samedi 28 novembre 2015

Conseil municipal du 26 novembre 2015

Il s'est tenu à l’Hôtel de ville.

Les quatre élus de l’opposition sont présents.

Une minute de silence est requise à la mémoire des victimes des attentats de Paris.

Communications du maire et des adjoints
-          Aiguille du Midi : le secteur se construit !
Après la Maison de la Musique, l’Hôtel Héliopic et un premier immeuble d’habitation au bord de la route blanche, le nouvel EHPAD, successeur de la MAPA, ouvrira ses portes à la mi-janvier.
Comparativement au site de l’ancien hôpital, les pensionnaires auront moins de soleil, ils auront le voisinage peu sympathique de la route blanche, mais ils disposeront d’une structure moderne et fonctionnelle et le nombre de places passera de 35 à 61 !
La première adjointe ne dit pas que le prix de journée sera le même, mais elle certifie qu’il sera comparable…
Entre l’EHPAD et l’Ecole de Musique s’élèvent actuellement 36 logements sociaux, et les deux bâtiments d’une résidence de tourisme MGM. 9 autres logements sociaux seront construits à l’étage de la crèche voisine,  à construire en 2016.

-          Chamonix reconnu comme territoire à énergie positive (TPOS)
Cela vaudra à notre commune une subvention de 500 000 €  qui  iront à la rénovation énergétique des bâtiments communaux  et  à l’acquisition de véhicules électriques ou hybrides pour la flotte communale.
Dans un deuxième temps, ce sont 2 millions d’euros de subvention qui sont attendus.

-          Parkings : renseignez-vous !
Les détenteurs de la carte Viacham (Gens du Pays) auront droit à 11h de parking gratuit d’affilée dans les petits parkings de surface proches du centre ville (Foyer de fond, Corzolet, Bowling, Allobroges, etc…). On veut y éviter les voitures ventouse qui y passent la semaine entière, donc ils sont devenus payants (exemple : les stagiaires de l’ENSA !).

-          En suite à la protestation émise  au dernier conseil par Françoise Devouassoux, Jean-Michel Couvert, président de la commission d’urbanisme, s’engage désormais à convier les membres de l’opposition à toutes les réunions traitant de la révision du P.L.U.  Enfin une petite victoire sur le plan de la démocratie interne, attendue pendant toute la durée du mandat par l’équipe précédente…


Hôtel du Montenvers mis en gérance


Sont compris dans le bail emphytéotique administratif (B.E.A.) signé par la commune le Grand Hôtel du Montenvers, l’ancien hôtel du Montenvers, le Bar Restaurant Panoramique, les anciennes Ecuries (actuel glaciorium) et le Buffet de la gare.
Sur trois candidats, seule la Compagnie du Mont-Blanc a été retenue. Elle s’associe à un partenaire qui est la famille Sibuet de Megève, propriétaire, entres autres hôtels, des Fermes de Marie.  Une société dédiée est créée, « Hotel-Restaurants du Montenvers », où le groupe hôtelier Sibuet détient 70% des parts et la Compagnie du Mont-Blanc 30%. Un programme d’investissements de 4 millions d’euros est inscrit.
L’élu d’opposition, l’architecte Christophe Delaage,  se préoccupe à juste titre des engagements de  préservation de la remarquable qualité architecturale du bâtiment, aussi bien extérieure qu’intérieure. Toutes les assurances lui sont fournies.
L’hôtelier ne souhaite pas abandonner la vocation « Montagne » de l’établissement, ainsi de petits dortoirs d’alpinistes seront maintenus.
Le bail emphytéotique est consenti pour une durée de 40 ans.
L’emphytéote versera au bailleur (la commune de Chamonix) une redevance de 4% du chiffre d’affaire (environ 100 000 euros par an).  Mais pour les deux premières années la redevance sera limitée à 50 K€.
Les conseillers votent le bail à l’unanimité.

53 105 euros de frais de secours sur piste ne sont pas rentrés ! Ce sont des « créances irrécouvrables ». Elles ne représentent que 10% des sommes totales dues à la commune. Pour la plupart le fait  des skieurs étrangers.

Tarifs des frais de secours 2015/2016
Si vous vous blessez au ski, il voue en coûtera 61€ sur le  front de neige, 275€ sur les pistes de fond de vallée et sur les pistes de fond, 434€ si les pisteurs viennent vous secourir, 682€ en hors piste, 740€ si un hélicoptère privé est appelé, et jusqu’à 16 000 euros en cas de médicalisation  hors piste !

Le téléski des Chosalets toujours déficitaire
Son déficit d’exploitation est d’environ 60 000 euros.
Aussi est-il décidé de diminuer la redevance à l’exploitant (Société de la Vormaine), d’augmenter la participation de la Compagnie du Mont-Blanc, et d’augmenter les tarifs qui passent à 15€ la journée (12€ pour les enfants). Ainsi on escompte que le déficit sera ramené à 20 000 euros.

Mission Météorisk
Cet organisme assure la gestion des risques avalanches sur la route du Col des Montets (surveillance, décision de fermeture ou d’ouverture). Le Conseil départemental apporte 50% des 49 880€ de ce marché.


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mardi 17 novembre 2015

Nous sommes Paris

Depuis le 11 janvier 2015, j’avais  placé en tête de ce blog le slogan « Chamonix est Charlie » en respect pour les victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo.
Aujourd’hui,  j’ai remplacé ce slogan par ce dessin de l’illustrateur Jean Jullien qui a modifié le symbole connu  « Peace & Love » en y insérant une tour Eiffel, à la mémoire des 130 victimes des attentats du 13 novembre. Très vite, ce dessin s’est imposé sur la sphère internet et dans le monde des médias comme le symbole de la résistance au terrorisme  et comme un message de paix face à la barbarie. Pour les croyants, cet emblème se traduit par « Pray for Paris ».
Lundi 16 novembre à midi, Place du Triangle de l’Amitié, une bonne centaine de citoyens chamoniards s’est spontanément réunie pour une très longue minute de silence empreinte de beaucoup d’émotion. Aucune communication n’avait été faite par la mairie sur ce petit évènement, car le maire avait reçu du préfet un rappel comme quoi toute manifestation était interdite.
C’est donc de leur propre chef que ces citoyens sont venus devant la mairie.

Etaient présents entre autres le maire Eric Fournier, l’ancien maire Michel Charlet, des élus, et beaucoup de simples chamoniards.
Chamonix la privilégiée, Chamonix ville de loisirs et de plaisirs, n'en reste pas moins sensible aux événements du monde et ses citoyens savent se montrer solidaires lorsque des drames  secouent la nation, comme ils l'ont montré le 11 janvier et le 16 novembre 2015.

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mercredi 11 novembre 2015

Conseil municipal du 6 novembre 2015

La séance s’est tenue au Majestic avec une bonne représentation des élus, notamment les quatre membres de l’opposition, trois femmes Françoise Devouassoux, Isabelle Matillat, Flore Marchisio, et un seul homme Christophe Delaage.

Communications du maire
-          Le Conseil National de la Montagne s’est réuni au Montenvers le 25 septembre, en présence du premier ministre Emmanuel Valls et de plusieurs ministres dont  Ségolène Royal ministre de l’écologie.
La Loi Montagne 2 est en cours d’élaboration et devrait être finalisée à l’horizon 2016-2017.
-          Ségolène Royal n’a pas semblé être bien au courant des problèmes de pollution de la vallée de l’Arve. Il n’y a pas de réponse au courrier que lui a adressé Eric Fournier, président de la Communauté de communes, concernant les actions à mener pour une meilleure qualité de l’air.
-          La nouvelle pharmacie d’Argentière en face de l’ancienne mairie est ouverte à la satisfaction de tous.
-          Le Centre de Secours aux Favrands ouvrira ses portes en 2016.
-          Le Conseil départemental apporte son soutien à l’organisation du Kandahar en février 2016.
-          La ligne à haute tension Les Houches – Parking du Grépon sera (enfin !) enfouie en 2016. La communauté de communes participera pour 15% au budget qui s’élève à 10 millions d’euros.
-          Les travaux de signalisation sur la voie ferrée ne devraient être terminés que fin 2016, soit avec deux ans de retard. Le cadencement à la demi-heure devra attendre cette échéance.
-          Le refus de classement de la commune de Chamonix en catégorie B1  - situation de logements « tendue » - et le nouveau PPR-Avalanches entrainent un surcoût de 1 million d’euros pour le programme de logements ICF de la Draisine (ex cités SNCF). Le promoteur se retourne contre la mairie pour boucler  le financement. A défaut de participation de la commune pour  cette rallonge, il envisage de vendre une partie du tènement.

« Territoire  à énergie positive et à qualité de l’air préservée »
Vote à l’unanimité d’une motion pour que la vallée soit reconnue à ce titre, demande de restriction de circulation des poids lourds en cas de pic de pollution, demande que les élus de la vallée soient associés au comité préfectoral qui analyse les prévisions de pollution.

Révision du P.L.U.
Le cabinet privé d’études Claude Foret d’Anthy sur Léman rend son rapport  sur l’état des lieux de l’urbanisation à Chamonix, et présente ses objectifs sur les trois thèmes social, économique et environnemental.
Du très long exposé nous ne  retiendrons que quelques éléments clés :
-          Chamonix compte 9 300 habitants.
-          La Communauté de communes  en compte 15 000.
-          La commune dénombre 66% de résidents secondaires, et ce taux est en progression constante.
-          Il y a 23% de logements sociaux. A terme, quand les programmes des Tissières et de la plateforme d’Argentière seront achevés, ce chiffre atteindra 28%.
-          85% des actifs résident et travaillent à Chamonix.
-          On compte 2 400 saisonniers dans notre commune.
-          Nous totalisions 66 500 lits en 2014, dont 31% d’hôtels. Les 2 étoiles se raréfient, les hôtels haut de gamme sont en progression.
-          La fréquentation de la station est en baisse de – 5,2% depuis 2010.
Dans son diagnostic, le cabinet Floret ne manque pas de faire remarquer que nous ne disposons d’aucun outil de protection patrimoniale et suggère de mettre en place une ZPPAUP, appelée aujourd’hui AMVAP , (procédure recommandée par le préfet de région en 2004 et que les deux dernières municipalités n’ont pas mise  en œuvre).
Françoise Devouassoux, au nom de la liste d’opposition, se plaint au maire que les élus de son groupe  ne sont jamais conviés aux réunions de commissions traitant du P.L.U.  Dans sa réponse, Eric Fournier noie le poisson… Entre 2008 et 2014 la liste que je dirigeais avait connu la même exclusion, sans que le maire accepte de revenir sur cette décision « politique ».

Le Casino de Chamonix  en perte de vitesse
Le conseil écoute le rapport du délégataire   pour l’exercice 2013 – 2014.
Le casino, qui emploie 42 personnes,  subit la concurrence du casino de Saint-Vincent, de celui de Saint-Gervais, celle des jeux sur internet.
Sa fréquentation chute année après année. Entre 2010 et 2014 le chiffre d’affaire est tombé de 5 433 000 à 3 163 000 euros. Sa baisse entre 2013 et 2014 est de 14%.
Le phénomène est général en France, en baisse de 4% en 2014. Mais il est plus accentué à Chamonix.
Le directeur de Chamonix ne cache pas que le Groupe Barrière cherche à vendre notre casino. Des investissements ont néanmoins été effectués. C’est peut-être pour cela qu’en 2015 on constate un sursaut à + 7%.
Le conseil municipal est contraint de signer un avenant qui réduit le  prélèvement de la commune de 10 à 8% du chiffre d’affaire (ce prélèvement était de 15% avant 2010).

Le Montenvers aussi est en perte de vitesse
Le conseil valide le transfert  du département à la commune des activités commerciales du Montenvers  situées dans l’enceinte de la gare et les parcelles attachées.
Seul le chemin de fer restera sous l’autorité délégante du Conseil départemental jusqu’en 2023.
Un avenant transfère à la commune les immeubles et parcelles qui feront l’objet d’investissements de requalification du site. Cette requalification est rendue nécessaire par la forte baisse de fréquentation du Montenvers qui, en 20 ans, a perdu 35% de sa clientèle. Cela est dû en grande partie à la perte d’attractivité liée à la fonte du glacier.
Le remplacement de la télécabine de la Mer de Glace, pour pouvoir creuser une grotte très en amont,  est évoqué par le maire  pour son coût de 8 500 000 euros mais pas pour son  tracé très contestable jusqu’au virage de la Mer de Glace, au pied de l’arête de Trélaporte, avec un grand pylône au pied des Grands Charmoz (ce dossier sera examiné par la Commission départementale des sites le 3 décembre 2015).

Abrogation  du classement en « H » au PLU
Ce symbole « H » attribué en 2005 à une trentaine d’hôtels de plus de 20 chambres  les contraignait à maintenir leur activité hôtelière et les empêchait de changer de destination. Quelques hôteliers de la ville ont déposé un recours en dénonçant une atteinte à la libre disposition de leur bien. Le tribunal leur a donné raison et enjoint la commune à abroger le classement en « H ».

L’ambiance au conseil municipal est plutôt bon enfant, les interventions des quatre membres de l’opposition sont précises mais sans aucune véhémence, la grande majorité des élus de la majorité reste silencieuse…  Toutes les délibérations sont votées à l’unanimité, sauf la baisse du prélèvement communal sur le chiffre d’affaire du casino pour laquelle Bernard Ollier, de la majorité,  vote contre,


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vendredi 9 octobre 2015

Signez l'appel aux chefs d'états!

La planète est en danger.
Les jeunes s'engagent derrière Nicolas Hulot.
Ne manquez pas leur vidéo!
Votre signature est indispensable.

Pour voir la vidéo et signer l'appel:
https://goo.gl/0DhqNH

Chamoniards écosensibles, merci pour la planète!

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lundi 5 octobre 2015

Le Col du Mont-Lachat rendu à son état naturel


                                                                          Mai 2015


                                                             Octobre 2015

Samedi 3 octobre quelques personnalités sont montées en train au Col du Mont-Lachat, à 2017 m d’altitude,  pour constater la fin des travaux de démolition de l’ancienne base militaire. Le chantier a été mené tambour battant  par les entreprises qui, en un été,  ont détruit les bâtiments, évacué les matériaux, broyé les éléments non toxiques, nivelé le sol, semé 30 espèces différentes de graines locales. Il faudra tout de même quelques années pour que la nature reprenne pleinement ses droits sur ce site reconstitué. 
L’opération a coûté 1 million d’euros, dont plus de la moitié apportée par le Conseil départemental, et 120 000 euros financés par l’association WWF.

Etaient présents à cette petite réception le maitre d’œuvre Jean-Marc Peillex, maire de Saint Gervais, qui profite de l’opération pour faire une belle campagne de communication, le Sous-préfet Francis Bianchi, des élus de Saint Gervais et des Houches, Michel Charlet ancien maire de Chamonix et ancien conseiller général, les représentants des entreprises de démolition et de restauration des sols, ceux de la Compagnie du Mont-Blanc qui a assuré les transports grâce au T.M.B.,  les délégués des associations environnementales partenaires du projet, Mountain Wilderness et ProMont-Blanc représenté par votre serviteur.

Dans ma courte allocution, j'évoquai le souvenir de mes visites, en tant que médecin, en 1968, grâce à la benne de service, pour les maladies intercurrentes des trois  enfants en bas âge du jeune lieutenant et de sa femme qui vivaient à l'année dans le petit logement de la base.

Dans son intervention, le sous-préfet a confirmé la décision de l’Etat de ne plus exiger la démolition de l’ancien refuge du Goûter, ceci en échange de la réhabilitation du Mont-Lachat. Il annonce toutefois qu’une concertation sur le sujet avec tous les partenaires sera organisée en 2016.

C’est une satisfaction pour nous, militants de la protection du massif du Mont-Blanc, de voir cette verrue du Mont Lachat sur le chemin du Mont-Blanc enfin disparaitre et d’apprécier que le site avait retrouvé son statut de « wilderness ».

Toute la cérémonie a été filmée par un cinéaste local bien connu, aidé d’un drone. A voir sur You-tube.


                                                                       Lancer de graines

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mercredi 2 septembre 2015

Notre montagne est fragile. Cessons de la martyriser !


                                               Photo prise le 11 août 2015

Le service des pistes de la Compagnie du Mont-Blanc a décidé d’élargir le passage du Col des Rachasses aux Grands Montets, pour faciliter le transit des skieurs de la piste du Point de vue vers la Face.
Pour ce chantier, il a fallu faire monter deux pelles mécaniques.
Le seul moyen de les faire accéder au site a été de creuser dans le Glacier des Rognons une piste en zigzag.
Ces gros travaux, en site classé, ont été entrepris avec l’accord de la commune, qui a présenté le projet, avec la Compagnie du Mont-Blanc, à la commission départementale des sites en 2013, laquelle  a donné son autorisation (vote contre d’un siégeant, membre  de l’association Mountain Wilderness), notamment pour « la création de la "route" dans du matériau neigeux / glaciaire ». Le ministère de l’environnement a donné son aval. Les travaux sont suivis par la DREAL qui les estime conformes à l’autorisation.
Le chantier se déroule donc en toute légalité.

L’impact paysager est sévère.
Le glacier des Rognons, comme tous ceux du massif du Mont-Blanc, a été déjà bien mis à mal par un hiver peu enneigé et un été torride. Il n’avait pas besoin, qu’en plus,  on l’ampute d’un volume important de glace.
Depuis 50 ans, les skieurs empruntent sans encombre le Col des Rachasses. Leur niveau, grâce au nouveau matériel, ne cesse de s’améliorer. Cet élargissement était-il vraiment indispensable ?
N’aurait-on pas pu déposer par hélicoptère une plus petite pelleteuse, qui aurait mis un peu plus de temps à faire son travail ?

La commission des sites a sans doute sous estimé l’impact visuel de la piste  et l’importance de la taille glaciaire.

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lundi 24 août 2015

A Argentière, une construction contestée derrière l’église : la loi le permet !




Dans une ruelle historique du vieux village, bordée de maisons anciennes, juste derrière l’église et contre le mur du cimetière, sur une parcelle restreinte, s’élève une imposante construction de béton, future maison d’habitation. Elle domine les tombes, notamment le monument funéraire  des guides au pied de la Verte, elle cache la vue du clocher, elle  dénature  l’aspect pittoresque  et authentique  de ce cœur du vieil Argentière. Les argentereaux sont outrés.
On sait que c’est un  habitant du village qui  a obtenu ce permis de construire.

Si l’église avait été classée, elle le méritait, comme sa sœur de Chamonix, cette catastrophe esthétique ne serait pas advenue. Dans son périmètre aucune construction nouvelle n'aurait pu être autorisée sans l’avis de l’architecte des bâtiments de France, avec des règles strictes. Mais elle n’est malheureusement pas classée, aucune démarche n’a été entreprise dans ce sens.

Si la procédure d’AVAP, Aire de mise en valeur  de l’Architecture et du Patrimoine, (ex ZPPAUP) avait été conduite à son terme par les deux dernières municipalités pour nos centre urbains, ce malheur ne serait pas arrivé. Mais les deux derniers maires  ne se sont pas préoccupés de faire aboutir cette mesure de protection de notre patrimoine pourtant expressément demandée en 2004 par le préfet de région. Si le centre du vieil Argentière avait été protégé par une AVAP,  la décision  de délivrer un permis de construire aurait été  assortie de "prescriptions particulières destinées à rendre le projet conforme aux prescriptions de l’aire". L’autorisation aurait été  soumise à la décision de l’Architecte  des Bâtiments de France.

Toutes les maisons de la ruelle sont inscrites au PLU sur la liste des contraintes et servitudes architecturales comme "immeubles à restaurer ou conserver dans leur enveloppe actuelle", donc reconnues comme ayant une réelle valeur patrimoniale.

Le règlement du PLU pour cette zone UV  de centre de  village  autorise de construire d’une limite séparative à l’autre.  Il n’y a plus de limitation de surface pour construire et le C.O.S. de cette zone, qui était de 0,60,  n’est plus  imposé, d’où l’importance du bâtiment.
Les services de l’urbanisme n’ont fait qu’appliquer la loi, et le maire Eric Fournier vient seulement de s’engager à refuser dorénavant ces demandes de permis de construire excessives.




 N.B.
Une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP ou AMVAP) est, en droit de l'urbanisme français, une servitude d'utilité publique ayant pour objet de « promouvoir la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces »1. Les AVAP ont été instituées par la loi Grenelle II du 12 juillet 2010 en remplacement des zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP).



                                                                  L'église vers 1900

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