samedi 16 février 2013

L'homme, roi de la planète

Une vidéo à l'humour sombre, qui devrait nous faire méditer
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=WfGMYdalClU

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mercredi 13 février 2013

Conseil municipal du 8 février 2013 :


Nous avons voté pour le budget de fonctionnement  qui s’élève à 31 625 000 euros.
Mais quatre des élus de ma liste ont voté contre le budget investissements de 12 millions d’euros (les deux autres se sont abstenues).
Voici le texte de mon intervention au conseil :

« Ce budget 2013 liste toute une série d’opérations nouvelles  ou  l’achèvement de réalisations déjà entreprises,  qui pour la plupart sont des chantiers d’aménagement urbain dont le coût est très élevé (nouveaux arrêts de bus, aménagements de carrefours ou de parkings, desserte du quartier de l’aiguille du midi, etc...). La somme totale de ces investissements atteint 2,5 M d’€.
Nous ne nions pas la nécessité de ces travaux qui sont tous justifiés.
Ce que nous contestons, c’est leur inscription au budget 2013 au détriment de dépenses qui nous semblent absolument prioritaires, et auxquelles auraient dû être consacrées une partie de ces sommes.
En premier lieu,  nous déplorons l’absence d’investissements communaux dans le domaine des économies d’énergie, traduisant une faible volonté politique, après beaucoup d’effets d’annonces, pour mettre en œuvre notre Plan Climat Energie Territorial.

-          Aucune économie d’énergie pour les serres municipales.
-          Seulement 14 000 euros, très faible somme,  de travaux d’isolation (école du Tour, logements aux Favrands).
-          Aucun travaux d’isolation pour la plupart de nos bâtiments communaux – je pourrais parler des baies en simple vitrage du Majestic - on a vu les fuites d’air à gros débit décelées par la caméra thermique - Majestic dont le chauffage est un gouffre financier.
-          Seulement 30 000 euros – somme à répartir -  d’aide communale aux « énergies renouvelables »,  et toujours rien pour l’aide aux frais d’isolation des très nombreuses maisons privées, contrairement à la commune des Houches. Ces travaux d’isolation sont extrêmement onéreux, d’environ 500 € le m², huisseries comprises, coût insupportable pour la plupart des propriétaires. (In extremis, le maire annonce que dans cette ligne budgétaire doit être incluse l’aide à l’isolation, cela fera une bien petite somme pour chaque demandeur !)
-          Toujours aucun programme de réduction de l’éclairage nocturne.
-          Et toujours pas le moindre itinéraire cyclable marqué sur nos voiries, alors que dans votre programme  de 2008 vous aviez promis des pistes cyclables...

En second lieu,  nous aurions souhaité une large  réfection de notre réseau routier communal qui est dans un état désastreux, indécent pour une station de notre rang.
Après les 150 000 euros de 2012 (+ 50 000 de  « divers ») pour les couches de roulement (goudron), somme tout à fait insuffisante, vous n’inscrivez cette année que 400 000 euros, somme avec laquelle on ne peut traiter que 2 km de voirie, à savoir la Promenade Marie Paradis. Tout le reste du réseau, des km et des km, seront  bricolés avec des rustines dont on connait la très brève résistance aux intempéries. Notre retard s’aggrave d’année en année, malgré les nombreuses plaintes des riverains et malgré les sarcasmes des touristes qui font la comparaison avec d’autres stations.
Nous déplorons aussi, cette année encore, l’absence d’investissements pour la sortie de la vallée blanche.
Dans un autre ordre, nous nous inquiétons du non avancement de la révision générale du PLU, et en ce qui concerne la préservation de notre patrimoine, de l’absence de toute mise en route du programme AMVAP (Aires de Mise en Valeur Architecturale et Paysagère),  de la liste toujours non complétée des « bâtiments à conserver dans leur enveloppe ». Cette liste a été abandonnée depuis les années 90! Plusieurs demeures historiques de Chamonix, non protégées, sont d’ores et déjà menacées de disparition.
 Nous n'avons pas les mêmes priorités pour les investissements de la commune, nous voterons donc contre ce budget d’investissement. »

Comme d’habitude le maire répond sur quelques-uns de ces points - pas sur tous - . En habile politique, il conteste nos chiffres, pourtant issus de ses propres documents, et s’évertue à contredire nos observations. Il conclut : « on sent bien que les élections municipales de 2014 approchent ! ».

Voici les plus gros postes des dépenses d’investissements :
-          Quai des Moulins :
             surélévation du muret en protection contre les inondations          450 000 €
-          Parc du Couttet :
            aménagement paysager                                                                   311 000 €
-          Villa de la Tournette :
            toiture et charpente,  «le  clos et le couvert »                                 230 000 €
-          Les Tissières :
            viabilisation du futur secteur d’habitation                                       320 000 €
-          Maison de village à Argentière                                                        394 000 €
-          Quartier de l’Aiguille du Midi :
            voie de desserte latérale pour les nouveaux immeubles                580 000 €
-          Parking paysager du Fond des Gires (suite)                                     200 000 €

 AUTRES DOSSIERS DU CONSEIL MUNICIPAL
-          Le conseil approuve le principe de la délégation de service public pour  la construction et l’exploitation des domaines skiables de Chamonix.
-          Projet Stélandre :
            création de 7 logements en accession à prix maitrisé.
            La propriété Stélandre dont la mairie a fait l’acquisition se trouve aux Pélerins d’en       haut, en face du foyer des Jeunes travailleurs, sous le chemin des Géroux. Elle est            actuellement occupée par une ruine. 7 petites maisons individuelles de 70 à 85 m²            y seront construites pour un coût qui ne devrait pas dépasser 3500 € le m².
-          Montroc : ancienne école des Frasserands et maisonnette de la gare :
            Ces deux petits bâtiments font l’objet d’une mise à bail emphytéotique pour 50 ans.     La commune             dépensera 38 000 € pour la remise en état des deux logements de          l’école, et        123 000 € pour la réhabilitation de la maisonnette. Les candidats      peuvent se faire connaitre en mairie.
-          Réforme des rythmes scolaires
      Le conseil municipal décide de reporter à la rentrée 2014 l’application de la réforme,    après concertation avec les enseignants et les parents d’élève. Le coût pour la    commune serait de 150 € par an et par enfant.
-          Les policiers du CNEAS vont occuper à titre précaire l’ancien Hôtel Couttet pour y assurer les « formations de techniques d’interventions en hauteur ».

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samedi 26 janvier 2013

Découvrez les graffs de Chamonix: le street art révèle des talents!

De Montroc aux Pélerins, des surprises méconnues!
http://youtu.be/mtEIH_YFL80

Comment font-ils?
http://www.youtube.com/watch?v=AjEI11Dw-yU&feature=player_detailpage

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jeudi 17 janvier 2013

La municipalité s’inquiète-telle de l’état de notre forêt ?

Article rédigé en collaboration avec mon colistier Pascal Payot.
A paraitre dans le Bulletin municipal de janvier 2013.
Les forêts de la vallée, communales ou privées, ont payé un lourd tribu à la tempête du 29 avril 2012. Les conséquences de ce cataclysme  sont l’occasion de se poser un certain nombre de questions sur la gestion de ce patrimoine naturel.
Des milliers d’arbres sont tombés, certaines zones ont été entièrement rasées, à l’exemple de la forêt privée du secteur de Blaitière. Celle-ci venait d’être exploitée en 2011 et 2012 dans le cadre d’une  opération  novatrice, la première du genre.
Organisée par une Coopérative forestière, cette coupe, qui devait être un exemple de gestion forestière, a subi de plein fouet la tempête, au même titre d'ailleurs que certains autres secteurs exploités par l'ONF. Les tranchées ouvertes ces deux dernières années pour l’exploitation ont laissé sans défenses  les arbres situés en bordure. Il faut entre 5 et 10 ans après une coupe pour que ces arbres fragilisés se renforcent et retrouvent une certaine résistance face aux aléas climatiques. La tempête a eu raison d’eux.
il en résulte aujourd'hui de vastes zones déboisées dont l’avenir mérite une réflexion approfondie, de la part de l’ONF, des propriétaires et des élus.
A Blaitière ou ailleurs, l’évacuation incomplète des bois cassés expose la forêt à une attaque généralisée du bostryche qui pourra s’étendre aux espaces boisés environnants. On a déjà connu par le passé des dévastations causées par ce coléoptère et il aurait fallut cette année s’en protéger efficacement en évacuant très rapidement les résidus.
Mais l'été est arrivé et ce travail n'était manifestement plus une priorité.
Il faut dire que la tâche était immense et les moyens insuffisants. Le bostryche est arrivé, il a pondu dans les bois morts. Les générations futures se sont envolées de leurs nurseries pour passer l'hiver sous l'écorce d'autres arbres en attendant patiemment les conditions favorables du printemps. Souhaitons que l'hiver soit rigoureux (ce qui n'est pas le cas actuellement) pour que bon nombre de larves meurent durant leur sommeil ! SINON .......
Même si le foehn peut s’attaquer à des forêts saines, c’est surtout lorsque les futaies ne sont pas entretenues régulièrement, ce qui est le cas dans la vallée de Chamonix, qu’il cause des dégâts.
A l'heure actuelle, un arbre sur trois est de trop. Il n'y a plus de régénération, donc plus de relève immédiate lorsqu'un arbre meurt (coupe, accident.....). La forêt dégradée  ne joue plus, ou mal, son rôle de protection sur certains secteurs avalancheux ou exposés aux chutes de blocs. Nos forêts monospécifiques d’épicéas souffrent d’une  perte de diversité biologique.
Faut-il replanter ces zones dévastées ou laisser se faire une régénération naturelle ? L’expérience prouve que les  replantations d’essences moins sensibles au vent (mélèzes, pins, feuillus) n'ont jamais bien poussé.
Toutes ces jeunes plants sont, à l'heure actuelle, malmenés par la grande faune qui s’en régale, et par le ski hors piste dans ces nouvelles trouées, d’où un retard à une revégétalisation efficace. Des solutions existent mais elles sont coûteuses (grillages, protection des plants).
Quelle méthode d’exploitation faut-il envisager à l’avenir ? Le câble, la route forestière ou l’hélicoptère ? Quelle doit être la  fréquence  des coupes ? Que faire des bois coupés ? La commercialisation est-elle rentable ?
Comment traite-t-on les propriétés privées ? (identification, information, coopération forestière, etc......).
Un risque d’avalanches n’est-il pas apparu sur ces zones dénudées très raides, et comment s’en protéger ?
La commune doit répondre à ces questions et jouer son rôle dans ces domaines, dans l'intérêt de tous.
L’ONF envisage un plan d’action sur 10 ans et voudrait bien discuter du sujet  avec les élus. Mais seuls 2 élus sur 23 de la majorité ont  assisté à la commission municipale « forêt » du 11 octobre 2012, ainsi qu’un élu de l’opposition. Les présents ont convenu qu'il fallait se revoir en forêt pour parfaire l’observation et aborder les problèmes concrets.
Mais quand l’ONF a organisé une réunion sur le terrain le 23 octobre dernier, seul l’élu d’opposition s’est déplacé... La majorité actuelle se préoccupe-t-elle vraiment de notre forêt?


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mercredi 2 janvier 2013

Conseil municipal du 21 décembre 2012


Notre avenir avec la Compagnie du Mont Blanc! Résiliation des conventions
Certaines de ces conventions sont anciennes, obsolètes (Brévent 1925, Flégère 1954, Balme 1965) et toutes méritent d’être réactualisées et réécrites, y compris les plus récentes (Grands Montets 1988, Savoy 1989), afin de réunir les conditions d’une exploitation optimale sur un périmètre unifié et de lancer un plan d’investissements cohérent.
La commune et la Compagnie ont décidé de procéder à une résiliation amiable et anticipée.
Le terme de ces cinq conventions était fixé à 2018.
Courant 2013 sera lancée une procédure d’attribution de délégation de service public permettant la conclusion d’une nouvelle convention unique.
Un inventaire des biens de retour qui reviennent gratuitement à la commune sera dressé (remontées mécaniques, pistes, neige de culture, restauration).
Pour les biens de retour non intégralement amortis, la Compagnie percevra une indemnité de 63.041.635 €. Cette somme sera le droit d’entrée dont devra s’acquitter l’attributaire de la future DSP.
La Compagnie du Mont Blanc renonce aux indemnités compensatrices de « manque à gagner »  auxquelles elle aurait pu prétendre du fait de la résiliation anticipée des conventions.
On peut se demander qui, en face de la Compagnie du Mont Blanc, se portera candidat à la DSP. La toute puissante Compagnie des Alpes ? La Société Italienne Monte Bianco ? Une société Qatarie ? Le maire assure que l’expérience et la compétence du candidat seront pris en compte dans la décision de la municipalité.
L’Aiguille du Midi n’entre pas dans le cadre de cette résiliation. Sa convention date de 1950, elle a été aménagée par six avenants successifs. N’étant pas un domaine skiable comme les cinq autres sites, sa convention est différente. De nombreux investissements y sont devenus  indispensables, qui, ont été chiffrés à 18 millions d’euros. Ce montant ne peut être amorti sur la durée restante de la convention (2018). C’est la raison pour laquelle il est envisagé une prolongation de 10 ans, jusqu’à 2028.
Un septième avenant sera donc signé entre la commune et la Compagnie du Mont Blanc.
Les investissements porteront sur la gare de départ (terminée) et l’aménagement de ses abords, le téléphérique de service du Plan de l’Aiguille et la rénovation des bâtiments de la gare intermédiaire et du sommet.
Concernant  la télécabine de la Vallée Blanche, le futur avenant inscrit sa rénovation et sa sécurisation, sans augmentation de capacité ni modification de tracé.
La question a déjà été abordée en conseil privé le 11 décembre. Même si la société italienne qui construit un téléphérique ultra moderne à la pointe Herbronner est supposée exercer une pression sur Chamonix pour reconstruire un appareil à fort débit pour relier l'iguille du Midi, le maire assure vouloir garder l’entière maitrise de cet équipement intégralement implanté en territoire français.
Je me suis fais le porte parole des associations de défense du Mont Blanc qui demandent le démantèlement de cette télécabine, laquelle constitue à leurs yeux une agression visuelle inacceptable dans le cœur du massif. Mais une majorité semble se dessiner clairement dans le conseil municipal de Chamonix en faveur de son maintien.
 Débat d’orientation budgétaire
Je serai bref. Il est superflu de préciser que la conjecture n’est pas bonne.
Le concours financier de l’Etat est en baisse. La participation de Chamonix au fond national de péréquation des communes riches vers les communes pauvres nous pénalise fortement ainsi que  la communauté de communes, et ce prélèvement augmente fortement chaque année.
Autant dire que les comptes seront calculés au plus juste. Il n’y aura pas de création de postes. Les charges de fonctionnement devront être maitrisées. Nous ne pourrons pas contracter de nouveaux emprunts. La volonté est de ne pas augmenter les taux de fiscalité. Il est même prévu de baisser de 3 M€ l’encours de la dette !
Les investissements vont baisser de 9 millions à 7 millions d’euros. Les postes principaux sont la Maison de village à Argentière, le Centre culturel, l’aménagement du Parc Couttet, la caserne des pompiers, les programmes de logements (centre Jean Franco).
Divers : l’année 2012 aura été lourde en frais de déneigement ! Par prudence, le budget 2013 pour ce poste est augmenté de 20%. La moindre chute de neige de 10 cm sur Chamonix coûte 100 000 euros en déneigement !
Les deux remontées mécaniques de fond de vallée, téléski des Chosalets et télésiège du Mont, qui sont regroupées dans un budget municipal commun, ne sont pas rentables, car les recettes sont faibles et les charges élevées. Il a fallu, en 2012, donner une rallonge de 17 000 euros au gestionnaire des deux appareils, la Société de la Vormaine.
D’ailleurs pour 2013, cette société renonce à exploiter les Chosalets et ne gardera que le Mont. Les Chosalets seront confiés à la société de la Poya de Vallorcine, exploitante du domaine du Buet, qui ouvrira le domaine les mercredi et weekends jusqu’à fin mars.
Rénovation-extension de l’Hôtel Excelsior aux Tines
Une demande de permis de construire a été déposée par un promoteur pour la réalisation de 55 chambres supplémentaires  dans une extension construite à l’arrière de l’hôtel actuel. L’établissement sera classé en 4 étoiles et disposera d’un espace bien être et d’une piscine couverte.
Un contrat doit être signé entre la commune et l’EURL PATROS pour une durée d’exploitation minimale en hôtelleries de 30 ans.
Demande de permis de construire des « Chalets de Philippe » au Lavancher
Cette petite résidence de luxe voudrait augmenter sa capacité d’accueil de 6 à 13 chambres. Le chalet principal sera surélevé et six nouveaux mazots seront aménagés. Une piscine sera construite et, suprême raffinement, une chapelle baroque sera édifiée, pour séduire la clientèle russe...  L’établissement sera classé en 4-5 étoiles.
Une durée d’exploitation de 30 ans fait l’objet d’un contrat avec la commune.
Chamonix  se courchevelise...
Dans notre station le tourisme social disparait, les classes de neige ferment, la fréquentation des hôtels 2-3 étoiles est en baisse. Seuls les hôtels 4 étoiles sont en progression...  Chamonix se partage avec quelques grandes stations  la clientèle constituée par  les 1% d’européens les plus riches...
Projet de centre technique pour la commune de Chamonix
Il sera implanté sur un vaste terrain aux Pélerins d’en haut, au-dessus du foyer des jeunes travailleurs. Tous les ateliers et locaux techniques éparpillés sur le territoire de la commune y seront regroupés. Le Conseil Général, gérant de la RD 1506, y créera aussi un centre d’exploitation. Un hangar à sel commun sera édifié. Chamonix Propreté et la fourrière y trouveront leur place. Le projet communal est estimé à 6 240 000 euros.
D’autre part, une parcelle sera réservée aux artisans de la vallée.
Le conseil municipal approuve l’étude de faisabilité de ce projet et demande au Conseil Général d’assurer la maîtrise d’ouvrage. 

Je souhaite à tous mes lecteurs une très heureuse année. 
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lundi 3 décembre 2012

A Chamonix, l'argent n'a pas d'odeur...

CHAMONIX partenaire de BMW !
Chamonix qui prône le développement durable,
Chamonix qui se vante de son Plan Climat Energie Territorial,
Chamonix associé au PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère),

Chamonix qui veut favoriser et développer ses transports en commun,

Chamonix qui veut bannir les voitures de son centre ville,

Cette ville exemplaire choisit BMW pour financer son Office de Tourisme !
Un partenariat publicitaire de 35 000 euros est signé avec le fabricant de grosses voitures allemandes.
En échange de cette somme, une large publicité BMW est en bonne place dans les brochures de l’Office.
Un portique de départ de slalom a été installé aux Grand Montets, porteur de publicités vantant le système X-Drive, qui permet « un comportement sportif » à la voiture.
Deux voitures 4X4 F3 et X3 X-Drive seront mises à la disposition de l’Office.

Ma colistière Patricija Glasenknik et moi-même avons été les seuls, au Comité de gestion de l’Office de Tourisme, à dénoncer cette incohérence dans notre programme de communication. Nous aurions préféré un partenariat avec Patagonia, ou North Face, sociétés engagées dans une démarche environnementale, ou avec Salomon ! Mais non, les élus de la majorité et les socioprofessionnels du Comité, nullement gênés par cette contradiction apportée à l’image de la station, ont voté sans état d’âme ce partenariat financier.
Si encore BMW en profitait pour faire la publicité de son modèle électrique BMW i, mais non !
L’argent n’a pas d’odeur...

Voir l'excellente vidéo de TV Mountain:
http://www.tvmountain.com/video/montagne/9286-chamonix-bmw-mont-blanc-environnement-durable-gaz-a-effets-de-serre.html

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vendredi 23 novembre 2012

Conseil municipal du 16 novembre 2012


Cette séance assez lourde s’est  tenue  au Majestic  jusqu’à une heure tardive.
Elle a débuté par une minute de silence en l’honneur de René Dufour, ancien conseiller municipal,  récemment disparu.

Communications du maire
Montenvers : Un inspecteur général des sites doit venir examiner le domaine où une nouvelle liaison vers la Mer de Glace doit être aménagée pour accéder au glacier plus en amont.
 
PPA : Le maire annonce que 800 000 euros seront mis sur la table par l’Etat (ADEME) et par les collectivités pour aider les particuliers à s’équiper en chauffages à bois performants.
Les camions euro 2 sont bien interdits au tunnel du Mont Blanc, mais l’interdiction  des  euro 3 se heurte à des discussions de la part des... italiens, ou du moins de la société italienne du tunnel qui réclame aussi un deuxième tube ! Nos chers amis transalpins seraient-ils les empêcheurs de tourner en rond pour la mise en route de notre PPA qu’ils  contestent?
Train : malgré quelques retards dans le chantier, RFF a une obligation de résultat, celle d’ouvrir le tunnel des Montets dès le début de l’hiver pour la circulation routière, que ce soit avec des bus de 15 ou 20 places.
Avalanches : je me fais l’interprète de l’association AIRAP (Association pour l'Information sur les Risques d'Avalanches et leur Prévention) , créée en 2005 par les parents de 3 jeunes  morts dans l’avalanche de Péclerey en 1999, qui s’inquiète de la non prise en compte des conclusions de l’expert Richard Lambert mandaté par elle pour l’étude de 51 couloirs  de la vallée insuffisamment  étudiés  par le PPRA de 2010. Les conclusions de cette expertise  aggraveraient le risque pour un certain  nombre de couloirs  et l’association estime que les habitants proches devraient en être aussitôt informés. En conséquence, le Plan communal de sauvegarde  devrait être modifié dès cet hiver. Le maire se retranche derrière l’avis du préfet qui dit ne pas vouloir  se contenter d’une seule expertise privée, et mandate une commission constituée de 4 experts internationaux pour reprendre l’expertise Lambert.
Sur mon insistance, le maire prend l’engagement de prendre toutes dispositions nécessaires  dès cet hiver pour  compléter le Plan communal de sauvegarde s’il s’avérait que la commission d’experts concluait pour certains couloirs à une nette aggravation du risque par rapport à celui indiqué sur le PPRA.
Il s’indigne par contre des propos diffamatoires du président de l’association AIRAP qui laisse sous entendre, dans une lettre récente adressée à tous les élus, qu’en février  1999  une ségrégation aurait été effectuée par la commune pour l’information des habitants de Montroc sur le risque d’avalanche dans le secteur entre les gens du pays, tenus au courant, et les résidents secondaires, maintenus dans l’ignorance.

Principaux dossiers à l’ordre du jour
Centre de bien-être
Le conseil choisit ce soir l’un des deux candidats sélectionnés pour présenter ce projet implanté sur le bord du lac du centre sportif. C’est la société italienne Quadratec  Srl,  gestionnaire du centre thermal de Pré Saint-Didier,  qui est choisie. Par rapport à la société chamoniarde concurrente Deep Nature, Quadratec  offre une meilleure intégration architecturale, un impact environnemental limité, une redevance nettement supérieure, une bonne complémentarité – et non pas une concurrence – avec le centre sportif voisin. Bien que certains  élus regrettent qu’on n’ait pas confié la réalisation au chamoniard dirigeant de Deep Nature, le conseil autorise le maire à signer avec la société Quadratec le contrat de délégation de service public.
Coopération avec la commune de Demdeng au Cameroun
Le conseil approuve la programmation et le financement  d’un programme d’alimentation en eau de trois villages de cette commune. Chamonix versera une somme de 17 000  euros. Le maire présente une demande d’aide auprès de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, du ministère des affaires étrangères et de tout autre partenaire.
Frais de secours
Si vous êtes accidenté à ski à Chamonix cet hiver, et si vous n’êtes pas assuré, il vous en coûtera 252 euros sur la piste de ski de fond, 396 euros sur les pistes de ski alpin, 623€ si vous vous êtes éloigné des pistes, 719 € si l’intervention d’un hélicoptère privé est nécessaire, et de 885 à... 16 000 € ! si une médicalisation  sur place est nécessaire...
37 514 euros de secours sur piste avancés  par la mairie n’ont pu être récupérés auprès des accidentés. Le conseil donne son accord pour l’admission en non valeur de ces produits irrécouvrables. La plupart de ces sommes perdues concernent des skieurs russes, qui ne constituent pourtant que 5% de la clientèle. Le recouvrement de ces dettes s’avère impossible.
Rehaussement du muret du Quai du Vieux Moulin
C’est le point le plus bas de la ville, et le risque de débordement de l’Arve à ce niveau  est réel, à proximité de la rue des Moulins. Il faut construire un nouveau muret de 0,95m qui protègera des crues les plus courantes seulement. Le coût de l’opération est estimé à 400 000 euros.
La taxe de raccordement à l’égout jusqu’alors payée pour toute construction nouvelle est remplacée par  la PFAC (Participation pour le Financement de l’Assainissement Collectif). Son montant est de 3 500 euros !
Vente de parcelles communales aux Tines
Ces parcelles  2487 et 2687 se trouvent en face de la chapelle des Tines, sous la route départementale.  La commune les met en vente au prix de 800 000  euros. Le conseiller municipal Marc Peters, avocat et compétent en gestion immobilière, ancien président de la commission logement de la commune de Chamonix, conteste vivement cette décision de la commune et estime que celle-ci aurait obtenu une bien meilleure valorisation en  gardant  ces parcelles pour y réaliser une opération immobilière d’accession à la propriété. Soudain saisi par le doute, le maire décide de retirer le dossier de l’ordre du jour et de le reporter à une séance ultérieure, après examen de la proposition Peters.
Ancien Bâtiment EDF Avenue du Mont-Blanc
4 lots sur 8 ont trouvé acquéreur à des prix s’échelonnant de 113 643 € pour 35 m² à 261 690 € pour 79 m². La commune n’a pas de candidats pour les  4 autres appartements. Elle décide d’élargir les critères de sélection afin de permettre à davantage de personnes  de pouvoir postuler. Le conseil approuve les clauses anti-spéculatives qui ont pour objectif d’afficher clairement la destination de résidence principale du programme et de limiter toute spéculation en cas de revente. 
Le conseiller Marc Peters, élu de la majorité mais devenu opposant, intervient une nouvelle fois avec des arguments solides  pour contester la façon de faire de la commune. Il estime qu’elle  devrait garder les 4 appartements  invendus et les mettre en location. Il en résulte une vive discussion avec le maire, au cours de laquelle l’élu rappelle   que c’est pour des mésententes du même ordre qu’il a  démissionné de tous ses mandats exécutifs l’année  dernière. Il annonce qu’il enverra une lettre de démission de sa participation à toutes les commissions municipales.
Trois des commerces ont trouvé preneurs en location avec bail commercial : les éditions Guérin occuperont la totalité du niveau supérieur, avenue du Mont-Blanc. Au niveau inférieur rue des Moulins s’installeront une épicerie fine et une vente de produits dédiés à l’environnement avec espace culturel et de convivialité. Un lot reste à attribuer.
Sous-sol de la chapelle du Tour : futur hébergement de secours en hiver
Un accord a été trouvé avec l’Association Diocésaine d’Annecy pour la mise à disposition d’un local de 90 m² aménagé en espace de sommeil avec kitchenette et sanitaires. Les travaux d’un coût de 100 000 € seront à la charge de la commune.
Centre de secours des Favrands
Les Hôpitaux du Mont Blanc  disposent d’un bail emphytéotique sur la parcelle communale boisée destinée à recevoir la nouvelle caserne. Un avenant au bail doit être signé pour qu’une surface de 18 636 m² soit distraite et attribuée gratuitement au SDIS.
Une somme de 18 000 € est attribuée au skieur chamoniard Guillermo Fayed, suite à ses résultats de la dernière saison, au regard de l’utilisation de son image par la collectivité.
Augmentation de notre capital à la Compagnie du Mont-Blanc
Suite à son départ en retraite, l’ancien PDG Jean Marc Simon cède la quasi-totalité des 8,89% du capital qu’il détient dans la CMB. La SAEM Vallée de Chamonix Mont Blanc, qui  détient à ce jour 16,02% des parts, décide d’acquérir 25% de ces parts, pour un montant de 1 200 000 €.  25 autres % sont acquises par le Groupe Riboud-Seydoux et 50% par l’actionnaire majoritaire Compagnie des Alpes. La SAEM détiendra donc 18% du capital à l’issue de cette opération.
La SAEM doit contracter un prêt de 1 200 000 €. La commune lui accorde une garantie d’emprunt sur 50% de cette somme.

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