samedi 31 mars 2018

Conseil municipal du 30 mars 2018 - Les élus de la minorité se font entendre


Le conseil se réunit au Majestic en présence de 19 élus sur 29.

Communications du maire
Visite à Nicolas Hulot
Le maire s'est rendu le 15 février au ministère de la Transition Ecologique et Solidaire à l'invitation du ministre Nicolas Hulot, ainsi que les élus des 13 secteurs français, dont 5 en Auvergne-Rhône-Alpes, en contentieux avec l'Europe pour leur mauvaise qualité de l'air. La feuille de route a été examinée à cette occasion au cours d'un échange fructueux, tandis que le Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA2) est en discussion dans notre vallée. L’accent a été mis sur la modernisation de nos lignes ferroviaires.

Enfouissement de la ligne Haute Tension
Ce vendredi 30 mars a été lancé aux Houches le chantier RTE d'enfouissement de la ligne de 63 000 volts, en présence de nombreux élus.
Ce sont 9 km entre les Houches et Chamonix qui seront enfouis sur plusieurs années. Les anciennes lignes et pylones seront démontés en 2020.
Le coût gobal est de 10 millions d'euros, financés à 60 % par RTE, le reste par le conseil départemental et la Communauté de communes.

Remplacement du téléphérique de la Flégère
Ce changement d'appareil est absolument nécessaire, car le téléphérique actuel est obsolète et trop sensible au vent. Le nouvel ascenseur est en cours d'étude.
Une réunion publique sur ce sujet se tiendra le mercredi 11 avril à 18h30 dans la salle communale des Cimes aux Praz.



Classement de l'Alpinisme au Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité de l'UNESCO.
Cette demande, lancée aux « Piolets d'Or » à Chamonix en 2011, portée par Claude Marin ancien directeur de la culture à la mairie de Chamonix et par Bernard Prudhomme ancien président de l'Office du Tourisme, a bien progressé puisque le dossier vient d'être déposé au secrétariat de l'UNESCO et que, première étape, l'alpinisme a été inscrit au Patrimoine Culturel français. Les italiens et les suisses sont partenaires dans l'élaboration de ce projet. Un joli film d'environ 8 minutes du cinéaste chamoniard Bertrand Delapierre est joint au dossier. Il.a été projeté devant les conseillers municipaux. Il comporte nombre d'images d'archives et une intervention de Catherine Destivelle.
470 « pratiques » ont fait l'objet d'une inscription au Patrimoine Culturel Immatériel de l'UNESCO, dont 17 en France.
La France a ce jour 247 pratiques en attente de classement, notre demande pour l'alpinisme est la seule de Auvergne-Rhône-Alpes. Ce n'est donc pas encore gagné, la concurrence est rude.

Classement du massif du Mont-Blanc au Patrimoine mondial naturel et culturel de l'UNESCO.
Ce dossier est plus récent. Le 24 octobre 2017, l'Espace Mont-Blanc signait une déclaration d'intention engageant les trois pays dans cette requête. Des experts tri-nationaux ont été nommés, chargés de construire le dossier. Les associations Mountain Wilderness et pro-MONT-BLANC sont partenaires et participent aux groupes de travail. Ce sera encore une longue et fastidieuse procédure.

Approbation du compte rendu du conseil municipal du 8 février 2018.
Une fois n'est pas coutume, les élus de la liste minoritaire se font entendre.
Hélène le Solleuz interpelle le maire avec vivacité à propos du ton agressif qu'il aurait adopté, lors du dernier conseil, pour critiquer leur tribune sur le dernier bulletin municipal qui mettait en cause  la gestion de la fréquentation massive de la vallée perturbée par les mauvaises conditions météorologiques de la période de fêtes. Cet article, pour plus de la moitié de son contenu, donnait la parole à une citoyenne non élue qui, sur un ton badin mais néanmoins cru et incisif, critiquait vertement l'incapacité de la ville à accueillir toute la foule que sa politique touristique attire chez nous. Extrait fleuri : « Ils viennent passer leurs vacances de Noël chez NOUS ! À CHAMONIX MONT-BLANC ! Alors que nous, on sait que c'est vraiment trop le merdier. Beurk. Chamonix ! Putain comme je t'aime ! Mais là tu me fous sacrément la honte . Et çà, pardon, mais çà me rend vulgaire ».
Autre élue de la minorité, Flore Marchisio revenait encore sur l'inadéquation entre nos structures et notre capacité  d'accueil, et la foule immense des touristes, mettant en cause la politique touristique de la vallée.
Une fois de plus, la réponse du maire fut cinglante : il reprocha à nouveau aux élus de la minorité de ne pas occuper le siège qu'ils détiennent au Comité de gestion de l'Office du Tourisme, leur demandant même de démissionner officiellement pour qu'il puisse y désigner un autre élu. Les représentants de l'opposition sont restés sans voix, preuve de la réalité de leur carence.

Principaux dossiers à l'ordre du jour
Stationnement à l'Entreprise Simond Piolets prochainement implantée à la Vigie (voir mon blog du 28 août 2017)
La commune loue par un bail civil 81 places de stationnement à l'entreprise Simond, moyennant un loyer annuel de 375 € par place, soit un total de 30 375 euros par an.

Tarifs de la Cie du Mont-Blanc pour l'été 2018
Les élus votent à l'unanimité l'augmentation des tarifs, qui s'établit à + 2,44 %, conforme à l'application de la formule d'indexation contractuelle.
A noter que le Mont-Blanc Multipass a augmenté de 55 % en cinq ans…
Le chiffre d'affaires de la Compagnie dans la vallée en été s'élève à 29 millions d'euros …
Ce sont les actionnaires qui doivent être contents !

Contrat d'amodiation au parking du Grépon
Les promoteurs qui construisent à Chamonix sont tenus de créer un certain nombre de places de stationnement dans leur nouvel immeuble. En cas d'impossibilité technique ou géographique, ils ont la possibilité d'obtenir un droit d'occupation à long terme dans un parc public existant à proximité de l'opération, tel que le parking du Grépon.
Ces contrats seraient d'une durée de 25 ans. Le coût pour l'amodiataire serait de 15 000 € par place.
A quoi il faudra rajouter les charges annuelles de 200 € par place.
A ce jour, 24 places sont en attente d'attribution. Un opérateur proche de Chamonix-Sud a fait une demande pour 100 places !
Le parking du Grépon aura-t-il la capacité suffisante pour répondre à toutes ces demandes ?
Le projet d'extension aujourd’hui dans las cartons porterait la capacité de 700 à 1600 places. Les travaux devraient débuter en 2020.



Nouveaux tarifs pour le parking du Grépon
Ces tarifs d'abonnements s'adressent aux particuliers et aux collectivités qui accueillent des stagiaires pour de longues périodes (ENSA, CNISAG, UCPA, etc), dissuadés d'occuper les chers parkings du centre ville.
Pour une voiture le tarif sera de 50 € par mois au Grépon.
De 2 à 5 unités, 45 €.
De 6 à 10 unités, 40 €.
De 10 à 100 unités, 35 €.
Au-delà de 100 unités, 17,50 € par mois.

Bartabas au Bourget du Lac
La mairie propose des tarifs réduits et un aller-retour en bus pour le spectacle équestre Zingaro de Bartabas le 5 mai 2018 au Bourget du Lac. Prix : 32 € par personne. Réservation au service culturel 1er étage de l'Office du Tourisme.

Grotte de la Mer de Glace
Un avenant est signé pour prolonger d'un an l'exploitation de la grotte par Jean-Marie Claret.
74 734 € de travaux devront être effectués au printemps pour garantir la sécurisation du public et l'accès de la grotte. Le chiffre d'affaires annuel moyen sur 12 ans est de 613 895 euros.

Un nouveau service de de « Brigade administrative de remplacement » est mis en place.
Deux agents ayant grade d'adjoint administratif (Cat C) seront nommés à temps complet, pour remplacer les collègues absents.
D'autre part il est créé un poste d'adjoint au Directeur (trice) de la Direction Enfance, Éducation
et Solidarité.
Et cinq postes d’auxiliaires puéricultrices territoriales pour l'ouverture de la crèche de 44 lits dans le secteur Jean Franco au er juin 2018 !
On ne dit pas comment le budget de fonctionnement de la commune déjà si serré supportera cet accroissement de dépenses.

Agrandissement de l'Hôtel Pointe Isabelle avenue de la gare
Le propriétaire scandinave a déposé une demande de permis de construire pour l'extension et la surélévation de l'hôtel. 27 chambres supplémentaires sont envisagées en sus des 43 chambres existantes. Trouveront place dans les 1059 m² répartis sur six niveaux des salles de réunion, une salle de sport, un espace bien-être et des bureaux.

Si vous désirez faire un commentaire. Cliquer sur "commentaires" ci dessous.

vendredi 16 mars 2018

A Chamonix, ne pas confondre la "Folie Douce", le projet de l'Hôtel Savoy, et la "Folie Alpine" de nos jeunes montagnards


               
                                                                                                                        Photographie Pascal Tournaire


Je laisse la parole à Charlotte



La folie de Chamonix est puissante.



A Chamonix, la folie est d’être alpiniste, amateur ou chevronné. D’aimer ces sommets et d’y retourner sans jamais se lasser.

A Chamonix, la folie est de lire et lire à nouveau « Les Conquérants de l’Inutile » du fabuleux et émouvant Lionel Terray.

A Chamonix, la folie est de se lever a 4 heures du matin pour quitter en pleine nuit un refuge et franchir un glacier crevassé.

A Chamonix, la folie est ce mot magique de « compagnon de cordée ». Un mot tellement éternel et plein de vie.



La vie chamoniarde est déjà remplie de folies et nous n’en n’avons pas besoin d’une supplémentaire porteuse d’agitation et de nuisances.

Le silence est assourdissant en montagne.
Un jour - en admirant un coucher de soleil - j’ai entendu le battement d’ailes d’un oiseau... Ce moment était magique et cette magie nous l’aimons et ne voulons pas la perdre.

Les alpinistes sont des fous. Des fous de l’aventure - la vraie. L’aventure qui se mérite, qui va se chercher à la force du piolet, à la confiance de la cordée et avec juste ce qu’il faut de folie pour oser y aller!
Chamonix est le berceau de l’alpinisme. Chamonix est sauvagement folle. Mais absolument pas doucement folle.

J’aime Chamonix. J’aime l’alpinisme. J’aime l’aventure. J’aime la Wilderness.
Alors je me battrai pour que la Folie Douce ne voie pas le jour - car sa place n’est pas ici.
Charlotte Vitoux
Jeune femme alpiniste
15 mars 2018 à 08:43

dimanche 11 février 2018

CONSEIL MUNICIPAL DU 8 FEVRIER 2018

                                                                                              Buvette de la Cascade du Dard

Le conseil  s'est tenu à l'Hôtel de ville en présence de 22 élus. 
Passons en revue les principaux dossiers du jour.

Communications du maire

Succession du Club Méditerranée à l'Hôtel Savoy
Le maire assure à deux riveraines inquiètes des nuisances sonores annoncées, venues distribuer des tracts avant la séance, qu'aucun engagement n'avait encore été signé entre le propriétaire, le fond d’investissements A.E.W. et la chaîne d' hôtels-restaurants La Folie Douce. Pourtant, la Folie Douce a déjà édité ses prospectus publicitaires et un cabinet d'architectes identifié travaille déjà d'arrache-pied au projet. On n'est pas vraiment rassuré par les paroles du maire.
Eric Fournier certifie que la commune veillera à ce que la qualité patrimoniale du bâtiment soit respectée, à ce que le projet économique touristique soit pérennisé et à l'absence de nuisances pour l'environnement. Nous notons bien ces promesses...

PLU. Enquête publique en cours sur la modification N° 8. La loi ALUR a permis une augmentation du volume constructible sur chaque terrain. La modification en cours du PLU vise à limiter les effets néfastes de cette loi sur l'urbanisme chamoniard. On pourra lire dans le prochain bulletin municipal le détail des mesures proposées dans cette modification.

PPA2
- Eric Fournier, en tant que président de la Communauté de communes de la Vallée de Chamonix Mont-Banc, écrit ce 8 février au ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot pour lui transmettre la position commune des cinq communautés de communes de la vallée de l'Arve face au problème de la pollution, pour lui communiquer le tableau des propositions du comité consultatif de la vallée de Chamonix, afin de participer à la rédaction de la feuille de route demandée au ministre en application de l'arrêt du Conseil d’État du 12 juillet 2017. Le maire détaille les mesures susceptibles d'être intégrées dans le PPA2, en souhaitant requérir toute son attention sur le sujet.

-Le maire revient sur les événements météorologiques des Décembre-Janvier à Chamonix et sur les difficultés rencontrées par les services municipaux pour assurer partout une circulation aisée malgré les très fortes chutes de neige. Il précise que la priorité a été d'assurer la viabilité des voies principales et la sécurité des populations. Les réseaux secondaires ont pu en pâtir.

- Il s'adresse avec colère aux trois membres présents de la liste minoritaire pour dénoncer leur article dans le bulletin municipal, dans lequel ils se plaignent du désordre engendré dans la ville par ces chutes de neige, reprochant à la commune sa politique touristique hivernale pour attirer encore plus de visiteurs pour skier, et faisant part de la honte qu'ils ont ressentie vis à vis de nos touristes.
Le maire dément toute volonté d'attirer plus de monde à Chamonix, disant vouloir privilégier la qualité au nombre. Il déplore l'absence de la liste minoritaire au comité de gestion de l'Office de Tourisme, où elle dispose pourtant d'un siège, et là où est discutée la politique touristique de la vallée.

Il souhaite bonne chance aux cinq sportifs chamoniards sélectionnés pour les Jeux Olympiques de PeyongChang.

Deux motions sont votées à l'unanimité par le conseil :
- L'une pour la sauvegarde du Tribunal de Grande Instance de Bonneville (et de la Cour d'appel de Chambéry) menacés de suppression.
- L'autre pour le maintien de l'antenne de Météo France de Chamonix (et de Bourg Saint-Maurice). Un lettre a également été adressée au ministre Hulot sur cette question.
Ce centre météo de Chamonix est absolument indispensable aux professionnels de la montagne, au Secours en montagne et à l'activité touristique. Seule une observation locale fine permet une parfaite précision  dans la prévision.

                                                                                         La météo détaillée de Chamonix il y a 40 ans
                                                                                            Photo Jean Jacques Thillet ingénieur météo
Vote du budget primitif 2018
Malgré les baisses de participation de l’État au budget communal, malgré le poids persistant de notre participation au Fond de péréquation pour les communes pauvres, la commune ne s'en sort pas trop mal grâce à de des recettes fiscales en hausse, et une augmentation globale des recettes de 2,3 %.
Le budget de fonctionnement s'élève à 31 942 000 euros, en augmentation de 2,3 % par rapport à celui de 2017.
Le coût du déneigement atteindra cette année 1,2 à1,3 millions d'euros, le double de la somme engagée en 2017.
Les plus grosses subventions municipales sont celles à la MJC, 572 000 €, celle de la Compagnie des guides, 35 000 €. La subvention à l'Office du tourisme est votée par la Communauté de communes.

Les investissements sont bien plus élevés que ceux escomptés lors du débat d'orientation budgétaire, 11 222 000 euros au lieu de 6 millions.
Dans les recettes, on compte 3 160 000 € de cessions d’immobilisations (vente des terrains), et 3 500 000 € d'emprunt, qui n'obéreront pas la politique globale de désendettement de la ville.
En effet, l'encours de la dette qui était de 58 millions en 2012 ne sera que de 46 millions en 2018.
L'autofinancement s'élève à 1,2 million d'euros, ce qui est un bon chiffre.
Ils n'y aura pas de hausse de la fiscalité, que les chamoniards se rassurent !

Parmi les principaux investissements à réaliser en 2018, citons :
- 1 275 000 euros pour l'entretien de la voirie
- 1 484 000 pour des nouveaux travaux de voirie (Place des Séracs aux Pélerins, Avenue de ol'Aiguille du Midi, aménagement Les Iles-Les Grassonnets
- 990 000 € pour la conservation de notre patrimoine immobilier
- 660 000 € pour le renouvellement de notre parc roulant
- 3 530 000 pour le Centre Technique Municipal de la Vigie
- 460 000 € d'aménagements de pistes cyclables, notamment la section Pont des Gaillands- Promenade Marie Paradis, en prolongation de celui déjà réalisé du Foug aux Gaillands, et des études pour le secteur Chamonix-amont
- 200 000 € de subvention à la ComCom pour la construction des tennis couverts de Chamonix
- 181 000 € sont inscrits pour la réfection du parking du Mont-Blanc
Le budget 2018 de Chamonix est voté à l'unanimité, y compris avec les voix de la lite minoritaire, ce qui est une exception à l'habitude dans notre municipalité.

Élection des membres de la commission pour la réhabilitation de l'Hôtel Couttet
Cette commission sera chargée de valider le contrat portant réhabilitation et exploitation de l''ensemble « Hôtel Couttet » en hôtel 4 ou 5 étoiles.
Sont désignés à l'unanimité Yvonick Plaud, Jacqueline Fattier, Aurore Termoz, Jean-Michel Couvert et Denis Leroy. Cinq suppléants sont également élus.

La gestion de la buvette de la cascade du Dard est à nouveau confiée à Mlle Raphaëlle Poulain

Si vous désirez faire un commentaire. Cliquer sur "commentaires" ci dessous.

mercredi 31 janvier 2018

La succession du Club Med promet d'être bruyante!


                                                                                            La façade actuelle du Savoy

Alti-Mag, le Mag Loisirs et Art de Vivre dans les Alpes, révèle l'information qui a été dévoilée au Salon du Grand Ski  les 23 et 24 janvier à Chambéry: c'est bien la chaîne "La Folie Douce" des célèbres restaurants-discothèques  d'altitude qui ouvrirait son premier hôtel à Chamonix en décembre 2018, en association avec la chaîne hôtelière "Les Hôtels très particuliers", à l'Hôtel Savoy, jusque-là occupé par le Club Méditerranée.

Son programme annoncé, sans doute de façon prématurée, réjouira les habitants du quartier: il serait prévu, entre autres, une discothèque ouverte en extérieur de 17 à 22h, sans doute sur la terrasse sud de l'hôtel, pour le bonheur et l'agrément des habitants du centre ville tout proche, notamment un ancien premier ministre qui a son chalet à quelques dizaines de mètres de là.

On ne connaît pas encore le plafond de décibels qui sera autorisé par la municipalité, à supposer que l'hôtelier demande une telle autorisation, ou que la mairie se préoccupe à l'avance de cette prochaine  nuisance sonore. L'activité discothèque se poursuivra bien sûr en intérieur pour le reste de la nuit.

Par ailleurs, on est étonné par le curieux mélange de clientèles qui pourraient être accueillies dans cet hôtel:
- d'une part l'univers "Folie Douce", des hébergements à "prix doux", destinés aux jeunes, aux sportifs mais aussi aux  familles, en chambres de 2,4 ou 6 lits.
- D'autre part l'univers "Douceur Folle", aux prix moins doux, et aux prestations de luxe avec chambres à grand lit, accès spa et bien-être.

Tout ce petit monde éviterait de se côtoyer de trop près puisqu'il y aura un restaurant gastronomique haut de gamme et un restaurant avec cuisine italienne simple  et bon marché. Le seul lieu de rencontre sera peut-être le restaurant de spécialités savoyardes ou tout simplement la discothèque!

C'est ce qu'on appelle l'hôtellerie nouvelle génération.

La revue Alti-Mag publie une photo-maquette du futur hôtel: on y voit non pas le bâtiment principal de l' Hôtel Savoy, mais l'annexe sud-ouest construite en 2004.


                                                       La publicité mensongère de l'Hôtel "La Folie Douce" à Chamonix

Il semblerait cependant que rien n'est encore définitivement arrêté, ni en ce qui concerne les transformations des bâtiments, ni quant au fonctionnement exact du concept "Folie Douce" dans le milieu urbain de Chamonix, alors que jusqu'ici il s'est développé dans des restaurants d’altitude, avec la réputation un peu raccourcie de musique + alcool.

Il n'est pas sûr que Chamonix gagne à ce changement de prestataire. Il y aura certainement beaucoup moins de travail pour les guides, moniteurs et accompagnateurs qu'avec le Club Med.

Nous attendons avec impatience la réaction de la mairie!

Si vous désirez faire un commentaire. Cliquer sur "commentaires" ci dessous.

Alti-Mag

Folie douce

Savoy
Hôtel


Si vous désirez faire un commentaire. Cliquer sur "commentaires" ci dessous.

lundi 22 janvier 2018

IL NEIGE TOUJOURS



Troisième grosse attaque de neige (et de pluie!) sur la vallée depuis le début de l'hiver.
Le risque d'avalanches est à son maximum et de nombreuses habitations ont été évacuées à Chamonix, aux Houches et dans le haut de la vallée. Les services de la mairie ne cachent pas leur inquiétude.
Les chamoniards manient la pelle quotidiennement et les bourrelets de neige laissés devant les maisons par les chasse-neige sont énormes et d'une densité abominable !
Nos amis vallorcins sont coupés du monde, encore une fois, du côté français comme du côté suisse.
Je passe la parole aujourd'hui à Dominique Ancey qui nous raconte comment fonctionne le passage par le tunnel des Montets.
« Les chutes de neige de ce début d'hiver aussi importantes que dans "l'temps" sont un test de fonctionnalité des dispositifs mis en place avec la rénovation du tunnel des Montets. Cette nouvelle mise aux normes du tunnel et la restauration de la ligne ont coûté très cher aux finances publiques. Les vallorcins ne comprennent pas qu'il n'y ait pas d'amélioration notoire de la circulation SNCF avec une désinformation du trafic. Le matin, à l'heure où les collégiens et lycéens partent à Chamonix, l'information n'est pas donnée en gare et il n'existe pas de numéro de téléphone pour se renseigner. Puisque ces deux modes de communication sont obsolètes, il serait judicieux de l'indiquer sur un site internet dédié. L'éboulement survenu sur la route du col de la Forclaz en amont de Trient a généré une réponse adaptée à l'enclavement de Trient et de Finhaut de la part des CFF de Martigny. Cela renforce l'impression des vallorcins d'être toujours et encore la dernière roue du carrosse.
Par contre, les SMS envoyés à la population locale donnant la situation de passage du col des Montets (avec ouverture du tunnel des Montets) sont très appréciés. Cela permet une bonne anticipation des dispositions à prendre, c'est à dire souvent dormir de l'autre côté avec les contraintes et la fatigue que cela occasionne. Les employeurs ne peuvent plus être conciliants devant pareille situation.
Suivant l'affluence, la file de voitures atteint parfois la caserne des pompiers du Buet et leurs occupants ne peuvent lire l'unique  panneau indicateur situé au niveau des barrières (avec les heures de passage sous le tunnel). Il est suggéré de placer une webcam pour relayer l'information en aval par exemple au parking du Buet où les automobilistes peuvent faire demi-tour en cas de besoin. Et aussi de l'insérer sur internet, par exemple sur le réseau social facebook de la mairie de Chamonix très bien documenté après les commissions de sécurité. https://www.facebook.com/Mairie-de-Chamonix-Mont-Blanc-247685972358660/
Il n'existe que trois créneaux horaires de passage sous le tunnel pour les voitures dans la journée et ceux-ci imposent l'annulation du trafic ferroviaire. Le projet initial de ces lourds travaux de restauration de la voie ferrée devait assurer une fluidité de passage. Le doute soulevé à l'époque s'avère confirmé.
Le 5 janvier, mon mari rentrant d'une hospitalisation à Lyon et ayant passé une nuit à Argentière, le col devant s'ouvrir, je me suis présentée devant la barrière. J'attendais, avec un Luxembourgeois, un Polonais et un Valaisan. Le col des Montets a été qualifié par Bison Futé de liaison d'importance en opposition avec un col touristique. C'est un axe naturel vers le Valais qui est emprunté couramment et il faudrait que les GPS soient actualisés.
Le 18 janvier, les trains ne fonctionnaient pas, ils étaient remplacés par des minibus, le col des Montets était fermé, la route de la Forclaz était obstruée par un éboulement et les passages sous le tunnel des Montets étaient assurés toute la journée. Ce fut royal pour les vallorcins!! »
                                                                                                         Dominique Ancey
avec les témoignages de Marie-Anne Chamel et Fred Dunand
et le commentaire ci-dessous du citoyen Deshayes

samedi 20 janvier 2018

IL NEIGE A CHAMONIX

                                                      Comment font les bus pour se croiser?
Nous avons connu en ce mois de décembre 2017 deux gros épisodes neigeux, dont l'un en tous cas, le 10 du mois, par son abondance, peut être qualifié d'exceptionnel. Le deuxième, un peu moins important, a par contre eu lieu du 28 au 30 décembre, au plus haut de la saison de Noël, lorsque la vallée est bien remplie.
De nombreuses difficultés de circulation, de stationnement, de déplacement des piétons en ont immanquablement découlé. Des routes ont été fermées pour risque d'avalanches. Le train ne pouvait plus dépasser Argentière.
On a bien sûr aussitôt accusé les services municipaux d'incapacité à gérer l’événement, et même de ne pas avoir su anticiper les épisodes neigeux. Comme si on pouvait agir en amont pour en amoindrir l'importance  et déblayer la neige avant qu'elle ne soit tombée !
Les critiques ont été nombreuses : voies mal dégagées, circulation bloquée, stationnement impossible, trottoirs encombrés de neige et de glace, moloks inaccessibles, agents de la voirie et policiers municipaux débordés, fermetures de routes incompréhensibles, information déficiente. La fraiseuse censée dégager les bourrelets des chasse-neige était invisible, sans doute incapable de faire son travail avec toutes les voitures garées le long des voies . Elle n'est passée que plusieurs jours après la chute de neige, quand les vacanciers avaient quitté la vallée .
Bref, ce fut une belle pagaille.

                               En supposant qu'il y ait encore de la place au Grépon, et de pouvoir y parvenir...
               Sur  un même rond-point et simultanément 
      des signalisations contradictoires et incompréhensibles

On comprend la difficulté, même l'impossibilité pour les services municipaux et les entreprises privées de procéder au déneigement correct de la ville, avec ces milliers de voitures encombrant les rues, empêchant le travail des engins. Ils ont fait ce qu'ils ont pu, ils se sont démenés, cela n'a pas été une tache facile. Chaque chute de neige coûte 100 000 euros à la commune de Chamonix. On imagine déjà la dépense pour cet hiver 2017-2018...

Le problème numéro 1 et la cause essentielle de ces dysfonctionnement est l’insuffisance de parkings dans notre ville en ces périodes de fêtes. Tous les parkings clos ou de surface étaient complets. Les milliers de voitures se sont garées où elles ont pu, et bien souvent en infraction faute d' autre solution. On a accusé les automobilistes d'incivilité dans leur façon de stationner le long des voies communales, à cheval sur sur les trottoirs, gênant la circulation et le croisement des bus. Mais comment pouvaient-ils faire autrement?  Certains automobilistes ont été verbalisés et s'en sont plaints à l'Office du Tourisme, on ne peut que les approuver pour cette démarche, ces contraventions étaient injustes et contraires à la mission d'accueil dont la commune voudrait s'enorgueillir.
Notre politique touristique de remplissage maximum de la vallée est-elle opportune? Si les hôteliers, commerçants  et restaurateurs se frottent les mains, bon nombre de nos visiteurs ne risquent-ils pas d'être définitivement dégoûtés par leur séjour à Chamonix?

Après la neige, début Janvier, est survenue la pluie, drue, soutenue pendant trois jours.
La ville s'est transformée en piscine. Les bouches d'égout, encombrées de neige et de glace, non dégagées faute de pouvoir y accéder, n'ont pu remplir leur rôle. La rue Vallot était une rivière que de malheureux touristes tirant leur valise remontaient péniblement, les pieds trempés. Les vacanciers désœuvrés, privés de ski pour cause de fermeture de toutes les remontées mécaniques, erraient comme des âmes en peine en quête d'occupations. L'accès à la patinoire, bien sûr très fréquentée faute de ski, était barré par une nappe d'eau de 20 cm. Aucune passerelle n'avait été mise en place pour faciliter l'entrée des piétons.

Où se trouve la solution à tous ces désordres ?
Il faudrait bien sûr limiter l'accès de la ville aux voitures.
Pour cela créer des parkings en entrée de ville et des navettes fréquentes pour se rendre au centre. La commune a un projet de grand parking à étages au Grépon. Nous sommes impatients de sa réalisation. Mais sans doute ces quelques centaines de places supplémentaires ne régleront-elles pas totalement le problème.
Dommage que le conseil municipal de Chamonix n'ait pas accepté, en 1962, de garder le Jumbo qui avait terminé le creusement du tunnel du Mont-Blanc, désormais disponible à prix cassé, pour creuser un immense parking souterrain dans la montagne du Plan de l'Aiguille !
Il faudrait pouvoir retenir les voitures dans la basse vallée et utiliser les trains, qui seraient vite insuffisants, et donc des norias de bus pour monter les visiteurs à Chamonix. Mais pouvons-nous décemment demander à nos voisins de Passy et Saint-Gervais de nous céder des hectares pour stationner nos voitures ? Certainement pas.

Autre solution : augmenter les impôts locaux pour engager des dizaines d'employés intérimaires équipés de pelles et de pioches pour dégager la neige entre les voitures au fur et à mesure qu'elle tombe... Qui est d'accord ?

Mais surtout, il y a un travail de pédagogie et d'information à faire, à renouveler : Chamonix est une ville de montagne. En montagne, en hiver, il neige, parfois beaucoup, et cela comporte quelques inconvénients que beaucoup d' habitants, mais pas tous,  acceptent sans rechigner, et que les touristes doivent comprendre.

Petite consolation : ces masses de neige vont nourrir nos glaciers et peut-être donner un petit coup d'arrêt à leur fonte. A condition que ces grosses chutes se reproduisent tous les ans pendant 50 ans…

Une habitante de Vallorcine, Dominique Ancey, vous racontera dans quelques jours sur ce blog comment se sont déroulés ces épisodes neigeux de l'autre côté du col des Montets. Vous verrez que cela cela a été une aventure !

Si vous désirez faire un commentaire. Cliquer sur "commentaires" ci dessous.