de 17 à 22h, sans doute sur la terrasse sud de l'hôtel, pour le bonheur et l'agrément des habitants du centre ville tout proche, notamment un ancien premier ministre qui a son chalet à quelques dizaines de mètres de là.

On ne connaît pas encore le plafond de décibels qui sera autorisé par la municipalité, à supposer que l'hôtelier demande une telle autorisation, ou que la mairie se préoccupe à l'avance de cette prochaine  nuisance sonore. L'activité discothèque se poursuivra bien sûr en intérieur pour le reste de la nuit.

Par ailleurs, on est étonné par le curieux mélange de clientèles qui pourraient être accueillies dans cet hôtel:
- d'une part l'univers "Folie Douce", des hébergements à "prix doux", destinés aux jeunes, aux sportifs mais aussi aux  familles, en chambres de 2,4 ou 6 lits.
- D'autre part l'univers "Douceur Folle", aux prix moins doux, et aux prestations de luxe avec chambres à grand lit, accès spa et bien-être.

Tout ce petit monde éviterait de se côtoyer de trop près puisqu'il y aura un restaurant gastronomique haut de gamme et un restaurant avec cuisine italienne simple  et bon marché. Le seul lieu de rencontre sera peut-être le restaurant de spécialités savoyardes ou tout simplement la discothèque!

C'est ce qu'on appelle l'hôtellerie nouvelle génération.

La revue Alti-Mag publie une photo-maquette du futur hôtel: on y voit non pas le bâtiment principal de l' Hôtel Savoy, mais l'annexe sud-ouest construite en 2004.


                                                       La publicité mensongère de l'Hôtel "La Folie Douce" à Chamonix

Il semblerait cependant que rien n'est encore définitivement arrêté, ni en ce qui concerne les transformations des bâtiments, ni quant au fonctionnement exact du concept "Folie Douce" dans le milieu urbain de Chamonix, alors que jusqu'ici il s'est développé dans des restaurants d’altitude, avec la réputation un peu raccourcie de musique + alcool.

Il n'est pas sûr que Chamonix gagne à ce changement de prestataire. Il y aura certainement beaucoup moins de travail pour les guides, moniteurs et accompagnateurs qu'avec le Club Med.

Nous attendons avec impatience la réaction de la mairie!

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