samedi 28 juillet 2018

Conseil municipal du 26 juillet 2018: Compagnie du Mont-Blanc et PLU

18 conseillers sur 29 assistent à cette longue séance du conseil municipal qui se réunit à l'Hôtel de ville.
L'ordre du jour est si chargé, et les dossiers si lourds, que le maire diffère à la prochaine séance ses communications habituelles: vie de la commune, naissances, mariages et décès.
Pour ne pas trop surcharger mon blog, je ferai deux publications successives à 48h d'intervalle.

On attaque par un très gros dossier :
LE RAPPORT ANNUEL DE LA COMPAGNIE DU MONT-BLANC pour l'année 2016/2017.


Rappel de la composition du capital :
- Compagnie des Alpes : 37,49 %
- SAEM Chamonix Développement : 18,03 %
- Famille Jérôme Seydoux : 18,03 %
- Autres actionnaires : 26,45 %, répartis entre 1076 personnes dont 245 salariés de la compagnie.
La compagnie détient 72 % du capital de la société LHSG aux Houches, dont elle est l'exploitant unique. Elle détient une participation (% non communiqué) de la société Courmayeur Mont-Blanc Funivie, dont le chiffre d'affaire de 2016 est de 12,5 millions d'euros en 2016, bien inférieur à celui de l'Aiguille du Midi.
Elle détient également 70 % de la Holding Mont-Blanc et Compagnie à Megève dont elle exploite les remontées mécaniques pour un chiffre d'affaire de 15,7 M€.
Elle est le deuxième groupe français derrière la Compagnie des Alpes avec un chiffre de recettes de 101,5 millions d'euros.

Le président Matthieu Dechavanne égrène une longue liste de chiffres qui indiquent que la société se comporte assez bien. Nous en retiendrons les plus significatifs.
Après un début d'hiver catastrophique, sans neige à Noël, la neige est arrivée en début d'année 2017 et la saison d'hiver pour les domaines skiables a été courte mais excellente avec 1,4 millions de journées skieurs et un chiffre d'affaire de 38,3 millions d'euros.
La saison d'été qui suivait a été exceptionnellement bonne avec environ 1 million de passages et un chiffre d'affaire de 26,6 millions. La clientèle asiatique en progression, le Marathon du Mont-Blanc, le Cosmojazz participent à cette embellie.
L'Aiguille du Midi a fait un excellent chiffre de 21,9 millions d'euros, en augmentation de 13 % sur l'exercice précédent. Elle enregistre 1 752 153 de passages. Son résultat net est de 5,8 millions. L'hiver à l'Aiguille a été en augmentation de 25 % grâce à un bon report depuis les domaines mal enneigés et du fait d'une excellente fréquentation de la vallée blanche. Malgré les nombreux incidents techniques que subit l'installation depuis un an, il n'y a pas trop de soucis à se faire pour la santé de cet équipement.
Les tenants des titres de la petite station de vallée La Vormaine ont cédé leurs parts à la Compagnie du Mont Blanc mais Raphaëlle Ducroz en est toujours la gérante. Sans neige à Noël, la saison n'a pas été très bonne.
En 2017, la compagnie a investi 10,5 millions d'euros sur ses domaines, dont 746 000 euros pour le nouvel escalier des Grands Montets et 4 502 K€ pour le nouveau télésiège débrayable 6 places de la Parsa à Planpraz.
La Compagnie du Mont-Blanc reverse 6 millions d'euros à la commune sous forme de taxes ou de participations diverses, notamment pour les transports en commun. Sans compter les taxes foncières.
Les élus interpellent le président de la compagnie :
Bernard Ollier déplore l'absence de bennes tôt le matin et tard le soir pour les guides et leurs clients.
Vincent Orgeolet regrette que la compagnie n'emploie pas plus d'apprentis. Il y en a 5 en 2018 répond Mr Dechavanne.
Marie-Noëlle Fleury désapprouve l'insuffisance de remontées en fonctionnement pendant le festival Musilac.
Yvonick Plaud dénonce la « faiblesse » de la restauration d'altitude. Il estime que le lien avec les professionnels de la montagne doit être renforcé. Il constate avec amertume que les tarifs de la Compagnie du Mont-Blanc sont les plus chers de toutes les grandes stations françaises (mais les suisses sont plus chères encore). Ce à quoi Mathieu Dechavanne répond que c'est à causes des investissements : Alors qu'en moyenne les stations française investissent 17 % de leur chiffre, la Compagnie du Mont-Blanc. investit 33 % de son chiffre d'affaire pour moderniser et renouveler ses installations.
Yvonick Plaud déplore encore le litige qui oppose la station de vallée des Planards à son partenaire la Compagnie du Mont-Blanc. Mais on n'en saura pas plus sur la nature du conflit qui se déroule au tribunal.
Claude Jacot félicite la Compagnie du Mont-Blanc pour sa remarquable action pendant les semaines très difficiles du début de l'hiver 2017/2018.

RÉVISION DU PLU
Débat sur le PADD, Projet d'Aménagement et de Développement durable.
Ce document fixe les grandes orientations du futur PLU. Il est présenté aux élus communaux avant d'être soumis pour débat devant le Conseil Communautaire compétent en matière de PLU.
Il donnera lieu à l'automne 2018 à une large concertation avec le public, notamment par le biais de réunions de villages.

Le diagnostic pour Chamonix montre un grand déséquilibre dans la répartition de notre habitat :
Depuis quelques années, 90 % des nouveaux logements construits sont des résidences secondaires, donc des « lits froids ».
Nous disposons de 50 000 lits froids, de 15 000 lits « tièdes » (locations type AIRBNB, seulement 10 % du marché précise Yvonick Plaud)) et seulement de 15 000 lits chauds (hôtellerie).
L'élu d'Argentière Patrick Devouassoux dénonce les « requins millionaires » de la terre entière venus à Chamonix pour faire du business et construire des chalets de 600 m² largement inoccupés.
« Notre paradis est menacé » conclut-il.
Claude Jacot déplore la mégalomanie des nouveaux propriétaires dans notre commune.
Hélène Le Solleuz pour la minorité interpelle le maire : « Pouvons-nous donner un coup de frein à cette dérive ? ».
Malheureusement, entre la publication de la loi Alur en 2014 et la modification N°8 du PLU en 2018, venue bien tard, qui en atténue un peu les effets, quatre ans se sont écoulés qui ont permis aux promoteurs de bien en profiter à Chamonix !
La réponse à cette problématique se trouve en partie seulement dans les propositions du PADD. Le maire n'exclut pas d'avoir recours à des mesures illégales pour limiter ces excès et favoriser le logement permanent pour notre population locale. Il est prêt à engager un bras de fer avec l’État, qui ne veut pas reconnaître Chamonix comme une zone « tendue » sur le plan du logement. Le préfet est prévenu !

Ce PADD présenté par Jean-Michel Couvert s'articule autour de 3 axes :
1 - Une ville au service de ses habitants
2 - Une économie au service de ses habitants
3 - Les richesses exceptionnelles du patrimoine naturel, environnemental et culturel à préserver.

Volet 1
La commune veut construire 1000 logements permanents pendant 15 ans.
Elle veut limiter et réduire la consommation d'espaces en concentrant l'urbanisation future dans les centres, au niveau des dents creuses, et en encourageant les réhabilitations ou mutations du bâti traditionnel.

Volet 2
Elle veut poursuivre les efforts en faveur d'une offre de transports durables et alternatifs, compléter nos équipements structurants, continuer à moderniser notre parc de remontées mécaniques, donc pérenniser le « produit ski ».
La commune fait fi du réchauffement climatique et mise toujours sur le tout ski.
Elle veut développer le tourisme culturel, scientifique et d'affaires.
Elle souhaite favoriser et renouveler le secteur hôtelier et protéger les terres agricoles.

Volet 3
La commune souhaite préserver les richesses exceptionnelles du patrimoine naturel, environnemental et culturel.
Elle propose de recenser les bâtiments susceptibles de faire l'objet de mesures de protection patrimoniale.
Il y a fort à faire. Aucun de nos bâtiments historiques n'est classé, ni même inscrit à l'inventaire des monuments historiques, ni même classé au patrimoine du XXè siècle.
Il existe au PLU de 2005 un plan des « bâtiments à conserver dans leur enveloppe » dont on ne peut modifier l'extérieur. Mais cette liste déjà ancienne de 15 ans est succincte et n'a jamais été complétée.
L'Association des Amis du vieux Chamonix a communiqué à la mairie une liste de 150 bâtiments publics ou privés, villas, chalets, hôtels, bâtiments de service public, qui mériteraient des mesures de protection du fait de leur haut intérêt historique, architectural et patrimonial. Espérons que la municipalité saura s'en inspirer pour l'inclure dans son prochain PLU.
Le PADD incite également à protéger des réservoirs de biodiversité, à maintenir des prairies agricoles d'intérêt écologique, à identifier et préserver les espaces de nature ordinaire, et à garantir le maintien de fenêtres sur le paysage au sein du tissu bâti.
Elle veut privilégier le recours aux énergies renouvelables et prendre en compte les orientations du Plan de Protection de l'Atmosphère.

FINANCES
Les élus votent quelques dépenses non inscrites au budget 2018, dans le cadre d'une « Décision modificative », dont les principales sont :
- 26 000 € pour l'évacuation de l'avalanche des Gaillands.


- 400 000 € pour le désamiantage et la déconstruction de l'ancienne caserne des pompiers.
- 300 000 € de couches de surface, pour la route Henriette d'Angeville, la route des Nants, la route du Mont, la route des Mouilles, la route Benoît Couttet et la montée Jacques Balmat.
- 6 500 € pour des mesures conservatoires et des études sur la buvette du glacier des Bossons menacée par un effondrement de la moraine.



Dans ma prochaine publication, je vous parlerai de la centrale hydro-électrique de Taconnaz, du Centre de Bien-être qui va bientôt ouvrir, du rapport annuel du Golf de Chamonix, de celui des installations de la Vormaine et de la dizaine de buvettes de Chamonix.

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lundi 25 juin 2018

Conseil municipal du 22 juin 2018

Le conseil s'est réuni en mairie en présence de 20 élus sur 29.
Communications du maire
Après les traditionnelles annonces de naissances, décès et mariages d'habitants de la commune,
- Il se félicite du succès remporté par la 4è Sustunaible Summits Conférence qui s'est tenue au Majestic du 12 au 14 juin. La prochaine édition aura lieu au Népal en 2020.
- Il fait une longue communication sur la stratégie de la région AURA, dont il est le vice-président chargé de l'environnement, qui a voté un budget de 200 millions d'euros sur 3 ans, dont 1/3 d'investissements, répartis en 5 axes :
* Energie
70 millions sont consacrés au développement des énergies renouvelables, actuellement productrices de 19 % des ressources, vouées à dépasser les 30 %.
* Economie circulaire et déchets
Ce sont 35 millions d'euros qui sont inscrits à ce chapitre, en grande partie pour accroître la part recyclable de nos déchets, actuellement de 54 % et qui devrait atteindre 70 %.
* Qualité de l'air
45 millions sont affectés à ce difficile chantier.
* Biodiversité
35 millions d'euros iront sur ce volet si important.
* Adaptation au changement climatique
15 millions seront consacrés à des mesures spécifiques pour ce programme.
Eric Fournier a obtenu l'unanimité du conseil régional, toutes tendances politiques confondues, pour le vote de ce budget.

- Le maire fait le point sur la modernisation de notre train de vallée.
23 millions d'euros sont accordés par le département pour la phase 2 du chantier, qui se décomposera en trois volets principaux :
8,2 km de voies entre Le Fayet et Servoz seront refaites pour 19 millions d'euros.
3 ponts-rails seront rénovés, 2 à Chamonix, 1 à Argentière pour 2,5 millions.
Des sous-stations électriques seront réalisées pour 1,2 millions d'euros.
Ce sont 120 millions d'euros qui auront été investis au total depuis le début sur cette ligne Saint-Gervais – Vallorcine. Le nombre de voyageurs par an est passé de 280 000 avant les travaux à
800 000 aujourd'hui. On estime qu'à terme il y aura le potentiel pour transporter 1,5 millions de voyageurs.
Le maire promet une cadence à la 1/2 heure cet été entre Les Bossons et Vallorcine.
En 2019 cette cadence à la 1/2 heure devrait débuter aux Houches.
En 2020, avec la mise en route du CEVA à Genève-Annemasse, le maire espère une cadence de un train toutes les 1/2 heures entre Saint-Gervais et Genève. Cet optimisme est-il justifié ?

PRINCIPAUX DOSSIERS DU JOUR
- Le futur Centre Technique Municipal à la Vigie partagera ses locaux avec la Régie Communautaire Chamonix Propreté à raison de 2/3 - 1/3. La régie participera ainsi à 1/3 du coût des travaux, soit 2 631 963 euros pour elle, y compris la valeur foncière mise à disposition.

- Permis de démolir de l'ancien Centre de Secours principal

Depuis son déménagement aux Favrands à l'été 2016, cette verrue dans le paysage urbain chamoniard n'a plus de raison d'être. Ses occupants sont partis et l'annexe a déjà été détruite en 2017. La commune a procédé à un échange foncier avec le département qui disposera d'un emplacement à la Vigie pour édifier un nouveau centre départemental.
La vocation du site de la Place du Mont-Blanc est de devenir un jardin alpin. Il s'agit aussi de poursuivre le développement des circulations apaisées piétonnes et cycles dans la continuité de la promenade du Fori, et d'aménager l'arrêt bus Place du Mont-Blanc très fréquenté.
On ne parle plus de l'implantation proche du Centre Culturel de la ville sur la Place du Mont-Blanc. Ce projet est-il définitivement abandonné? Par contre, on évoque la possibilité d'installer une salle des fêtes dans la voûte I, puisque celle-ci n'est plus réservée pour  le cinéma, depuis qu'une solution de reprise dans les locaux actuels a été proposée.
Le coût de la démolition de la vieille caserne pourrait atteindre 420 000 euros. Il faudra désamianter le bâtiment, cela augmente les frais.

Les conseillers de la minorité lancent un dernier baroud d'honneur pour la défense de ce bâtiment en présence de leur mentor sur ce sujet, l'ancien conseiller Christophe Delaage, dont on note la présence silencieuse parmi le public.
Denis Leroy imagine une extension du bâtiment vers la place au sud. C'est impossible lui répond le maire, on est en zone violette d 'inondation.
Hélène Le Solleuz verrait bien à la place des garages une halle pour le marché, et dans les étages des locaux pour nos coupes du monde…
Vincent Orgeolet s'inquiète du manque de parkings et suggère que soit réétudié le problème global de l'aménagement de toute la place et du stationnement à l'arrière des la Résidence.
Le premier s'abstient, les deux autres votent contre la démolition.

- Aménagement de la Place des Séracs aux Pélerins

Le maire annonce le début du chantier à partir du 25 juin.
Le projet accordera une place privilégiée aux circulations piétonnes.
On conservera le même nombre de places de parking. Michel Payot envisage même d'en faire un parking clos avec durée maximale de 11 heures, comme certains parcs du centre ville.
Le coût des travaux est estimé à 600 000 euros.
Une convention autorise la commune à réaliser des travaux sur les parcelles appartenant aux propriétaires Haute Savoie Habitat et Halpades.

- Parking deux niveaux au Grépon
Ce projet à 15 millions d'euros est lancé.
Les bureaux d'études « Ville et Territoire » et « Sareco » ont déjà mené en 2017 une définition du parti d'aménagement et une étude d'opportunité.
Il y aura 600 places en rez-de-chaussée et 300 à 400 au premier en parking découvert, avec un espace accueil pour les clients et offre de services touristiques dématérialisés.
Le parking des bus sera porté de 25 à 50, avec un espace d’accueil et de repos propre aux chauffeurs, qui prévoira aussi des locaux pour les sauteurs du tremplin.
50 places pour les campings-cars seront également aménagées.
On espère que les constructions se feront hors zones d'avalanches !
Le Mulet traversera le site avant de rejoindre le parvis du téléphérique sur sa route pour le centre ville.
Le mode de construction ouvrira la possibilité d'adjoindre ultérieurement un troisième niveau.
Le financement se fera à l'aide de subventions et du mode de tarification. Hélène Le Solleuz suggère un PPP, partenariat-public-privé.
Michel Payot verrait bien la SAEM Chamonix-Développement prendre la construction et le gestion en charge de façon à ce que notre station garde la maîtrise de ce stationnement.
On évoque la possibilité d'installer des parkings payants au pied des pistes de la commune avec un tarif plus élevé qu'au Grépon pour inciter les visiteurs utiliser ce dernier.
La fin des travaux est prévue pour le printemps 2022.
Bernard Ollier profite de la discussion pour faire remarquer à quel point notre gare routière à Chamonix-Sud est mal placée, mal organisée. Une réflexion s'engage pour lui trouver un autre emplacement, à inclure dans le projet du Grépon ou près de la gare SNCF ?

- Enfouissement des réseaux
On progresse tout doucement. C'est aujourd'hui au tour du quartier des Favrands de bénéficier de cette amélioration esthétique, pour un montant de 103 883 euros dont 1/3 sont pris en charge par le syndicat SYANE .
Le prochain quartier inscrit au programme est celui de la route Couttet-Champion.

- La crèche du secteur Jean Franco a ouvert ses porte le 18 juin

Elle compte aujourd'hui 44 places , dont 10 réservées aux bébés, contre 35 à l'ancienne crèche de Chamonix-Nord. Sa capacité à partir de janvier 2019 sera de 66 places. Cette ouverture nécessite la création de 9 postes.
8 logements T2 de 55 m² sont prévus à l'étage. Les bénéficiaires ne sont pas encore désignés, à priori des personnes âgées.

- Un nouvel hôtel à la place du Bowling

Un projet d'Hôtel-Restaurant est l'objet d'un dépôt de permis de construire de la part de la SAS Mont-Blanc Collection représentée par Mr Martin Devictor, déjà propriétaire de 3 hôtels au centre ville, le Faucigny, le Génépy et le Whymper.
Ce sera un établissement de 50 chambres sur 4 niveaux, + 6 pour le personnel, avec maintien de deux pistes de bowling et insertion de toilettes pour la gare routière, laquelle n'est autrement pas modifiée par la construction, ni le commerce attenant.
La commune signe une convention d'aménagement touristique de 30 ans avec le constructeur.
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mardi 22 mai 2018

Conseil municipal du 18 mai 2018: modification du PLU



Communications du maire
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb viendra à Chamonix le 31 mai pour le 60ème anniversaire du PGHM et le 30ème anniversaire du CNISAG.
La 4è sustunaible Summits Conférence se tiendra à Chamonix les 12,13 et 14 juin prochains.
La passerelle cyclistes du Pont de Piralotaz sera inaugurée le 20 juin.
La nouvelle crèche Jean Franco ouvrira le 22 juin.

Une modification bien tardive du PLU. C'est le sujet exclusif de ce conseil de mai.
17 élus sur 29 ont eu le courage de venir autour de la table se confronter à ce sujet ardu.
C'est en effet un gros dossier assez complexe qui est présenté par le maire, puis par les représentants d'un cabinet privé qui a aidé le service de l'urbanisme à mettre en forme les nouvelles dispositions, puis par Jean-Michel Couvert élu en charge de l'urbanisme.

Il faut revenir à la loi ALUR de mars 2014 pour comprendre les enjeux de cette modification. La suppression du COS, la suppression de la surface minimale pour construire ont permis la construction de gros chalets XXL qui disposent dorénavant de la quasi totalité de la parcelle pour étaler leur bâtiment. Les promoteurs se sont rués, les demandes de permis de construire ont explosé, atteignant 250 par an.
En 4 ans, l'essentiel du mal a été fait, d'énormes chalets sont apparus un peu partout. Mais on comprend que le maire veuille enfin trouver des solutions pour que cette permissivité néfaste à notre paysage urbain ne soit pas pérennisée. Ce problème est celui des stations de montagne et de mer.
Ces mesures partielles de modification, bien tardives, d'autant plus urgentes à prendre, ne pouvaient pas attendre la grande révision du PLU.

Quelles sont les dispositions adoptées par le conseil dans cette modification N° 8 du PLU, pour lutter contre les effets délétères de la loi ALUR ?
- La distance des constructions par rapport aux limites séparatives doit être d'au moins 3 m.
- La distance entre deux constructions sur une même propriété doit être de 6 à 12 mètres selon les zones.
- Le linéaire des façades des constructions nouvelles est limité à 18m.
- La hauteur des chalets est toujours limitée à 8m, et non pas à 9 m comme il avait été envisagé de le faire.
Ce sont des mesures qui devraient permettre d'éviter une trop forte densification du bâti, et de lutter contre les effets néfastes de la loi ALUR ;

Par ailleurs, pour favoriser la mixité sociale,
Tout programme de logement supérieur ou égal à 300 m² devra comprendre 25 % de surface à usage de logements permanents. Cette mesure sera-t-elle dissuasive pour les promoteurs ?

Il est instauré des « Périmètres d'attente de projets d'aménagement global » que l'on devrait plutôt appeler « périmètres de gel », en effet aucune construction n'y est autorisée pendant 5 ans tant qu'un projet d'aménagement global n'aura pas été approuvé.
8 secteurs sont concernés :
La ferme Henri Couttet aux Bois, dont la valeur patrimoniale est incontestable et qui devrait faire l'objet d'un classement comme « immeuble à conserver dans son enveloppe » dans la prochaine révision du PLU.
- Le secteur des Gaudenays où un terrain communal entouré de parcelles privées serait susceptible d'accueillir des logements sous forme densifiée.
- Les secteurs de l'Hôtel Savoy, du Recteur Payot, de l'Hôtel de ville et de la rue Vallot, celui du Cinéma.
- Les Songenaz, à l'emplacement de l'ancienne colonie SNCF, et le secteur du Crêt aux Bossons
Tous ces secteurs présentent des disponibilités foncières où la collectivité envisage des projets de logements.

Des mesures sont prises en faveur du commerce de proximité :
Est interdite la création de commerces de plus de 250m² de surface.
En zone urbaine, les constructions ou destinations nouvelles sont admises à condition que les locaux situés en rez-de-chaussée soient affectés au commerce.

Les villas Farman et Butterfly aux Pècles, à forte valeur patrimoniale, sont toujours inscrites sur la planche B des Servitudes et Contraintes architecturales comme « Bâtiments à conserver dans leur enveloppe actuelle », elles en avaient été retirées par erreur.

On attend toujours et encore la grande révision du PLU
La vraie révision du PLU, la révision générale, celle qui déterminera la constructibilité ou la non-constructibilité de toutes les zones de nos communes demandera encore du temps, 5 à 10 ans dit le maire, manifestement peu pressé de la conduire à son terme, en tous cas pas pendant son mandat actuel pas plus que pendant son premier mandat. Ce sera un PLUi., PLU intercommunal avec nos voisines de la vallée. Le PLU actuel date de juillet 2005, mais la pression foncière a beaucoup augmenté depuis.
On comprend le manque d'empressement des maires de la ComCom à l'effectuer.
Il est à craindre en effet que l’État nous impose cette fois-ci une réduction drastique de nos surfaces constructibles, de 50 à 80 %, le calcul des hectares restant à construire étant en effet basé sur l'augmentation démographique de la commune, qui chez nous peut être considérée comme nulle.
Ce qui obligerait les maires à déclarer inconstructibles quantité de parcelles qui aujourd'hui le sont, car ils n'auront pas le choix ! C'est ce que souligne Hélène Le Solleuz pour la minorité. « Cela m'amènerait à prendre des décisions ignobles !  » répond le maire. Un drame financier et humain pour les propriétaires du pays, une bien mauvaise publicité électorale pour les édiles, ou une belle opportunité de limiter enfin l'urbanisation galopante de notre vallée ? C'est selon les points de vue...
Quand au collègue d'Hélène Le Solleuz Vincent Orgeolet il redoute une envolée des prix du marché !
L'hyper-inflation qui résultera de cette révision sur les rares terrains restants promet une belle spéculation !
Même si à ce jour, le prix du m² est de 11 000 € à Chamonix, contre 18 000 à Val dIsère et 29 000 à Gstaad, rendant la vallée encore attractive pour les promoteurs, ce prix risque d'exploser dans un avenir proche.
Le PADD, Plan d'Aménagement et de Développement Durable, première étape du futur PLUi, qui ne préjuge en rien du rythme de la révision, devrait être mis en concertation avec notre intercommunalité dès le mois de juin 2018. Cela promet de belles et longues discussions !

Aurore Termoz première adjointe dresse un bilan du logement à Chamonix
Sur un total de 4 500 logements permanents, la commune compte 23 % de logements sociaux. Elle est « dans les clous » en regard de la règle nationale.
178 nouveaux logements sont en projet de réalisation :
- 45 dans le secteur Jean Franco pour 2018
- 32 sur la plate-forme d'Argentière pour 2019
- 31 dans le secteur de la Draisine, ancienne cité SNCF, pour 2020-2021
- 4 dans la rénovation de l'école des Grassonnets en 2020
- 21 dans l'ancienne MAPA au haut du bourg en 2021
- 45 dans le secteur du Fouilly quand le centre technique de la commune aura déménagé à la Vigie, en 2021-2022

Bernard Ollier précise que 10 % des logements permanents ont bénéficié des aides à la rénovation énergétique, Fond Air Bois ou Fond Energie Habitat.

Le conseil se sépare après avoir encore entendu les interventions de Claude Jacot, Fabienne Ravanel etYvonick Plaud favorables à cette modification N°8. Il n'y a pas de vote, c'est à la communauté de commune de valider ce projet le 22 mai.

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dimanche 6 mai 2018

MUSILAC, manifestation écologique?



La première édition de Musilac à Chamonix a été un succès incontestable. 

Mais Chamonix peut-elle être vraiment fière de ce festival qui a engendré dans notre vallée trois jours d'agitation supplémentaire, sans compter les semaines de montage et démontage de la grande structure ? En avait-elle vraiment besoin ?

A ce jour du 5 mai 2018, la France, le pays de la COP 21, a honteusement dépassé la date à partir de laquelle elle creuse sa dette vis à vis de la planète. Elle a consommé tout son crédit en un peu plus de quatre mois, à partir d'aujourd'hui elle puise dans les ressources naturelles des autres pays et surtout dans celles des générations futures. La France consomme trop, elle émet trop de CO2, malgré les recommandations de nos gouvernants.

Chamonix et l'Espace Mont Blanc se veulent exemplaires en matière de développement durable. Les messages délivrés par notre maire dans ce sens sont nombreux. Mais Chamonix n'entend pas freiner sa course en avant : toujours plus d' activités, toujours plus de monde, notre économie doit chauffer à blanc. Alors, la sobriété dictée par l'épuisement de la planète, c'est pour les autres, c'est pour la France, mais pas pour Chamonix dont le statut exceptionnel de grande station mondiale est une excuse pour s'en affranchir. A Chamonix, on consomme et on dépense sans compter ! A Chamonix, on ne veut pas connaître la modération !

Musilac fut un événement contestable sur le plan écologique, sur le plan de la dépense énergétique, de la pollution,  et aussi des nuisances.
Le mieux habilité pour en parler est Michel Fourcade, autorité reconnue dans le domaine de la protection de la montagne. Je vous recommande de lire sa lettre au maire jusqu'au bout, car elle est cousue de vérité et de bon sens.

Michel Fourcade Chamonix, le 2 mai 2018

Monsieur le Maire,

Je vous adresse cette lettre pour vous faire part de mes réflexions concernant le Festival Pop/Rock Musilac , organisé sous les auspices de la Municipalité de Chamonix, qui s’est achevé le 21 avril dernier après trois journées de concerts.
Cette nouvelle manifestation qui fait irruption dans la Vallée ne manquera pas d’être soit applaudie, soit controversée.
Si je vous écris à ce sujet c’est que je suis très attaché au massif du Mont-Blanc et à la vallée de Chamonix que j’ai découverte lorsque j’y séjournais l’été avec mes parents, puis par l’ascension de la plupart de ses sommets, avant , pendant et après mon affectation à l’EMHM . Comme vous le savez, j’ai représenté , à titre bénévole, le Comité Français de l’UICN à la Conférence Transfrontalière Mont-Blanc, la CTMB, de 2004 à 2013.

Avant de se prononcer sur Musilac, il faut analyser les facteurs qui le caractérisent.
Au plan positif, on doit reconnaître que les concerts ont attiré un large public (40 000 selon le DL), venu pour la majorité de l’extérieur, mais aussi de la vallée. Si l’on se réfère aux articles parus dans le Dauphiné Libéré, la manifestation a été un succès. Les participants, dont beaucoup ont découvert Chamonix à cette occasion, ayant apprécié aussi bien la musique que l’organisation. Par ailleurs, l’événement s’est révélé une opération touristique et surtout commerciale réussie, répondant ainsi au souhait du Directeur de l’Office de Tourisme <<de créer un événement qui renforce l’économie de fin de saison>>.

Cependant, au plan négatif, il faut noter que ces concerts génèrent une nuisance sonore particulièrement importante. Déjà élevé dans un site de plaine , ce niveau augmente beaucoup dans une vallée de montagne, comme celle de Chamonix, où les sons en se répercutant sur les versants résonnent dans la vallée bien au-delà du lieu des concerts jusque dans la Plaine des Praz, aux Nants ou même aux Moussoux par exemple.
Un tel niveau sonore excessif provoque une gêne difficilement supportable pendant trois jours et doit perturber la faune. Par ailleurs, on peut se demander quelle a été la réaction de la clientèle fréquentant les hôtels 5 étoiles de la vallée comme par exemple celle de l’hôtel Albert Premier situé à proximité des concerts ?
A ce sujet, il serait nécessaire de savoir si le niveau sonore de Musilac, de même que celui des manifestations organisées au cours de l’année à Chamonix (semaine du trail, championnats d’escalade, black week-end …), ne dépasse pas le maximum légal en vigueur qui vient d’être renforcé par rapport aux dispositions de 1998 en passant de 105 à 102 décibels . (voir note 2 bas de page sur le décret du 9.08.2017 édicté pour des raisons de santé publique).

Ainsi, après cette première évaluation, on pourrait conclure que les facteurs positifs l’emportent sur les négatifs à la condition de respecter le niveau sonore légal.
Pour autant, si on élargit notre analyse, force est de constater que ce type d’événements a pour conséquence de s’éloigner du concept de développement durable et de l’image revendiqués pour le Mont-Blanc abondamment véhiculés dans de nombreuses déclarations et publications depuis la création de la CTMB et de l’Espace Mont-Blanc en 1991 (voir exemples en notes de bas de page).
Cette modification d’orientation est parfaitement assumée aussi bien par les responsables de la promotion du tourisme que par une certaine partie de la population comme l’illustre la déclaration de trois jeunes de la vallée : <<c’est une nouvelle image de Chamonix et c’est bon pour la notoriété de Chamonix. Ce n’est plus seulement l’alpinisme et le ski, c’est aussi la fête et la musique>>.

Une telle orientation , qui encourage la pression touristique , ne va pas dans le sens des actions que vous conduisez par ailleurs pour diminuer les effets de la concentration humaine dans la vallée et la saturation des espaces disponibles dans des domaines comme ceux de la lutte contre la pollution (transports, chauffage) , de la rénovation énergétique et de l’urbanisme(<<les limites étant atteintes dans ce domaine>>, comme vous l’avez déclaré à l’AG de l’Arvac en 2016).
Ne contredit-elle pas pareillement le projet d’inscription du massif au Patrimoine Mondial de l’UNESCO (avec quel périmètre ?) que vous avez relancé l’année dernière car <<il nous incombe de préserver la qualité de notre cadre de vie et de respecter et valoriser nos richesses naturelles et culturelles qui sont parfois menacées>> (magazine municipal de février 2018).

Effectivement, à l’heure où l’augmentation du tourisme de masse et les effets du réchauffement climatique menacent les équilibres de ce milieu fragile, comme on l’a vu au moment des dernières fêtes de fin d’année, est-il raisonnable de poursuivre cette politique du « toujours plus » destinée à attirer de plus en plus de clients et de consommateurs ?
On peut regretter enfin que ce choix, fait de longue date à Chamonix , de privilégier son développement socio-économique dans une vision à court terme, n’ait pas été accompagné de dispositions réglementaires visant à mieux conserver l’identité de la vallée (permettant d’envisager éventuellement de répondre aux exigences de l’UNESCO pour une inscription comme «  paysage culturel »), en imposant par exemple l’harmonisation des constructions (toitures, volumes, ….) et la réhabilitation de certains secteurs emblématiques (tel, par exemple, le village du Tour, le village de Michel Croz, qui ne souffre pas actuellement, hélas, la comparaison avec les villages du Val d’Aoste et du Valais).

Cependant, mon propos n’était pas en vous écrivant d’épiloguer sur ce qui aurait dû être fait, il se proposait simplement, à l’occasion de la présence « tonitruante » de Musilac dans la vallée, d’appeler votre attention sur les contradictions existant, selon moi, entre les différents objectifs que vous poursuivez.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma considération distinguée.

Notes :1 L’excellent opuscule publié par le SIVOM de la Haute Vallée de l’Arve «  Ensemble dessinons la vallée de demain »
2. Le concept défini par les élus des trois versants concernés, après la création de la CTMB/Espace Mont-Blanc, de « valorisation active de la montagne alliant la protection des milieux naturels et du paysage à la promotion d’activités socio-économiques compatibles ».

(2). Le Décret , paru au JO du 9 août 2017, renforce « les dispositions légales en vigueur concernant la prévention des risques liés aux bruits et aux sons amplifiés qui fixaient le maximum sonore à 105 décibels impose désormais un maximum de 102 décibels ». Il s’étend désormais aux concerts en plein air qui, jusqu’ici , n’étaient pas concernés . Ce niveau sonore est réduit à 94 décibels pour les spectacles jeunes publics. Toutes ces mesures sont valables « en tout endroit accessible au public, la responsabilité de leur dépassement incombe à la fois à l’exploitant du lieu, au producteur et du diffuseur ». Sa date d’application est fixée au 1er octobre 2018.


Copies à : M. Nicolas Durochat, Directeur de l’Office de Tourisme de Chamonix
M. François Leblond, Président de l’Arvac ;

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lundi 30 avril 2018

Conseil municipal du 27 avril 2018: deux nouveaux élus à la table.

                                                                   Un des trois immeubles en construction dans le secteur Jean Franco

La séance s'est tenue au Majestic avec la présence record, surtout en cette période creuse de printemps, de 25 élus sur 29.
D'entrée, le maire salue les deux nouveaux élus de la minorité (on ne dit pas « opposition »…) présents à la table : Vincent Orgeolet et François Calvarin, respectivement 17è et 21è de la liste « Ensemble Vivons Chamonix » des élections municipales de 2014.
Cette liste a la particularité qu'elle renouvelle régulièrement ses élus. Depuis l'élecion, 8 démissionnaires, 8 remplaçants. On se souvient de la démission immédiate du N° 3 de la liste Jean Fabre.   Xavier Chappaz . et Georges Unia avaient  démissionné au bout d'un an. Restaient comme élues issues du haut du tableau les femmes Françoise Devouassoux, Isabelle Matillat et Flore Marchisio. A ce jour elles ont toutes démissionné à leur tour. Pour remplacer tous ces démissionnaires, étaient arrivés à la table du conseil les suivants de la liste, Christophe Delaage, Denis Leroy, et Hélène Le Solleuz. Dix candidats placés plus haut dans la liste, avant le N° 21 élu aujourd'hui, s'étaient désistés, n'ayant pas souhaité répondre à l'appel qui leur était lancé.
Aujourd’hui, après la démission de Christophe Delaage et Florence Coudray, la liste de la minorité est composée de 4 élus : Denis Leroy, Hélène Le Solleuz, Vincent Orgeolet et François Calvarin. Espérons qu'ils tiendront jusqu'à la fin du mandat dans moins de deux ans !
Le conseil vote à l'unanimité la répartition des nouveaux élus dans les commissions municipales
Si le fait de donner l'occasion à de nombreux candidats de la liste de siéger au conseil municipal peut être considéré pour eux comme une expérience enrichissante et instructive, il n'en est pas de même de la représentativité bien inconstante des élus vis à vis de leurs électeurs ni du suivi des dossiers inévitablement relaché.
Un des deux nouveaux élus du jour, François Calavrin, chef d'entreprise, a d'emblée imprimé sa marque devant le conseil par deux longues interventions très argumentées, l'une sur les énergies renouvelables, où il a montré des compétences indiscutables, l'autre en faisant une remarque sur la bonne santé financière de la commune liée, selon lui, à l'augmentation de la fiscalité, ce que le maire Eric Fournier a aussitôt et énergiquement contredit, rappelant que les impôts n'avaient pas augmenté.

Motion contre le doublement du Tunnel du Mont-Blanc
La presse italienne s'est une nouvelle fois faite l'écho d'une hypothèse de doublement du tunnel sous le Mont-Blanc. Il est vrai que le Val d'Aoste est en période préélectorale et que ce sujet revient régulièrement à l'ordre du jour. Les élus unanimes soulignent le caractère inacceptable de ce projet, contraire à la Convention Alpine, incompatible avec la démarche de classement à l'UNESCO, et en appelleront au ministre Nicolas Hulot invité à prendre une position ferme, comme l'ont déjà fait ses prédécesseurs dans des circonstances analogues en 2012 et 2016. Ils votent à l'unanimité une motion de protestation

Commnications du maire
Le maire relate les importantes réunions qui ont eu lieu en avril : le 6 la rédaction finale du PPA2 avec le préfet et les associations, le 11 la réunion d'information sur la future télécabine de la Flégère à laquelle ont assisté 80 personnes, le 17 une réunion sur la production locale d'électricité. Le 18 mai aura lieu un conseil municipal consacré à la révision du PLU.

Projets locaux de production d'énergie renouvelables
Chamonix s'est engagée à obtenir l'équivalence entre production d'énergie propre et consommation énergétique à l'horizon 2050. Nous sommes déjà très bien placés dans ce challenge, avons déjà Emosson, Les Bois, Passy.
La réflexion porte sur toutes les énergies renouvelables : solaire (les nouveaux tennis couverts seront équipés de panneaux solaires) , Méthanisation, Eolien, Hydraulique, Géothermie, et maintenant l'Hydrogène, dont l'apport énergétique très prometteur est en cours d'étude.
La centrale hydro-électrique du torrent de Taconnaz est en cours de finalisation, en attendant celle des Favrands. A ce propos le nouvel élu, François Calvarin, regrette que pour cette installation ,qui promet d'être très rentable, les communes de Chamonix et des Houches n'aient pris que 34 % de participation contre 66 % à l'opérateur privé.
La démarche dite des « Centrales villageoises » permet de faire participer les habitants à des projets de production d'énergie renouvelable.
Les élus valident l'engagement actif de la collectivité pour la mise en place de ces projets et autorisent le maire à missionner une expertise/étude sur le sujet. Ce que l'on ne dit pas aux conseillers, c'est le coût de cette étude…

19 logements réservés dans les immeubles du secteur Jean Franco
En échange des services rendus par la municipalité, garantie d'emprunts, participation financière de 159 000 euros, le promoteur Haute Savoie Habitat réserve 19 logements qui seront affectés dans les différents immeubles. Ce programme sera livré dans le courant de l'été.

Bientôt un chargé de communication, « Community Manager », à Chamonix
Un poste existant et vacant de rédacteur principal va être transformé en poste d'attaché territorial à temps complet pour recruter un chargé de communication.

Compte administratif 2017
C'est le gros morceau de ce conseil. Un dossier bien rébarbatif de 70 pages de chiffres, que l'adjoint aux finances Yvonick Plaud a tenté assez brillamment de synthétiser pendant 45 minutes.
Comment vous en communiquer en quelques lignes la substance vive ?
Par quelques chiffres emblématiques qui donnent une idée de la gestion de notre commune par la municipalité en place.
La dotation générale de fonctionnement de l’État est en baisse constante depuis 2008.
Sa baisse sur 2017 est de 471 K€, soit – 13,6 % par rapport à 2016.
La DGF ne représente plus que 8,9 % des recettes de fonctionnement.
La perte de ressources cumulée depuis 2012 est de plus de 6 M€.
A ceci se rajoute le prélèvement FPIC, fond de péréquation des communes riches pour les communes pauvres, qui s'est élevé pour Chamonix en 2017 à 1 157 445 €.
Malgré ce double handicap, la commune a réussi à investir pour 15 595 370 euros en opérations réelles.
Le budget général affiche un total de dépenses de 54 443 897 , fonctionnement et investissements confondus.
Les charges de personnel atteignent 11 987 K€, 48 % des dépenses de fonctionnement, en hausse de 3,6 %.
Les charges à caractère général représentent 25 % de ces dépenses.
Pour les recettes de fonctionnement, les droits de mutation représentent 42 % des impôts indirects, en hausse de 37,4 %, ce qui traduit l'extrême mobilité du marché immobilier à Chamonix, et qui compense partiellement la baisse de dotation de l’État.
La taxe sur les remontées mécaniques totalise 41 % de ce total, en hausse de 2,5 %. Les recettes du Casino n'atteignent plus que 3 % des impôts indirects, en baisse de 3 %, baisse régulière depuis plusieurs années.
L'encours de la dette au 31/12/2017 est de 42 941 K€ sur le budget général, en baisse de 26 % depuis 2012. La liste minoritaire, qui avait fait du surendettement de la ville de Chamonix son cheval de bataille pendant la campagne électorale de 2014, n'a pu que rester silencieuse devant ces bons chiffres.
Eric Fournier et son adjoint Yvonick Plaud s'estiment très satisfaits de ces résultats, tous les élus acquiescent.

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jeudi 12 avril 2018

Une Télécabine à la Flégère en 2019


Le 11 avril s'est tenue aux Praz une réunion publique au cours de laquelle la municipalité et la Compagnie du Mont-Blanc ont présenté le projet d'une télécabine pour remplacer l'actuel téléphérique de la Flégère. La salle était comble, nombreux étaient les habitants des Praz et de toute la vallée intéressés par le sujet. Autour du maire, 10 élus étaient présents.

Le téléphérique de la Flégère a vécu. Son faible débit - 450 personnes à l'heure -, sa grande sensibilité au vent – 25 jours d'interruption cet hiver à cause du foehn – en font un appareil totalement obsolète.

Le choix d'un ascenseur à partir des Praz a été jugé préférable au projet, un temps envisagé, de liaison haute, à savoir un appareil à gros débit à 2 000 m à travers la combe Lachenal, qui aurait été en fait essentiellement desservi par la télécabine de Planpraz, et qui aurait eu un gros impact environnemental.

La nouvelle télécabine aura un débit de 2 000 personnes à l'heure en hiver. De quoi résorber les queues mémorables que l'on voyait régulièrement au départ du téléphérique. En été, le nombre de cabines en fonction sera réduit de 50 à 25 et le débit horaire sera de 1 000 personnes à l'heure, ce qui sera largement suffisant pour la fréquentation .

Les cabines auront 10 places (contre 8 à la télécabine de Planpraz).

Etant donné le poids du gros monocâble de 56 à 60 mm et sa forte tension, le poids important des cabines, l'installation pourra supporter un vent de 90 km/h (25m/sec.) contre 45 km/h aujourd'hui. Il est prévu un fonctionnement nocturne du câble pour éviter les phénomènes de givrage.

L'inquiétude des golfeurs face à ce projet peut être levée. Il n'y aura aucun pylône sur le parcours lui-même. Aujourd'hui le téléphérique survole trois trous (N° 4, 5 et 6). Il passe à 14 m au-dessus du départ du trou N° 4. La future installation prévoit une montée rapide depuis la gare jusqu'à un pylône de plus de 20m de haut sur la rive droite de l'Arve, au bord du trou N°4, à l'emplacement exact de la gare de départ de l'ancienne benne de service.
Puis la télécabine aura un trajet horizontal à travers le golf sur une distance de 325m avant le prochain pylône à gauche du trou N° 8, à distance du parcours. Le survol des bennes sera à 21m de hauteur au-dessus du terrain de jeu. 
Les golfeurs ne pourront se plaindre que d'une nuisance visuelle : au lieu d'une benne toutes les 15 ou 30 minutes, il verront passer une cabine toutes les 56 secondes !  Il y aura 14 pylônes en tout.

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La gare sera construite sur l'emplacement de l'actuelle, elle sera moins haute, mais plus grande avec un grand garage pour les cabines et un hall d'accueil pour la clientèle, surélevé pour tenir compte des risques d'inondation. Hall et quais d'embarquement seront accessibles par des rampes pédestres. Il y aura un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
Un chemin piéton sera aménagé le long du golf jusqu'au pont sur l'Arve, depuis l'arrêt des bus, qui restera dans sa position actuelle, avec une transversale pour rejoindre le hall. Pour des raisons de fluidité et de surface, les concepteurs ont renoncé à la dépose des bus devant la gare.
Un gros hic : le nombre de places de parking sera réduit de 210 à 160 places. Le maire explique sa volonté d'améliorer le service de transports en commun en multipliant les navettes et en agrandissant le parking du Grépon. D'ailleurs il est probable que ce parking de la Flégère soit payant.

La gare du haut sera implantée à droite, entre la gare actuelle et le garage des chenillettes. Elle sera intégrée dans la bâtiment actuel qui sera agrandi.

Calendrier :
A l'automne 2018 sera entrepris le déboisement du hayon dans la montée.
Les pylônes à la périphérie du golf seront dressés à la même période de même qu'une tranchée à travers le terrain pour l'enfouissement de la ligne de 20 000 volts et la conduite des eaux usées de la Flégère.
La démolition de l'ancienne gare du bas se fera en mai 2019.
La construction de la nouvelle télécabine, par un opérateur non encore désigné, aura lieu de mai à novembre 2019.
L'ouverture est programmée pour décembre 2019.


Les nombreux habitants des Praz présents se sont surtout inquiété des problèmes de stationnement envahissant le moindre recoin du village, une nuisance quotidienne en hiver qui leur rend la vie difficile. Les élus ont tenté de les rassurer en promettant une réglementation plus stricte...

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