vendredi 28 juin 2013

Conseil municipal du 26 juin 2013

Le conseil s’est tenu au Majestic dans la belle salle Paul Payot.

Communications du maire
Le Fond Air Bois est mis en œuvre de façon effective. Les collectivités attribuent une aide de 1000 euros pour le changement des appareils de chauffage au bois les plus polluants.

Cinq vélos électriques sont à louer pour 10 € la journée à l’Office de Tourisme. Je fais remarquer un petit problème, le préposé chargé de donner les vélos, d’expliquer leur fonctionnement et de conseiller des itinéraires ne travaille que 5 jours sur 7. Donc les samedis et dimanches, en son absence, les hôtesses de l’Office, déjà débordées en ce début d’été, ne peuvent quitter leur comptoir. Donc la location est impossible...

La très belle exposition Gabriel Loppé a été inaugurée le 25 juin. A ne manquer sous aucun prétexte.

Une petite cérémonie a eu lieu le 20 juin devant la plaque commémorative du Général  Milan Rastislav Stfanik à l’observatoire Vallot, en présence de l’ambassadeur de Slovaquie. Général de l’armée française, cofondateur de l’Etat de Tchékoslovaquie à la sortie de la 1ère guerre mondiale, Stefanik  était également un scientifique, collaborateur de Jules Janssen avec lequel il a participé à plusieurs expéditions astronomiques au sommet du Mont-Blanc. Il est mort dans un accident d’avion la veille de sa prise de fonction comme ministre du nouvel Etat.

Le train de la vallée reprendra son service le 4 juillet, jusqu’à Argentière, sans  augmentation de cadencement cette année encore. Le tronçon Vallorcine-frontière suisse devrait ouvrir en octobre. Le tunnel des Montets ne sera mis en service que le 9 décembre 2013.

Principaux dossiers du conseil

Qui l’emportera d’Anne Delestrade ou de Christine Janin ?
La commune se porte acquéreur, conjointement avec le CREA, du Labotatoire Vallot,
avec une proposition de 100 000 €.
Rappelons que l’estimation des domaines est de 202 500. Il y a fort à parier que Christine Janin, sévère concurrente,  et son association « A chacun son Everest » sont prêts à mettre une somme beaucoup plus importante pour acquérir non le bâtiment, mais la parcelle. Le maire compte sur l’intervention de l’Etat pour faire respecter les termes du legs qui stipulent que le bâtiment doit être maintenu dans sa vocation originelle dédiée à la recherche et à la science.
Il soutient que la parcelle est inconstructible car en zone d’espace boisé à conserver et en limite de zone rouge d’avalanche. La parcelle du chalet Vallot de Christine Janin contigu dispose d’un COS résiduel lui permettant de construire l’espace de relaxation-yoga projeté. Alors où est le problème ? L’association désire-t-elle simplement agrandir son parc ?
On attend avec inquiétude la décision des domaines.

Compte administratif de l’année 2012
Comment vous résumer les 70 pages de chiffres du document financier remis aux élus ?
Le contexte est difficile : la contribution de l’Etat (DGF) a baissé de 8% en 5 ans. La suppression de la taxe professionnelle est très pénalisante pour les communes.  De plus, le prélèvement nommé « péréquation fiscale » sur les communes riches vers les communes pauvres  a coûté cette année 895 000 euros à la Communauté de communes. Il passera à 1,4 M en 2014, et la communauté ne pourra plus le prendre en charge en totalité. Il faudra que les communes mettent la main à la poche.
Depuis deux ans, les frais de déneigement ont été considérables : 800 000 € de surcoût en 2012.
Il a fallu augmenter la fiscalité de 2,5% en 21012.
La commune est endettée pour 65,7 millions d’euros. Des négociations sont menées avec les banques pour diminuer l’encours des emprunts structurés.
Le budget de fonctionnement s’élève à 32 431 399 €. Les charges de personnel représentent 46%.
Les investissements sont chiffrés à 15 516 643 €.

Rapport sur l’eau et l’assainissement
La consommation d’eau sur la commune a diminué de 1,8%.
Il y a toujours autant de fuites sur le réseau : les pertes ont été de 562 827 m3 en 2012, soit 11,9 m3 par Km et par jour ! Il parait que c’est une valeur moyenne...
La facture de 120 m3 d’eau-assainissement coûte en 2013 à Chamonix  374,45€ !

Le chalet-buvette du Cerro est confié à Alexandrine Desalles, qui remplace Florence et Lionel Tarantola, désormais gestionnaires du Paradis des Praz. Elle-même quitte la buvette de Caillet où elle placera une remplaçante.

La sortie de l’Ecole Jacques Balmat aux Pélerins sera sécurisée par deux plateaux piétons et une chicane.

Révision au télésiège des Bossons
En 2012, l’installation a été déficitaire de 19 000€.  Si l’on veut néanmoins pérenniser l’appareil, qui assure une animation indiscutable au village en été, il faut procéder à une « Grande Inspection » qui coûte 900 000 € HT. Le télésiège ne fonctionnant pas en hiver, il est inutile de conserver l’aire de débarquement intermédiaire utilisée par les sauteurs. Celle-ci n’est d’ailleurs pas conforme, la distance de survol des habitations étant trop faible. Il convient donc, en plus de l’inspection, de rehausser 3 pylônes à ce niveau (coût : 110 000 € TTC). Le coût total de la remise en état serait de 350 000€.
Notre collègue Marie-Noëlle Fleury regrette qu’on ne remette pas en fonction le télésiège en hiver lors des compétitions de saut, avec maintien de l’aire de débarquement intermédiaire pour les sauteurs. Bien qu’elle soit présidente du comité du Mont Blanc, elle n’a pas été consultée sur le devenir de ce domaine skiable.



L’ancienne école des Frasserands est attribuée par bail emphytéotique à un jeune couple de la vallée avec deux enfants. 

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mercredi 19 juin 2013

REMONTEES MECANIQUES DE LA VALLEE DE CHAMONIX: La Compagnie du Mont Blanc peut-elle être détrônée par un outsider ?

Le 19.04.13, après publication dans les journaux spécialisés de l’appel à candidature portant sur la construction et l’exploitation des domaines skiables de la commune de Chamonix, deux candidats ont déposé un dossier en mairie de Chamonix.
La commission de délégation de service public  à laquelle siège votre serviteur a procédé à l’ouverture des plis le 2 mai 2013.

Les deux candidats sont :
La SA SEPP, Société d’Equilibre du Plateau du Prarion, dirigée par Pierre Hottegindre de Saint Gervais.
La SA Compagnie du Mont Blanc, PDG Mathieu Dechavanne.

La commission a vérifié si les critères de sélection des candidatures étaient satisfaits :
entre autres, et principalement :
garanties professionnelles et financières.
aptitude à assurer la continuité du service public et l’égalité des usagers devant le service public.
Les deux sociétés ont communiqué toutes les pièces exigées.

La SEPP a un chiffre d’affaire modeste de 127 K€, surtout depuis qu’elle a perdu une partie de son domaine skiable avec la restructuration du SIVU  Les Houches Saint Gervais en  société LHSG où la compagnie du Mont Blanc est actionnaire majoritaire.
Le résultat net ressort à 649 K€ en 2012. Elle a une trésorerie positive à  4,1 millions d’euros.
Son endettement est nul, sa situation est saine.

La CMB a un  résultat net excédentaire de 4,03 M€, une   trésorerie de 21,2 M€.
Elle supporte un endettement assez lourd, mais sur des investissements réalisés.
Son chiffre d’affaire est de 58,7 millions d’euros en 2012.

Les deux candidats ont été admis à présenter une offre, qui sera déposée début juillet.

Bien évidemment, les capacités financières des deux sociétés ne se comparent pas.
Le droit d’entrée est déjà de 61 millions d’euros, pour l’acquisition des biens de retour.
Il faut ensuite établir un programme d’investissements, au moins pour les dix premières années, soit dix millions d’euros à mettre sur la tabler, en plus.
Les candidats devront joindre à leur offre une lettre d’engagement des établissements financiers qui les soutiennent.
Et si la SEPP arrivait avec un gros opérateur financier ? Elle apporte les compétences, le savoir faire, et un partenaire solide apporterait le financement ?
Tout est possible ! Il appartiendra à la commission de délégation de service public de choisir entre les deux postulants, choix qui sera soumis au conseil municipal qui prendra la décision finale.  La commission  jugera, dans l’intérêt de la commune - son seul critère -   sur la qualité du service proposé, sur l’intérêt, l’opportunité et l’importance des investissements envisagés, la capacité financière,  les prix, etc...

C’est une bonne chose qu’il y ait deux concurrents, ils seront ainsi obligés  de présenter une offre qui ne pourra souffrir d’aucune approximation et qui devra nécessairement se situer au niveau de l’excellence.

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samedi 25 mai 2013

Conseil municipal du 23 mai 2013


Minute de silence en mémoire de Patrice Delorme, employé municipal brusquement décédé.

Un nouveau conseiller est arrivé dans l’équipe majoritaire, en remplacement d’Alain Lurati démissionnaire : il se nomme Jonathan CHIHI , il a 24 ans, il est étudiant, il était en 25è position sur la liste d’Eric Fournier en 2008.

Villa de la Tournette
Le maire informe le conseil  des trois réponses reçues à l’appel à projet pour cette maison historique acquise au patrimoine communal. Deux de ces réponses ne présentent aucun intérêt.  Mais la troisième, émanant d’un artiste connu dont le maire ne veut pas encore révéler le nom, compte tenu des négociations en cours, a retenu toute l’attention des élus du groupe de travail auquel siège votre serviteur.
C’est un secret de polichinelle, cet artiste bien implanté à Chamonix, organisateur d’un festival réputé dans la vallée, propose un projet tout à fait intéressant d’animation artistique pour la Tournette, avec café-bar entre autres. Il apporte un financement appréciable pour l’aménagement intérieur, tandis que la commune finance les travaux extérieurs : toiture, charpente, fenêtres, dalle, pour un total de 300 000 euros. Le nom de ce repreneur devrait être officialisé  très prochainement.


Motion/Interpellation de l’ATMB
Le conseil à l’unanimité vote une motion par laquelle les élus :
-          déplorent le refus de la société d’intégrer dans son programme d’intégration environnementale l’opération de protection acoustique du secteur des Tissières.
-          Renouvellent leur demande pour interdire la circulation de transit des P.L. euro 3.
-          Jean-Louis Verdier demande aussi l’interdiction du stockage des camions sur la rampe d’accès en cas de fermeture du tunnel, d’autant plus que cette attente se fait presque toujours moteurs allumés, source importante de pollution.
-          Bernard Ollier y rajoute son  regret du refus de l’ATMB de participer aux frais d’aménagement du paravalanche de Taconnaz.

« Stratégie pour l’avenir »
Placée sous l’égide de l’Espace Mont Blanc, cette opération antérieurement appelée « Plan de Gestion » - terme que je trouvais beaucoup plus explicite – définit le cadre général des actions à engager de manière  coordonnée  sur les trois versants du Mont Blanc pour traiter des grands dossiers que sont la préservation de l’exceptionnalité du massif, l’exemplarité du massif face aux enjeux climatiques et de développement durable, la nécessité de favoriser une économie respectueuse de la ressource et la qualité de vie des habitants.
Ce plan d’action se décline autour de 18 grands axes et propose des mesures concernant les espaces d’altitude, les vallées et les territoires de proximité. Il est présenté sous la forme d’un document de 40 pages soumis  aux élus des communautés de communes et des communes du territoire.
Votre serviteur siège au Comité de Pilotage de cette « Stratégie », non en tant qu’élu, mais en tant que représentant de l’association ProMont-Blanc.
Le conseil municipal émet un avis favorable sur cette démarche.

Observatoire du Mont-Blanc
C’est l’un des cinq volets, au même titre que le Plan de Gestion,  du chapitre « camp de base » du PIT de l’Espace Mont-Blanc (Plan intégré transfrontalier ).
C’est un outil qui permet de prendre connaissance des très nombreuses données collectées dans notre territoire tri national.  Vous pouvez y consulter 32 indicateurs sociaux, économiques ou environnementaux très utiles dans l’élaboration des politiques transfrontalières. Ce document est très instructif.
Je ne peux que vous encourager à découvrir vous-même cet instrument performant :
www.pit.espace-mont-blanc.com
(cliquer colonne de droite sur "camp de base" puis sur "observatoire du Mont-Blanc"

Un concurrent pour la Compagnie du Mont Blanc
Deux dossiers ont été déposés en mairie dans le cadre de la délégation de service public pour l’exploitation et les investissements des remontées mécaniques de la commune de Chamonix.
Bien évidemment, la Compagnie du Mont Blanc postule à sa propre succession.
Mais un autre dossier a été jugé recevable par les élus de la commission : celui de la SEPP, Société d’Equilibre du Plateau du Prarion, dirigée par la famille Hottegindre, de Saint Gervais.  Cette société a été reconnue comme tout à fait compétente dans son domaine d’exploitation de remontées mécaniques.
Début juillet les offres détaillées des deux sociétés seront sur le bureau du maire, après consultation d’un cahier des charges de 80 pages !
Cette concurrence inattendue est tout à fait positive pour la commune, elle oblige chacun des deux postulants à présenter le meilleur de leurs propositions !

Piste de VTT abandonnée à la Flégère
La Compagnie du Mont-Blanc  avait tracé à grands frais une piste VTT sur la descente de la Flégère. Trop raide, trop technique, même dangereuse, elle a d’emblée été boudée par les pratiquants. Elle est aujourd’hui abandonnée.
Notre colistier Pascal Payot demande que la Compagnie du Mont-Blanc restitue le tracé dans son état naturel.

Goudronnage des routes
Lors du vote du budget 2013, notre liste avait déploré les sommes insuffisantes inscrites pour renouveler les couches de roulement de notre voirie communale, dans un état désastreux après deux hivers difficiles. Nous avons été entendus, puisque le conseil vote aujourd’hui une rallonge de 240 000 euros pris sur des travaux différés.

Tarifs de la Compagnie du Mont-Blanc
Comme chaque année, ce dossier provoque de nombreux débats animés à la table du conseil. Les  quelques tarifs proposés sont en augmentation de 2,34 à 3,21% selon les produits.
Au nom de notre liste, je déplore que la compagnie ne présente pas en ce printemps la grille complète de tous les tarifs (habituellement ces nouveaux tarifs ne nous sont soumis qu’à l’automne). Nous estimons que 44,75 euros pour un forfait journée au Tour est une somme excessive non conforme à la prestation proposée. Nous émettons le regret que le conseil ait accepté voici quelques années le principe de la tarification unique sur tous les sites, sur des domaines qui ne justifient pas de payer la même somme que celle qui est demandée à Lognan Les Grands Montets.
Tentés par l’abstention, nous acceptons finalement de donner notre accord, pour qu’il ne nous soit pas reproché d’entraver les négociations avec le concessionnaire pour la nouvelle délégation de service public.

Démolition du Centre Jean Franco
Le conseil donne son accord pour la destruction des ces immeubles, en attendant la construction de l’EHPAD et de la crèche.

Poste d’Argentière transférée à la Maison de Village
Une convention est signée avec La Poste pour l’ouverture d’une agence postale dans la Maison de Village.
Un appel à projet a été lancé pour l’utilisation de l’ancien bureau face à la mairie.




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jeudi 9 mai 2013

Jean Marc Peillex couve "son" Mont-Blanc

Le maire de Saint Gervais, propriétaire de la Voie Royale au Mont Blanc, garde la main!
Voir la vidéo:

http://www.youtube.com/watch?v=xSHGyiHeOlI

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samedi 20 avril 2013

Conseil municipal du 18 avril 2013


Voici quels ont été les principaux dossiers étudiés lors de la séance du conseil municipal du 18 avril à l’Hôtel de ville.

Communications du maire
Le trafic ferroviaire sur la ligne de la vallée devrait être rétabli le 8 ou 9 décembre 2013, mais le cadencement à la demi-heure ne sera toujours pas possible, car les travaux de signalisation et d’automatisation de la ligne ne seront toujours pas effectués... Nous retrouverons donc le cadencement ancien à l’heure, et il faudra attendre une année de plus...
La Poste d’Argentière va fermer. Ses locaux seront affectés à une activité commerciale ou de bureau, un appel d’offre est lancé.
Une « Agence Postale » ouvrira dans la Maison de Village.
Observatoire du Mont Blanc
Le maire renouvelle le vœu à l’unanimité du conseil de préserver l’observatoire dans le domaine public avec une affectation scientifique en soulignant l’intérêt patrimonial majeur du bien.

La demande du maire à l’Etat de réexamen bienveillant du dossier en décembre 2012 n’a pas été entendue puisque la procédure de vente se poursuit.
L’Observatoire a été mis en vente par les Domaines le 8 avril, au plus offrant, sans que soit reprise la condition d'usage scientifique imposée par J. Vallot lors de son legs.
Anne Delestrade, la directrice du CREA, a été reçue par le Cabinet de la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Madame Fioraso  et par ses services. Le CREA souhaite que la procédure de vente soit interrompue.
Continuez donc à diffuser la pétition autour de vous (www.creamontblanc.org / facebook) voir ci-dessous mon article du 28 mars
Merci pour le CREA !

Dossiers du conseil
Nouvelle composition de l’assemblée communautaire en 2014
La loi du 16 décembre 2010 modifie la répartition  des sièges entre les communes à l’assemblée intercommunale.
Le nombre total d’élus passe de 37 à 33, chacune de nos quatre communes perdra un siège. La répartition sera la suivante :
Chamonix 16 sièges
Les Houches 9 sièges
Servoz 5 sièges
Vallorcine 3 sièges

Un protocole d’accord très complexe avec la Compagnie du Mont  Blanc régira les conditions d’accès et de vente des forfaits MBU et MBM dont elle est propriétaire. Ce protocole sera opposable auprès du délégataire  de la future délégation de service public des domaines skiables de Chamonix, dans l’hypothèse de la désignation d’un nouveau concessionnaire. Un protocole spécifique est rédigé pour le télésiège des Bossons.

Lotissement des Tissières aux Bossons
La commission d’appels d’offres a désigné l’opérateur chargé du programme immobilier : c’est la société SEMCODA, bien connue en Haute Savoie, qui a remporté le marché.
La répartition des logements sera la suivante :
21 en locatif social
12 en PSLA (Prêt Social Location Accession)
12 en accession à prix maitrisé

Ancien bâtiment EDF avenue du Mont-Blanc
La vente des appartements se poursuit.
Le lot N° 7 de 70,90 m² a été vendu au prix de 213 763 euros.
Trois logements restent encore à attribuer :
Lot N° 11, 64,50 m²
Lot N° 12, 52,70m²
Lot N° 14, 58,70m²

Adhésion au dispositif Duflot
Cette loi remplace la loi Scellier.
Le conseil sollicite le Préfet de région pour l’adhésion à ce dispositif qui ouvre droit à une réduction d’impôt de 18% pour l’achat d’un logement neuf mis en location  avec un loyer plafonné.

Acquisition de la Montagne de la Barme
Il s’agit d’un ancien alpage, rive gauche de la Diosaz, dans un lieu magnifique mais très isolé.
La SAFER a acquis d’un privé ces 600 hectares avec deux bâtiments.
La commune est intéressée pour les acquérir et garantir le maintien de leur naturalité. Le prix en est de 147 000 euros, mais une subvention de 30% pourrait être accordée par le Conseil Général.
Nous faisons remarquer que la commune devra investir pour entretenir les bâtiments.
Notre collègue Pascal Payot explique qu’il sera difficile d’y implanter une activité pastorale, compte tenu de l’éloignement et de l’inaccessibilité du lieu.
Un projet de refuge avait été envisagé, mais n’a pas abouti.

Montagne du Pré du Rocher
La commune y a acquis des consorts Ravanel 35 hectares de forêts et pâturages.
Elle confie la gestion pastorale des 3,70 ha de parcelles d’alpage à l’Association Foncière Pastorale de Chamonix qui les confiera à un exploitant agricole.

Chalet-buvette du Paradis des Praz
Sa gestion a été confiée pour 9 ans à Florence et Lionel Tarantola, qui tenaient jusqu’à ce jour la buvette du Cerro, qu’ils devront donc quitter. Une nouvelle délégation de service public désignera leur successeur.

Chalet-buvette des Gaillands
C’est l’ADSM (Association de Développements des Sports de Montagne), autrement la Compagnie des Guides de Chamonix, qui en toute logique reprend la gestion de cette buvette. Nul autre n’a pu concurrencer leur excellent programme d’investissements.

Chalet-buvette du Rocher des Mottets
Il n’y avait qu’une candidature  qui a été retenue. Il s’agit de Cathy Simond et d’Olivier Decrette, qui sont les successeurs approuvés et accompagnés par le gestionnaire sortant, Serge Tresamini.

Une indemnité difficile à accorder...
Un employé municipal a fait l’objet en 2006  d’une condamnation pénale pour un délit grave.
La commune a souhaité ne pas réintégrer cet employé à sa sortie de prison, mais elle n’a pas respecté à la lettre la procédure disciplinaire, notamment en termes de délais. L’agent est allé au Tribunal administratif et il a gagné. La commune doit lui verser une indemnité de 43623 euros, c’est le coût de sa « mise en disponibilité pour convenances personnelles »...

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mercredi 10 avril 2013

« L’alpinisme » a-t-il une chance d’être inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ?


C’est en tous cas la proposition qu’ont lancée dès l’édition des Piolets d’Or de 2011 les maires de Courmayeur et Chamonix Fabrizzia Deriard et Eric Fournier.
Ils ont renouvelé ce souhait lors des éditions de 2012 et 2013.
Cela s’apparente avant tout à une opération politique de communication alors que la demande de classement du massif du Mont-Blanc au  patrimoine mondial naturel et culturel de l’UNESCO, la Convention la plus connue de l’organisation,  souffre de quelques difficultés et lenteurs.

L’inscription de l’alpinisme leur permettrait d’obtenir à bon compte un label UNESCO, sans grand effort. En effet, un classement au patrimoine immatériel  n’exige, comme le terme d’ « immatériel » l’indique, contrairement au patrimoine mondial naturel et culturel, aucune obligation de protection du territoire. Ce serait donc pour les maires une solution de facilité et sans doute un gain de temps.
D’autre part, l’appropriation de la démarche par les deux stations du Mont-Blanc et leur massif ignorerait l’histoire de l’alpinisme dont les débuts se sont inscrits dans l’arc alpin dans son ensemble. Les valeurs de l’alpinisme sont devenues universelles.
Aux côtés des deux mairies, c’est le GHM (Groupe de Haute Montagne, présidé par l’alpiniste-himalayiste Christian Trommsdorff) qui est à l’origine de cette initiative. Il s’appuie sur la Coordination Nationale Montagne.
Par contre, les organisations environnementales  Pro-Mont-Blanc, Mountain Wilderness, les clubs alpins français, suisse, l’UIAA (Union Internationale des Associations d’Alpinistes), à l’unanimité, expriment les plus grandes réserves ou sont même défavorables à cette démarche car elle vient concurrencer  l’inscription au Patrimoine mondial qui reste pour tous un objectif majeur. Seul l’Alpine Club de Londres est favorable à l’instruction parallèle des deux dossiers, à condition bien évidemment que l’alpinisme ne soit pas cantonné au seul massif du Mont Blanc.
La priorité pour les associations est dans un premier temps de faire aboutir un Plan de Gestion structuré du massif qui apporte une réelle garantie de protection au territoire.
A titre personnel, je n’ai aucune raison philosophique de m’opposer à l’idée d’un classement de l’alpinisme « en technique alpine » au patrimoine immatériel. Je considère cette demande comme légitime.
L’alpinisme véhicule des valeurs universelles fortes et je me reconnais pleinement dans l’éthique de cette pratique défendue par le GHM, dont la volonté de préservation de la montagne est incontestable.

Mais l’initiative, pour avoir une chance d’aboutir,  doit être soutenue par une forte communauté alpine, donc par le  milieu de la montagne dans son ensemble, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, et pas seulement  par un petit groupe.
Elle ne doit pas être une opération de marketing politique. Par ailleurs elle ne doit entraver en aucun cas l’instruction du dossier d’inscription au Patrimoine Mondial, la seule qui puisse par ses exigences apporter une vraie garantie de protection de notre territoire aujourd’hui si fragilisé.

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jeudi 28 mars 2013

La ville va-t-elle perdre l’Observatoire Vallot ? Signez la pétition !


L'observatoire du Mont-Blanc est en danger !

L'Observatoire du Mont-Blanc a été construit au XIXe siècle par Joseph Vallot, pionnier de la recherche scientifique dans le massif du Mont Blanc. Ce patrimoine de Chamonix, de la science et de tous les passionnés de montagne est maintenant menacé. Légué par Vallot à des fins scientifiques, ce bâtiment est maintenant mis en vente par l'Etat, sans tenir compte de sa vocation scientifique et de sa valeur patrimoniale.
Depuis 2000, le Centre de Recherches sur les Ecosystèmes d'Altitude (CREA) est installé dans ce bâtiment et perpétue la volonté de Vallot en faisant avancer la science. Les salariés risquent de se retrouver très prochainement sans locaux pour leurs activités de recherche et d'éducation à l'environnement.
L'association se mobilise depuis plus d'un an afin d'empêcher cette vente, sans succès, nous avons maintenant besoin de vous!

Ceci est un appel à soutien pour éviter que ce bâtiment tombe dans le domaine privé et perde son héritage scientifique. Pour nous soutenir, signez la pétition et partagez cette information autour de vous !
Signez la pétition !

Le Massif du Mont-Blanc est un haut lieu d’histoire, d’aventure, et avant tout de recherche scientifique. Depuis le 18e siècle, médecins, astronomes, géophysiciens, botanistes, météorologues, écologues, glaciologues ou encore climatologues l’explorent sans relâche pour y mener des expériences, y tester de nouvelles théories et de nouveaux instruments, bref, pour faire avancer la connaissance scientifique.
L’Observatoire du Mont-Blanc: héritier d’une longue histoire scientifique
Emblème de cette histoire scientifique, l’Observatoire du Mont Blanc a été construit en 1890 par Joseph Vallot, l’un des pères de la science au Mont Blanc.

Depuis 1890, l’observatoire situé à Chamonix a toujours gardé la vocation que Joseph Vallot lui avait assignée dans son legs, celle de servir la science. Observatoire de Paris puis CNRS et aujourd’hui Centre de Recherche pour les Ecosystèmes d’Altitude (CREA), autant d’institutions dont l’Observatoire a hébergé les recherches.
L'observatoire du Mont-Blanc est en danger !
Les Domaines de l’Etat, dépositaires pour le compte du CNRS du « Legs Vallot », souhaitent aujourd’hui vendre l’Observatoire de Chamonix, au grand risque de renoncer à sa vocation publique et scientifique et de perdre ainsi une part emblématique de l’histoire scientifique de la Vallée de Chamonix Mont-Blanc.
Une brève histoire d'Observatoire
1890: construction de l’Observatoire du Mont Blanc par Joseph Vallot, botaniste, météorologue, glaciologue, astronome et mécène

1925: peu avant sa mort, J. Vallot fait don de l’Observatoire à A. Dina qui conçoit, à travers sa Fondation, un projet d’observatoire astronomique

1928: bien que restant Fondation Dina, le « Leg Vallot » (dont l’observatoire d’altitude et l’observatoire de Chamonix) devient américain à la mort d’A. Dina, puisque sa veuve, Mme Shillito est américaine
1931: la fille de J. Vallot, Mme Franz-Namur, convainc Mme Shillito de restituer le leg à la France, toujours à titre gratuit. L’observatoire devient propriété de l'Observatoire de Paris

1973: le CNRS prend la gestion des deux observatoires. En 1975, l’observatoire d’altitude est confié au laboratoire de géophysique et de glaciologie de l'environnement (LGGE) et l’observatoire de Chamonix sert de camp de base aux chercheurs du CNRS
1989: la Ville de Chamonix signe une convention de gestion avec les Domaines de l’Etat (gestionnaires des biens du CNRS) pour l’observatoire des lacets du Belvédère. La Ville de Chamonix, respectant l’affectation scientifique du lieu, y héberge des associations scientifiques, dont le CREA de 2000 à aujourd’hui qui y tient son siège et ses activités de recherche
2013: l'Etat met en vente l'observatoire de Chamonix.
Le maire de Chamonix a négligé de faire valoir son droit de préemption avant le 31 décembre 2012 pour son acquisition. Les Domaines de l’Etat, gestionnaires des biens  du CNRS, lequel  est héritier de l’immeuble depuis 1973, sont chargés de la vente. 
Aujourd’hui, sauf revirement du ministère de la recherche,  le bien pourrait être acquis par un promoteur, et sans doute détruit pour être remplacé par une construction plus importante, et plus rentable...
Mais c’en serait fini de ce bâtiment historique de Joseph Vallot, à haute valeur patrimoniale, dédié depuis son origine à la science et à la recherche. Le CREA y tient aujourd’hui son activité tournée vers les conséquences du réchauffement climatique. Son départ serait extrêmement dommageable pour Chamonix.
Alors, Anne Delestrade, présidente du CREA, et moi-même comptons sur vous: signez la pétition ci-dessus! Merci!
E.L.

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