mercredi 24 juin 2015

Chantier de réhabilitation du col du Mont-Lachat: la vidéo

Le samedi 20 juin a eu lieu le lancement officiel de la démolition de l'ancienne soufflerie  militaire du Mont-Lachat.

Les invités montent en train depuis Saint-Gervais.
Seuls Xavier Roseren, maire des Houches, et Elodie Bavuz, conseillère municipale de Chamonix, montent à pied depuis Les Houches (1100m de dénivelée).


Le  temps est gris, froid et venteux, les invités sont frigorifiés!

On note la présence de nombreux élus des communes voisines, les  sénateurs Carle et Hervé, le député Tardy, le préfet Leclerc, le sous-préfet Bianchi, les représentants des entreprises du chantier, des journalistes.

Sont présents les représentants des associations siégeant au comité de pilotage du chantier du Mont-Lachat :
Barbara Ehringhaus, présidente de proMont-Blanc
Jean Christophe Poupet, représentant W.W.F.
Eric Lasserre, représentant Mountain Wilderness

On écoute les discours de :
Jean-Marc Peillex, maire de Saint Gervais, pilote de l’opération,  laquelle  ne coûtera pas un euro à la commune de Saint Gervais. Il évoque le projet de classement du Mont-Blanc au Patrimoine Mondial de l'Humanité et explique que ce chantier s'intègre à ce concept.

Matthieu Dechavanne,  P.D.G. de la Compagnie du Mont-Blanc, partenaire de l’opération grâce au Tramway du Mont-Blanc qui a transporté tout le matériel et descendra des déchets non recyclables sur place.

Jean Christophe Poupet, permanent à W.W.F., dont l’opération Pandathlon, qui se déroule chaque année à Saint Gervais, a apporté 120 000 euros au projet en 2014.

M. Leclerc, préfet de la Haute Savoie , qui annonce que la ministre de l’écologie Ségolène Royal lui a confié que l’ancien refuge du Goûter « pourrait ne pas être détruit » en contrepartie de l’aboutissement du chantier du Mont-Lachat. Heureuse nouvelle pour le maire de Saint-Gervais qui tenait essentiellement à la conservation de l’ancien refuge, en opposition avec la F.F.C.A.M. et les associations environnementales, comme hébergement d’appoint et lieu  de repli en cas de sinistre. Il avait d’ailleurs refusé de signer le permis de démolir.

Une visite du chantier est organisée. On voit notamment le support du four solaire qui a été installé après la soufflerie, et dont aucun document ne parle (activité couverte par le secret défense). 
Les deux pelles mécaniques ont été montées en pièces détachées par le train.
Une partie des bâtiments a déjà été détruite.

Où l’on voit, sous les nombreuses caméras,  le maire Jean Marc Peillex monter aux commandes de la pelle mécanique et arracher avec dextérité une fenêtre du bâtiment! 
Certains de ses proches le surnomment le "couteau suisse", il sait tout faire et met partout la main à la pâte!  Cet homme là est un as de la communication...

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jeudi 11 juin 2015

La sculpture de l’E.N.S.A. en bonne place - Conseil municipal du 4 juin 2015, démission de X. Chappaz et G. Unia

Cette sculpture, "L'élan vers les cimes", qui représente une broche à glace stylisée, et que l'on appelait couramment "le tire-bouchon"se trouvait dans la cour du Centre Jean Franco où l’E.N.S.A.  était hébergée entre 1954 et  1975.
Dégradée, rouillée, elle a été démontée lors de la construction de la Maison de la Musique.
Depuis, elle a été restaurée, repeinte en bleu en harmonie avec les lettres de la façade de l’E.N.S.A.  0 Chamonix Nord, et placée bien en évidence, avec le plus bel effet.
L'E.N.S.A. a fêté ses 70 ans les 11 et 12 juin.





CONSEIL MUNICIPAL DU 4 JUIN 2015

Communications du maire
-          Le PPR avalanches a été approuvé et signé par le préfet le 28 mai 2015. Les observations de la municipalité n’ont pas été prises en considération (voir mon article du 15 février 2015).
-          Le maire annonce avec satisfaction que 1,4 km de voirie ont reçu un nouvel enrobé !
Rapportée aux 150 km de voirie communale dont une très grande partie est notoirement défoncée, cette longueur n’est pas une grande performance !
-           Les travaux démarrent  pour la voie d’accès vers le nouveau Centre technique, à la Vigie.
-          Les graves et multiples atteintes à la forêt par le bostryche sont en cours de traitement.
-          Deux jeunes de la vallée viennent présenter au conseil le rôle et les activités de l’Y.P.A.C. (Youth Parliament of the Alpine Convention). Ils lancent une série d’idées votées par leur assemblée, notamment la protection des sols, essentielle selon eux.

Interventions diverses
-          Xavier Chappaz proteste contre la publication trop tardive des comptes rendus des conseils municipaux. D’un mandat à l’autre, les mauvaises pratiques perdurent…
-        La première adjointe Aurore Termoz, ,à propos du rôle des conseillers municipaux, cite la devise des Compagnons de France : « Ni se servir, ni s’asservir, mais servir ! ».
-          Georges Unia refuse de participer au Comité municipal pour la qualité de l’air. L’explication sera donnée dans les questions diverses, en fin de séance…

DELIBERATIONS
-          Le conseil adopte à l’unanimité la charte de l’élu local formalisée dans la loi du 31 mars 2015.

-          Attribution d’une aide de 20 000 euros aux victimes des séismes au Népal.

-          Rapport de présentation du Compte administratif 2014.
Séquence où l’on entend l’opposante Françoise Devouassoux féliciter l’adjoint aux finances Yvonik Plaud pour l’excellence de son travail et de sa présentation !

Comment résumer 40 pages de tableaux ? Donnons quelques chiffres clés :
·         Les impôts et taxes représentent 59% des recettes
·         La dotation générale de l’Etat est en baisse constante :  - 6% en 2014
·         Les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 25 775 355 €
·         Les charges de personnel représentent 54%
·         Les dépenses d’investissement atteignent 73 368 964 € (sans compter celles de la communauté de communes)
·         La dette de la commune est en baisse constante : de 66 211 € en 2010 elle est tombée à 55 663 en 2014
·         Le budget de S.P.I.C. Parkings est en équilibre, il ne nécessite plus de subvention communale

-          Rapport annuel sur le service public de l’eau, présenté par les représentants de la Lyonnaise des Eaux
Chamonix compte 5 947 abonnés.
La consommation moyenne annuelle par abonné est de 250 m3 (y compris les hôtels et résidences, ce qui explique le chiffre élevé).
Le plus gros captage est celui des Iles : 996 299 m3 en 2014.
Le rendement du réseau n’est que de 78%, du fait des fuites.

-          Rapport annuel sur le service public de l’assainissement

-          Protocole d’accord MGM – Aiguille du Midi
Une résidence de tourisme de 51 logements doit être construite en face de l’Hôtel Héliopic par la société MGM/Giraud.
Cette dernière société a repris le projet d’une société anglaise qui n’a pas réalisé la construction dans le délai fixé et qui a fait faillite.  Le montant des pénalités dues pour défaut de réalisation dans les temps impartis s’élevait à 1 404 000 euros.
Une négociation de M.G.M.  avec la mairie réduit ces pénalités à 400 000 euros qui ont déjà été versés au percepteur.
Un gros manque à gagner pour la commune ? Ou la seule issue possible pour débloquer le projet en panne depuis 2007 ?

-          Le futur délégataire du chalet-buvette des Pyramides sera pour six ans Mr Christophe Mollier, seul candidat à sa propre succession.

-          Le Musée Alpin restitue cinq œuvres (aquarelle de Samivel, gravure de Grudman et lithographies de Pischner, ainsi que le livre de raison de Michel Ambroise Paccard) à l’Association des Amis du Vieux Chamonix qui en revendiquait la propriété.

-          Musée des cristaux : il est décidé de mettre en vente 349 pièces sur un total de 730, pièces qui n’ont aucun intérêt scientifique et qui ne seront jamais exposées.

-          Demande de subvention à la DRAC pour le projet de la Maison de la Mémoire et du Patrimoine « Lectures de lettres de Poilus ».

-          Diverses questions foncières : cette fois-ci les plans sont joints aux dossiers et l’on comprend où se situe la question. Est-ce suite à notre observation sur ce blog ?

 Démission de Xavier Chappaz et Georges Unia
Ceux qui auront eu la patience d’assister jusqu’au bout à cette très longue séance du conseil auront pu entendre le « clou » de la soirée : la démission des deux hommes de la liste d’opposition: Xavier Chappaz, tête de liste en 2014, ancien président de la Compagnie des guides, et Georges Unia, l’emblématique ex-président de l’A.R.S.M.B., entré au conseil après la démission du N° 3 Jean Fabre en début de mandature. Ce sont deux fortes têtes qui quittent le conseil, on ne peut que le déplorer, surtout de la part du leader de la liste qui abandonne le navire. Les électeurs de la liste  jugeront.
La motivation de leur départ n’est pas très clairement exprimée. Ce n’est en tous cas pas un désaccord politique profond avec le maire Eric Fournier, ni le résultat d’une quelconque polémique ou d’un conflit sur un grand sujet. Au contraire, Georges Unia remercie ses collègues de la majorité pour le bon accueil qui leur a été fait.
On sent plutôt dans les propos de Xavier Chappaz comme un sentiment d’inutilité, peut-être même d’ennui (c’est mon impression personnelle). Ce n’est pas étonnant de la part d’élus qui n'ont pas beaucoup participé au travail des commissions et qui se sont ainsi coupés du corps des dossiers. Xavier Chappaz dit que leurs successeurs seront sans doute plus opérants et qu’il faut laisser la place aux jeunes, louable intention.
Les deux femmes de la liste Françoise Devouassoux et Isabelle Matillat, plus impliquées dans la vie communale,  ne démissionnent pas et honorent leur contrat électoral. Bravo à elles.
Les  deux suivants de la liste vont faire leur entrée  au conseil en remplacement des partants: Flore Marchisio et Christophe Delaage,  tête de liste socialiste aux élections municipales de  2008. Espérons que ces deux nouvelles figures apporteront un peu d’animation à l’assemblée communale.


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dimanche 7 juin 2015

La Maison des artistes est lancée !



Le 5 juin au soir,  le Tout Chamonix, le monde du jazz  et beaucoup d’autres se sont pressés à l’inauguration de la Maison des Artistes dans la Villa de la Tournette magnifiquement restaurée.
Nous avons pu visiter les lieux du sous-sol aux combles, agencés par Pascal Armand et magnifiquement décorés par Victor, un jeune chamoniard de 24 ans.
Dans le vaste sous-sol a été installé un salon attenant au studio d’enregistrement ultra-moderne, managé par des techniciens locaux.
Au rez-de-chaussée vous disposez d’un bar ouvert à tous, d’une grande salle et d’une scène où les musiciens se produiront : c’est le Jazz-Club. 
Dans les étages les musiciens se verront attribuer sept très jolies chambres avec toutes les commodités. La distribution d’origine et l’âme de la maison ont été fidèlement  respectées.
Il faut jeter un coup d’œil aux combles pour admirer la belle charpente  de cette maison bourgeoise originale bâtie par les frères Couttet en 1926 avec l’architecte Debry, plus tard  occupée  jusqu’en 2002 par Maurice Herzog.
N’oubliez pas de lever les yeux vers la girouette, au sommet de la maison, qui représente les deux frères Couttet en ski de fond. Cette girouette a failli disparaître, puis elle a été tristement réinstallée sans sa flèche au ras des bardeaux. Suite à mon intervention (voir article de ce blog du 13 novembre 2014),  l’architecte de la commune a fait refaire une nouvelle flèche.


 L’hôte des lieux, le jazzman  André Manoukian, a expliqué dans son allocution le mode de fonctionnement de cette  « Maison des artistes ». Des musiciens (de talent) viendront pour des séjours d’une semaine pour enregistrer leur travail. En échange de l’hospitalité qui leur sera donnée, ils produiront des concerts pour les chamoniards venus au Jazz-Club de la Tournettte. Des écrivains et des journalistes seront également invités. André met la barre très haut puisqu’il voudrait faire de cette maison la « Villa Médicis » de Chamonix. Jamais avare d’un trait d’humour, il a d’abord dit qu’en arrivant à Chamonix il pensait que la Tournette était une maison où l’on organisait des « tournantes »…  Puis il a suggéré, pour donner vie au parc, que l’on y expose la sculpture d’Anish Kapoor « Le vagin de la reine » actuellement installée au bord du Grand Canal à Versailles…




Eric Fournier le maire semblait ravi de cette belle réalisation portée à l’actif de son deuxième mandat. Une nouvelle vie est  ainsi donnée à une maison de caractère  (que le P.L.U. de 2004 avait prévu de détruire, avant que le maire de l’époque ne fasse machine arrière), dans un cadre magnifique. Il a expliqué comme il souhaitait que la vie de cette maison s’articule avec les structures communales ou intercommunales  que sont la Maison de la musique, la M.J.C., la Maison de la danse, le Majestic,  et leurs activités réciproques. André Manoukian acquiesce. La vie culturelle de Chamonix s’en trouvera bien sûr tirée vers le haut.
La soirée s’est poursuivie par un concert de jazz de qualité donné dans la grande salle avec deux  chanteuses à la voix chaude. Malia a chanté jusqu’à 4h du matin !

Le lendemain 6 juin, deuxième événement, avec une nouvelle vague de  chamoniards qui ont été invités à l’inauguration de l’ensemble Parc et Tournette.
L’adjoint Jean-Claude Burnet, maître d’œuvre de la restauration du parc, raconte le déroulement des travaux.  Je lui fais remarquer qu’il manque des corbeilles, on trouve beaucoup de canettes de bière dans les buissons !
Puis le maire demande à Christine Lasserre de  relater  l’historique de la maison et d’expliquer sa valeur patrimoniale.


Reste aujourd’hui entier le problème du « Grand Hôtel Couttet », haut lieu du tourisme international chamoniard de la fin du XIXème siècle. Cette belle bâtisse tombe en ruine, le maire promet de se pencher sur son sort « dans les mois qui viennent »…


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jeudi 21 mai 2015

Installations obsolètes
Mountain Wilderness nettoie notre montagne !
Je vous encourage à regarder cette  excellente vidéo.

Ici Vidéo de M.W.

Quelle est la situation dans la vallée de Chamonix ?
Nous ne sommes pas les plus mauvais élèves, et nous sommes épargnés par les graves pollutions constatées dans les Alpes du Sud.

Col du Mont-Lachat : les bâtiments militaires devraient être démantelés et le site rendu à l’état naturel. Les travaux doivent commencer à l’été  2015. Une masse de béton est à détruire et à évacuer. L’opération est pilotée par la commune de Saint Gervais, avec la participation de  W.W.F. et de Mountain Wilderness.

Pylône des Cosmiques : c’était l’arrivée du 3ème tronçon du téléphérique des Glaciers pour le sommet de l’Aiguille du Midi, section Glaciers-Col du Midi. C’est une masse de ferraille très inesthétique dans ce décor magnifique, qui de plus supporte toujours la ligne à haute tension qui alimente l’Aiguille du Midi. Son démontage est à l’ordre du jour. Le choix du maître d'ouvrage reste à finaliser parmi les quatre partenaires concernés : Compagnie du Mont-Blanc, Compagnie des Guides de Chamonix, Commune de Chamonix, Association Mountain Wilderness.

Benne de service de la Flégère : elle  a été démontée au printemps 2015 par la Compagnie du Mont-Blanc. Elle était inutilisée depuis des années et déparait le site du golf.

Téléphérique E.D.F. du glacier d’Argentière : son démontage est à l’ordre du jour.

Télésiège de la F.I.S. à Argentière et anciens téléskis des Pélerins et des Bossons : ils  ont été démontés et évacués en totalité par la municipalité de Chamonix (restent quelques blocs de béton à Argentière).

Téléphérique des Glaciers : l’ancienne ligne supporte toujours la ligne à haute tension de l’Aiguille du Midi. Plusieurs pylônes sont inutiles et devraient être démontés. Par contre les gares de la Para et des Glaciers, construites en granit taillé  appartiennent à notre patrimoine. Les bennes d'origine ont disparu, celles du second tronçon viennent de Rochebrune à Megève et ont été installées en 1949 (classées en 1992). Un grand nettoyage s’avère toutefois nécessaire. Responsable de la ligne : la Compagnie du Mont-Blanc.

Mer de Glace : c’est notre point noir. Chaque année, des tonnes  de détritus, dont beaucoup de câbles,  rejetés par le glacier, sont ramassés et évacués par les associations locales. Tous ces résidus proviennent des installations d’altitude de l’Aiguille du Midi et de la Pointe Helbronner, impunément abandonnés par les exploitants et vite recouverts par la neige, dans les années 1950 à 1980.

Les actuels domaines skiables de la vallée sont dans un état d’entretien satisfaisant.

La société d’Emosson envisage le nettoyage de certaines installations périmées.


Si parmi vous un randonneur a constaté, au cours de ses balades,  des installations obsolètes qui ne seraient pas citées dans cet article, je le remercie de bien vouloir m’en informer.







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dimanche 26 avril 2015

Chamonix, ton patrimoine fout le camp !



Une belle ferme du XIXème va disparaître aux Moussoux.
Des membres de l’Association du village sont inquiets.
Aucune mesure de sauvegarde ne la protège. Une demande de permis de construire a été déposée, qui prévoit sa destruction pour laisser la place à deux bâtiments modernes.
Des fermes anciennes, de beaux chalets du début du XXème, des maisons de caractère disparaissent ainsi, année après année, du territoire de notre commune.

Quand elles ne sont pas détruites, ces fermes  sont transformées, dénaturées par des travaux  peu respectueux de l’architecture d’origine, comme par exemple récemment dans le quartier des Glières. Heureusement, quelques-unes sont restaurées avec goût dans le respect de leur forme originelle.

La municipalité de Chamonix  ne fait rien pour sauvegarder son patrimoine vernaculaire.
Pourtant, en 2004, le C.A.U.E. de Haute Savoie avait entrepris un inventaire des typologies architecturales de Chamonix, complété en 2006 par une étude patrimoniale très complète signée de l’Architecte en chef des monuments historiques de la Haute Savoie. Ces études avaient  permis à  la ville d’annexer à son P.L.U. des cartes de servitudes et contraintes architecturales, qui mentionnaient en rouge les « immeubles à restaurer ou conserver dans leur enveloppe ». Mais cette première liste  ne répertoriait que les bâtiments remarquables des centres ville de Chamonix et d’Argentière. Au moins ceux-ci sont aujourd’hui protégés, ils ne peuvent être ni détruits ni transformés dans leur aspect extérieur, même si l’aménagement intérieur est libre de toute contrainte.
Sur proposition de la liste d’opposition avaient été rajoutés à cette liste la villa Buterfly et la villa Farman aux Pècles qui acquéraient ainsi un statut de protection. 



La commune devait compléter cet inventaire  en étendant la recherche aux écarts et aux villages. Elle ne l’a jamais fait. Aucun des deux maires des années 2000 ne s’est attelé à la tâche, malgré nos demandes répétées lors des deux derniers mandats municipaux.  Ainsi les belles fermes de nos villages ne sont nullement protégées. Y-a-t-il de la part des maires successifs une réticence, à motivation électoraliste, à empêcher des propriétaires privés de rentabiliser au mieux leur patrimoine immobilier ?

En 2004, alors que l’opposition de l’époque demandait le classement de l’ancien Hôtel Couttet et de son parc, classement approuvé par la D.R.A.C. contre l’avis du maire, le préfet de région décidait de suspendre sa signature  en échange  de l’ engagement  de la municipalité  à  entreprendre une  procédure de Z.P.P.A.U.P. (Zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager) qui aurait permis d’édicter de véritables mesures de protection pour le bâti remarquable de notre commune. Cette démarche n’a jamais été conduite à son terme par la municipalité Michel Charlet.
Le successeur Eric Fournier n’a pas non plus poursuivi la procédure, bien qu’il se soit engagé dans son programme électoral de 2008 à développer cette Z.P.P.A.U.P. 
En 2010, l’Etat a rebaptisé la Z.P.P.A.U.P  en  A.M.V.A.P.  (Aire de Mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine). Ce dispositif réglementaire   a disparu du programme du candidat  Eric Fournier en  2014. Aucun périmètre d’ A.M.V.A.P.  ne  protège donc les quartiers historiques de notre commune et de ses villages.  Le P.L.U. version 2014 affiché sur le site de la mairie ne cite même pas cette servitude d’utilité publique, puisqu’elle n’existe pas.
Le désintérêt des municipalités successives pour notre  riche patrimoine est donc flagrant.

La voie est libre pour les promoteurs qui peuvent impunément rentabiliser les surfaces à construire, profitant des nouvelles règles foncières avantageuses, et raser les constructions anciennes qu’aucune  mesure de préservation  n’oblige à préserver.  Ils ne s’en privent pas. Ainsi disparait petit à petit un patrimoine architectural exceptionnel, riche,  varié, qui faisait l’originalité de notre vallée. Notre paysage urbain change, s’appauvrit, perd ses marques historiques, au  profit de la grande banalité des constructions modernes d’aujourd’hui. 



N.B.  L'agent immobilier à l'origine de l'opération a aussitôt réagi à mon article. Il me précise que ce ne sont pas deux immeubles modernes qui seront construits à la place de la ferme, mais un immeuble moderne et une ferme reconstruite à l'identique aux normes anti-avalanches sur l'emplacement de l'ancienne  qui sera bien détruite. Il certifie que le résultat esthétique final sera tout à fait satisfaisant. Je resterai sceptique jusqu'à l'achèvement des travaux quant à la fidélité de la reconstitution.

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lundi 30 mars 2015

Quelle est la station du canton du Mont-Blanc qui a le plus fort vote écologiste ?


Deuxième tour des élections départementales

Réponse: c’est Les Houches, avec un pourcentage de 48.6%  des suffrages exprimés pour le binôme Europe Ecologie les Verts  Marion Bagnaud et Lionel Jacquet. Cela s’explique par la proximité de la commune avec la Route Blanche et ses poids lourds, et aussi parce que là est le siège de la l’ association  Environ’Mont-Blanc  dont la très active présidente est une houcharde de souche.
La station des Houches est suivie de près par Passy avec un score de 46,8%, ville d’attache des deux candidats et particulièrement touchée par les problèmes de pollution et les fumées de l’incinérateur.
Plus on s’éloigne de la nappe de pollution, moins le score écologiste est élevé : 40,3% à Chamonix (sans Argentière), 34,95 à Argentière (commune de Chamonix),  27,6% à Saint-Gervais, 20.36 aux Contamines. Il y a bien sûr l’exception qui confirme la règle : Vallorcine, pas du tout gênée par la pollution, a voté à 45,5% pour les écologistes, c’est une habitude pour cette petite station d’avoir un fort vote vert.

Le score moyen pour le canton de la liste E.E.L.V.  est de 39,26%, proche de celui de Chamonix (39,61%) ce qui est un résultat  historique comparé aux 0,15% au plan national !
Le Mont-Blanc faisait partie des 78 cantons français où les écologistes étaient présents au deuxième tour.
A ma connaissance, à l’heure où je rédige cet article, seuls deux conseillers départementaux écologistes ont été élus en Isère, encore était-ce sous une étiquette Union de la Gauche.

Le binôme Jean-Marc Peillex-Aurore Termoz recueille en toute logique une belle majorité de 60,74%.

La participation a été un peu meilleure qu’au plan national : 42,36% contre 41,94. Les habitants du Mont-Blanc se sont sentis  concernés par cette élection. La plus forte participation de 49,85% est à Saint-Gervais, fief du candidat Peillex. Servoz a bien voté aussi avec une participation de 48,1%. C’est Chamonix, pourtant commune dont la candidate Aurore Termoz est première adjointe, qui a le moins voté : 37,76%. Et il faisait mauvais temps !

Regardons de plus près le vote de Chamonix.
Les voix du binôme gagnant Peillex-Termoz sont inversement proportionnelles à celles des écologistes.
Le vote écologiste dépasse 40% dans quatre bureaux : Les Favrands-Barrats-Betty (47%), Les Bossons (45,92%),  Les Pélerins (45,12%), Les Mouilles-Frasse-Plaine des Praz (40,92%).
Il est intéressant de constater que Les Pélerins, quartier populaire,  avaient donné au premier tour le plus fort vote Front National de la commune, et de loin,  avec 23,3%. On peut donc conclure qu’une bonne partie des voix F.N.  se sont reportées sur les Verts. Les électeurs des Pélerins ont un peu boudé les candidats de la droite et leur première adjointe (tout est relatif!).

Le Conseil départemental de la Haute Savoie sera donc intégralement U.M.P. – U.D.I. – Divers Droite. Aucun candidat écologiste ou de la gauche n’a été élu. Le F.N. a été battu partout où il était présent au deuxième tour, et le plus souvent assez sévèrement.

Quelles sont les raisons de ce fort vote écologiste sur notre canton ? Certainement pas les positions très à gauche du parti E.E.L.V. dans le jeu de la politique nationale. Mais bien évidemment la forte préoccupation de nos populations face au problème de la pollution de notre vallée, et aussi l’inquiétude face au réchauffement climatique plus sensible et plus visible dans notre massif.

Nos maires ne pourront pas ne pas tenir compte de ce vote dans leurs politiques municipales. Il se doivent de prêter une attention toute particulière à leur action environnementale, en matière de pistes cyclables, de rénovation énergétique, d’économies d’énergie, etc…


Il ne nous reste plus qu'à espérer que la jeune Aurore Termoz  (benjamine du Conseil Départemental ?) saura garder son indépendance et sa liberté de vote aux côtés de son ténor-mentor Jean-Marc Peillex,  bien connu pour son fort caractère et pour son autorité.

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lundi 23 mars 2015

1er tour des élections départementales

Le canton du Mont-Blanc : un électorat très particulier !
Les résultats du premier tour font apparaitre un particularisme très  prononcé de l’électorat du Mont-Blanc par rapport à l’électorat national. Le nouveau grand canton du Mont-Blanc associe aux quatre communes d’origine Vallorcine-Chamonix-Les Houches-Servoz les villes de Passy, Saint-Gervais et Les Contamines.

Participation 
 Elle est assez faible dans le canton, comme d’habitude, avec  44,66%, contre 50,17% au plan national. Beaucoup d'habitants du Mont-Blanc sont modérément intéressés par les affaires publiques !

Résultats
En toute logique, la liste Divers Droite de Jean-Marc Peillex –Aurore Termoz arrive largement en tête avec 48,23% des suffrages exprimés (26,57% au plan national pour la droite),  Le canton confirme sa tendance droitière traditionnelle. Aurore Termoz, 1ère adjointe du maire de Chamonix Eric Fournier,  a une bonne image sur l’ancien canton de Chamonix et Jean Marc Peillex est impérial sur ses terres. Mais il est intéressant de constater que ce dernier  fait un meilleur score aux Contamines, station où il travaille (71,07%),  que dans sa propre commune de  Saint Gervais : (62,14) ! (C’était déjà le cas lors des municipales de 2014).

La première anomalie du scrutin est le très faible score du binôme P.S. Rebet-Sohier, avec 11,56% des voix, le  grand perdant  de cette élection si on ne tient pas compte du score anecdotique du Front de Gauche. Il  est largement devancé par le Front National et par les Verts. C’est un score médiocre pour les socialistes. Même en additionnant leurs voix à celles du Front de Gauche à 4,69%, soit un total de  16,25%, on est loin du score national PS-PRG-Divers Gauche  qui atteint 28,13%.   Les socialistes  se trouvent toujours  à peu près au même niveau déficient à chaque scrutin dans le canton de Chamonix depuis bien des années. Pourtant, l’une des têtes du binôme est cette fois-ci un chamoniard.

La deuxième anomalie est le score relativement  faible du Front national avec  17,53%,  à comparer aux 26,05% obtenus sur la moyenne nationale, mais en progression par rapport aux derniers scrutins  (13,87% aux européennes de 2014). Les deux candidats étaient des inconnus extérieurs à la vallée. On constate que le candidat local Laurent Garde pour Chamonix Bleu Marine aux municipales 2014, alors sévèrement battu avec 4,67% des voix, ne s’est pas risqué à se présenter aux départementales ! Aux Houches, le F.N. se hisse à 19%, mais à Servoz il se réduit à 10%. Ce modeste  résultat du F.N. est une constante dans la vallée de Chamonix, mais dès que l’on atteint Passy son  score remonte en flèche  (23%), pour atteindre 29,49% à Cluses.

La surprise est le bon  score obtenu par la liste Europe Ecologie les Verts, qui se qualifie de justesse avant le Front National pour le 2è tour avec 17,98% des voix.  Le souci de la pollution de la vallée, le jeune âge des candidats, la conscience écologique assez élevée des habitants du massif du Mont-Blanc  expliquent sans doute le résultat de cette candidature, mais il est habituel que les écologistes fassent de bons scores sur le canton (30.89%  aux européennes de 2009 !) où ils devancent toujours les socialistes.  Ils sont en progrès par rapport aux européennes de 2014 (14,69%). Au plan national,  les Verts n’ont obtenu  cette année que 1,81% des voix !
On ne peut pas comparer leur score au Mont-Blanc avec celui des  dernières cantonales de 2008, car il n’y avait alors pas de candidat écologiste, sinon Pascal Payot, étiqueté « Divers droite » contre son gré, qui avait fait l'excellent score de 32% des voix.

 Comment votent les chamoniards
Il est amusant de faire un petit zoom sur les élections à Chamonix. Les argentereaux votent un peu plus que les autres chamoniards, avec une participation de 40,38% contre 38,96% pour le « bas ».
Les argentereaux sont très matinaux, la plupart votent le matin, souvent très tôt, alors que les chamoniards votent plutôt l’après-midi.
C’est dans le bureau Les Praz-Les Bois- Le Lavancher que le binôme Peillex-Termoz fait son meilleur score : 59%. C’est aux Pélerins qu’il est le plus faible : 44%. Le total des voix obtenues sur la commune s’élève à 1422.
Le Front national fait son meilleur score aux Pélerins (23%), quartier populaire, et à Chamonix-sud-Centre sportif-Le Lyret (20%) et c’est aux Praz-Les Bois-Le Lavancher qu’il est le plus faible (9,5%). Il totalise 394 voix à Chamonix.
Le binôme Bagnaud-Jacquet pour Europe Ecologie les Verts fait son meilleur score aux Bossons (23,3%), plus concernés par la pollution,  et son chiffre le plus faible est réalisé aux Favrands-Les Barrats-Le Betty (15,4%). Il obtient 497 voix au total sur la commune.

Il y a donc de grandes disparités de votes sur le territoire de notre commune selon les quartiers.

Le duo Peillex-Termoz part avec une solide avance pour le deuxième tour et, sauf surprise,  devrait l’emporter dimanche prochain. Mais on peut craindre que le taux de participation soit très faible…


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