vendredi 2 mars 2012

Verbaliser, est-ce une bonne politique ?


Article paru dans le bulletin municipal de janvier  2012
 
On a connu pendant les fêtes de fin d’année les pires conditions de circulation et de stationnement depuis longtemps: deux grosses chutes de neige surviennent  les 30 et 31 décembre, alors que la vallée est pleine à craquer et que des milliers de voitures sont garées en tous sens. Le service du déneigement est débordé, éprouvant de grandes difficultés à  dégager des parkings encombrés de voitures. Les forces de l’ordre sont insuffisantes en nombre. Tous les ingrédients sont réunis pour une paralysie totale de la vallée et pour une belle pagaille. Neige ou pas neige, la commune semble avoir du mal à anticiper les mesures à prendre en prévision de cette période de surfréquentation.
Une réflexion entendue en haut lieu me met en colère : « ce type de situation ne se produit que quelques jours par an, on n’y peut rien, les gens doivent prendre leur mal en patience »... Cette réaction n’est pas digne de la grande station que nous prétendons être.
Le problème est facile à comprendre : Il y a 65 125 lits touristiques sur la commune de Chamonix, dont près de 45 000 en résidences secondaires, 5000 en meublés, 2000 en hôtel,  dont la plupart sont occupés en ce 31 décembre, plus les 10 000 habitants permanents. Il faut compter aussi les résidents de Vallorcine, des Houches et de Servoz et leurs habitants. Si l’on rajoute  les visiteurs à la journée, ce sont des dizaines de milliers de voitures  qui circulent et se garent dans la vallée. De quoi expliquer les embouteillages. Le centre ville n’offre que 4227 places de stationnement... Avec les parkings des villages et des remontées mécaniques, ce sont au maximum 8 000 places publiques qui sont disponibles. C’est largement insuffisant. En conséquence, les automobilistes se garent partout où ils le peuvent, et souvent en infraction.
Les verbaliser, comme la police municipale le fait quotidiennement à Chamonix,  c’est  leur faire payer l’incapacité de la ville à assumer la situation et à offrir suffisamment de places de stationnement. C’est faire preuve d’intolérance à l’égard de  nos hôtes venus fêter chez nous la nouvelle année. Avons-nous perdu le sens de l’accueil de nos visiteurs ?  Beaucoup n’auront plus envie de revenir.
Inélégance de la procédure  et injustice de la sanction : seuls les propriétaires français seront obligés de payer l’amende ! Les étrangers (hormis les suisses et les luxembourgeois ?) ne la recevront jamais !
Chez nos voisins suisses, autrichiens ou allemands, on se contente de glisser sous l’essuie-glace un petit avertissement en termes courtois, avec traduction en anglais, et on ne verbalise pas.
Si, pendant ces jours de grande affluence, une voiture gêne vraiment la circulation, il faut l’enlever et la mettre à la fourrière. Et la rendre à son propriétaire sans le verbaliser.

Le stationnement est bien un problème crucial dans la vallée. Tant que nous n’aurons pas construit  le  grand parking de dissuasion au Grépon, avec stationnement obligatoire, l’asphyxie perdurera.  Les 1500 places prévues dans le projet de la municipalité n’y suffiront sans doute pas. Il faudra en plus creuser un immense parking dans la montagne, qui aura l’avantage d’être à l’abri. Une noria de navettes desservira le centre ville, la gare  et les remontées mécaniques.
En attendant que soit réalisé ce plan ambitieux, une mesure peu  onéreuse serait très efficace pour améliorer l’accueil dans notre station : la mairie pourrait recruter pendant les fêtes quelques dizaines d’ambassadeurs bénévoles, soit gens du pays, soit étudiants en recherche  de stages. Répartis sur les points névralgiques de la vallée, ils pourraient orienter les automobilistes et les piétons, les renseigner sur les possibilités de parkings, sur les transports collectifs,  sur l’ouverture des routes de la vallée, sur le fonctionnement des remontées mécaniques et,  par leur sourire,  les aider à affronter l’encombrement chamoniard.  La gratification pourrait se faire sous forme de repas et/ou de forfaits de ski.

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mardi 21 février 2012

Vote du budget 2012 : notre liste n’aurait pas fait les mêmes choix d’investissements


Le 10 février, les échanges autour de la table au sujet de ce difficile budget 2012 se sont limités à une vive discussion entre le maire et votre serviteur sur le chapitre des investissements. En effet, les élus de  la majorité restent muets comme des carpes et approuvent sans contestation aucune  les projets du maire pour notre commune.
En premier lieu, nous avons voté avec la majorité le budget de fonctionnement de 30 812 000 €, estimant n’avoir pas suffisamment d’arguments solides pour le contester. Ce budget est raisonnable, compte tenu du désengagement de l’Etat. Les dépenses de la mairie sont en réduction de 5 %, la répartition en est équilibrée. Nous avons simplement émis une réserve sur les dysfonctionnements constatés sur les opérations de déneigement cet hiver, notamment au niveau des parkings, ce qui a provoqué l’ire de Jean-Claude Burnet, adjoint aux travaux, qui n’admet pas d’être critiqué dans son pré carré.
Sur le chapitre des investissements, dont le total s’élèvera à 9 112 000 euros,  nous avons déploré une budgétisation nulle ou tout à fait insuffisante sur les postes suivants :
-          Villa de la Tournette : cette belle maison qui contribue à la richesse de notre patrimoine est à l’abandon depuis des années. Il est exact qu’une somme de 150 000 euros était proposée par les services pour la réparation du toit. Mais le maire ayant retiré 100 000 € à l’ensemble du chapitre « bâtiments divers », on ne sait plus quelle somme restera finalement pour la villa.
-          Il en est de même pour l’Hôtel Couttet, bâtiment historique qui, faute d’entretien, se dégrade gravement année après année. Aucune somme n’est inscrite en 2012 pour sa restauration. Même pas 500 € pour retirer les varosses qui poussent dans les gouttières en aggravant la détérioration du toit ! Pour ces deux édifices, le maire n’a aucune réponse d’espoir à nous donner...
-          Par contre, la réhabilitation du parc  du Couttet est programmée, c’est une  bonne nouvelle, bien que notre crainte soit qu’une bonne partie des 180 000 € inscrits aille à la réalisation d’un grand parking pour le casino et la nouvelle résidence MGM.
-          Notre collègue guide Christian Mollier regrette qu’une fois de plus aucune somme ne soit inscrite pour aménager la sortie de la Vallée blanche.
-          Une ligne très insignifiante de 150 000 € est inscrite pour refaire les couches de roulement de notre voirie sévèrement dégradée sur l’ensemble du réseau communal. Avec 150 000 €, on fait à peine 1 km de route ! Chamonix gardera donc ses routes secondaires défoncées.
-          Malgré les promesses électorales, toujours rien n’est fait pour réaliser des voies cyclables. Une étude a bien été rendue sur la mobilité douce à la Communauté de communes de la Vallée de Chamonix, mais à ce jour aucune mesure concrète n’est encore prise sur la voirie chamoniarde. Peut-être sera-ce pour le prochain mandat ?
-          41 000 € sont alloués pour la lutte contre la plante invasive renouée du Japon, seulement pour une toute petite aire expérimentale à Argentière. Ce n’est pas ce faible engagement qui résoudra le problème de l’envahissement rapide de la vallée par ce cancer végétal qui métastase dans les moindres recoins.
-          Aucune somme n’est budgétée pour la réhabilitation des sentiers piétons de la commune, alors même que le maire prône la mobilité douce et l’éco-tourisme pour notre vallée.
-          L’aide  globale à la rénovation thermique des maisons de particuliers s’élève à ... 35 000 €, à répartir entre tous les demandeurs! Des centaines de maison doivent entreprendre ces travaux et le coût de l’isolation est de 150 € le m². Les  chamoniards ne recevront qu’une bien modeste aide de la  commune! Cette faible participation  n’est  pas en cohérence avec le Plan Climat Energie Territorial  lancé en fanfare par la collectivité.

Le maire cherche à me déstabiliser en me mettant au défit de compenser par des recettes nos demandes non budgétisées.
Je lui réponds  avec précision en énumérant les postes sur lesquels de substantielles économies peuvent être faites:
-          Ne peut-on pas réduire la forte somme de 100 000 € prévue pour l’aménagement du centre d’hébergement de sécurité du Tour ?
-          La piste en enrobé au Bois du Bouchet pour le ski-roue et la mobilité douce au coût de 366 000 € est-elle une dépense prioritaire et urgente ?
-          Les nouvelles illuminations prévues autour de l’église et de la Maison de la Montagne pour 340 000 € sont-elles vraiment nécessaires, en cette période d’économies d’énergie ?
-          Le réaménagement de l’arrêt-bus de la Flégère pour 100 000 € est-il vraiment justifié ?
-          L’aménagement paysager des parkings au Fond des Gires pour la somme astronomique de 700 000 € ne pourrait-il pas être revu à la baisse, avec le choix d’une plus grande simplicité ?

Hormis le centre d’hébergement du Tour, la majorité, à ma grande surprise, n’a rien trouvé à redire à mes propositions d’économies, comme si elle les approuvait !
Les six membres de notre liste votent contre le budget investissements de la commune.

P.S. Villa de la Tournette : en commission de travaux le 13 février ce sont finalement 100 000 € qui ont été inscrits pour refaire le toit de la villa, première étape indispensable pour une réhabilitation du bâtiment, sans que l’on sache encore quelle sera sa destinée.

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mercredi 8 février 2012

Diaporama: -20° à Chamonix, comment le vivent les saisonniers ?

Camping des Moliasses : un vrai village de 56 personnes !
« C’est assez dur » disent les occupants,  « on a froid la nuit ».
Tous sont  munis d’un contrat de travail et se répartissent dans 34 camions ou mobil-homes. L’alimentation électrique ne supporte pas  la grosse demande  de consommation des radiateurs et le disjoncteur  lâche régulièrement. Ce 6 février, il n’y a plus de courant. Habitués à ces désagréments, les habitants ont dû acquérir des chauffages au gaz ou aussi des poêles à bois ! Le danger d’intoxication au monoxyde de carbone est quotidien !
Le froid a gelé la conduite d’eau des sanitaires hommes, qui sont condamnés. Seul le sanitaire algeco des femmes est encore en fonction (2 WC, 2 douches et 4 points d’eau. Idem chez les hommes).
J’ai prévenu la conseillère municipale chargée du social, et le lendemain 7 février l’électricité était revenue et les sanitaires hommes réparés !
L’ambiance est bonne dans le campement, « on peut faire la fête sans problèmes » me précise-t-on. Mais à lire la note de protestation affichée sur la porte des sanitaires par l’un des utilisateurs, tous ne respectent pas les règles élémentaires de propreté !

Les laissés pour compte du  Grépon
Ici,  il y a une douzaine de camions qui n’ont pas trouvé de place aux Moliasses. La commune les tolère, mais comme le caravaning est théoriquement interdit à cet emplacement et que la ville  a tout investi dans l’installation du camping, elle n’a rien prévu pour leur accueil. Il n’y a ni branchement électrique, ni eau,  donc bien sûr pas de sanitaires et pas de toilettes.
Les résidents ont installé un petit groupe électrogène auquel sont branchés plusieurs camions, mais pas tous. Cela fournit assez d’électricité pour la lumière, l’ordinateur et la télévision, mais pas pour le chauffage électrique.
Pour la douche, on   leur a conseillé  d’aller se doucher à 600 mètres de distance, au camping des Moliasses, où il y a déjà beaucoup de monde, mais ils y sont bien accueillis. Il y a un vrai esprit de solidarité dans cette petite colonie.
Pour le chauffage, c’est comme au camping, il faut se débrouiller : bois ou gaz. La consommation est forte par ces grands froids : une grosse bombonne de gaz à 28 euros par semaine (la commune leur donne des bons pour acheter le gaz). Certains sont bien équipés et ont des toilettes chimiques dans le camion. Pour les autres, c’est dans la nature...
Pour l’évacuation des ordures, un arrangement a été trouvé avec les employés de Chamonix Propreté qui ont leur hangar juste à côté.
Tous m’ont dit avoir un travail à Chamonix, à la Compagnie du Mont Blanc, dans l’hôtellerie, la restauration ou le commerce. Pour eux, malgré l’inconfort,  c’est un choix de vie.  Ils ont refusé le logement fixe quand on leur en a proposé un. « C’est aussi à cause des chiens qu’on préfère être  là, ils sont plus heureux qu’enfermés ! ». En effet, beaucoup en ont un ou plusieurs.
Emmanuelle,  employée dans un hôtel, m’explique qu’elle prend sa douche sur son lieu de travail, « mes patrons sont sympas ! ». Pour Adrien et Sébastien « pas question de payer un loyer 500 euros, on n’y arriverait pas ! ».
On peut avoir un double regard sur ces saisonniers au logement précaire : certains chamoniards ou touristes ont un sentiment de malaise sinon de rejet  quand ils les voient depuis la route : le désordre d’un campement  peuplé de marginaux, les chiens, l’absence de commodités...  Mais quand on va bavarder avec eux, l’empathie s’installe vite : ils sont accueillants et de bonne humeur, ce sont des travailleurs, ils font tourner l’économie chamoniarde, ils ne sont pas revendicatifs et  ils assument leur mode de vie.

 Voir le diaporama ci-dessous:

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Conseil communautaire du 31 janvier 2012


Il s’est tenu dans la salle glaciale de la Ruche à Vallorcine, en présence de 27 élus (sur 37).
Communications du président Eric Fournier:
En ce 31 janvier, le Col des Montets, tout juste franchissable,  a déjà compté treize jours de fermeture depuis le début de l’hiver.  Les vallorcins subissent d’importantes perturbations dans leur vie quotidienne et pour leur travail. Le déneigement de la voie côté français se fait d’autant plus mal que l’engin  fraiseur de la SNCF est hors d’usage de façon durable. Un élu de Vallorcine demande pourquoi une demande n’a pas été faite aux suisses pour nous prêter leur fraise qui fonctionne parfaitement.
Le tunnel des Montets fermera le 1er avril pour la durée des travaux sur la ligne et la voirie de l’ouvrage. Un service de bus pour Vallorcine sera mis en place par le col au départ d’Argentière. Les trains venus de Martigny viendront jusqu’en gare de Vallorcine.
Un autre débat surgit dans les rangs des conseillers communautaires : en prévision, dans les années à venir, d’un accroissement de la cadence de la ligne SNCF dans la vallée, plusieurs élus se posent la question du bien fondé de la pérennité de la  gratuité du train, qui risque de peser lourd sur le budget de la communauté de communes, car cette gratuité a un coût supporté par le contribuable.
Culture :
Le conseil est informé des dons d’objets et documents divers déposés dans les collections du Musée Alpin. A noter,  entre autres,  un ensemble d’objets de vaisselle provenant de l’ancien Hôtel Roma, donnés par M. J.P. Quaglia, un téléscope et un baromètre donnés par  M. Norbert Bozon, un ensemble d’objets et de documents relatifs au téléphérique du Brévent donnés par M. Philippe Hennebert, une riche collection de diapositives et photographies données par Mme Josiane Sibert-Braconnay et 29 gravures de montagne par l’artiste données par M. François Ravanel.
Une convention de partenariat est signée avec le Conseil général pour l’enseignement de la musique.
Une demande de subvention est faite à Savoie Biblio pour la constitution de fonds à la bibliothèque de Vallorcine.
Débat d’orientation budgétaire :
Les concours financiers de l’Etat aux collectivités locales sont gelés.  Les compensations de l’Etat sont à la baisse, et l’instauration d’une péréquation fiscale au profit des communes plus pauvres va fortement pénaliser notre communauté de communes dans les années à venir : le prélèvement sera de 357 686 € en 2012, mais il atteindra 1 859 967 € en 2015, soit 11% de notre budget !
 La réforme de la taxe professionnelle pèse, elle aussi, sur la ressource fiscale principale de la communauté.
Autant dire que le budget sera serré cette année et qu’il faudra augmenter les impôts! On envisage d’augmenter la taxe d’habitation et la taxe foncière de 3%.
Le budget en dépenses courantes s’établit pour 2012 à 17 161 547 €, hors transports (2 350 000 €).
Néanmoins, la collectivité projette d’investir 4 829 800 € dans les réalisations suivantes :
Centre sportif : 1 M €
Musée montagnard des  Houches: 150 000 €ouchesHH
Ecole de Musique au Centre Jean Franco: 2 M €
Maison de santé à l’Hôpital de Chamonix: 530 000 €
Modernisation de la ligne ferroviaire : 500 000 €
Paravalanche de Taconnaz : 540 000 €
Maison de l’Alpage à Servoz : 59 800 €
Bâtiments divers, informatique : 50 000 €
Compte tenu des subventions à recevoir pour ces projets, le coût net pour la communauté sera ramené à 3,5 M €.
Les séances du conseil communautaire se déroulent assez calmement et dans un consensus général. Il n’y a pas d’opposition structurée dans cette assemblée. Si je suis toujours tête de liste d’opposition au conseil municipal de Chamonix, élu par la population, j’ai été coopté comme délégué communautaire par mes collègues de la majorité Fournier, ainsi que ma collègue Marie Noëlle Fleury. Il serait donc  mal venu qu’à nous deux tous seuls nous constituions un groupe à part.
En effet, les municipalités  de Servoz, Les Houches et Vallorcine n’ont aucun élu d’opposition dans leurs rangs! Nous gardons néanmoins notre liberté de parole à titre individuel.

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mardi 31 janvier 2012

J.O. : les comptes transmis par le maire d’Annecy Jean Luc Rigaut comportaient une erreur!

Le 5 janvier, je  publiai dans mon blog les comptes du comité de candidature d’Annecy tels que me les avait communiqués  personnellement Jean Luc Rigaut, maire d’Annecy.
Eric Fournier m’écrit pour me signaler que mes données sont erronées !
Ainsi,il  reconnait qu’il consulte mon blog, je suis sensible à cet 

honneur !
J’avais  indiqué que  la ville de Chamonix Mont-Blanc avait versé 400 000 euros de subvention, comme cela était inscrit dans le document du cabinet comptable KPMG en charge des comptes d’Annecy 2018 envoyé par Jean Luc Rigaut.
Sans doute y-a-t-il eu un certain amateurisme de la part des comptables. En effet, selon un autre document envoyé par  Eric Fournier, ce n’est pas la commune de Chamonix qui a versé cette somme mais le Sivom Pays du Mont-Blanc (qui d’ailleurs ne s’appelle plus Sivom mais Syndicat Mixte Pays du Mont Blanc). 
La communauté de communes de la Vallée de Chamonix a versé 

26.70 % de cette somme, soit 106 800 €, au comité de candidature. Précisons que la commune de Chamonix participe pour 80% au budget de la communauté.
Cette somme de 106 800 € était en effet beaucoup plus conforme à celle de 104 000 € annoncée par le maire en décembre 2010 dans une plaquette distribuée à la population.
Ainsi, les 10 communes du syndicat mixte, dont Sallanches, Passy, Saint Gervais et Megève, ont participé au financement de la candidature.
Eric Fournier m’assure que  la commune de Chamonix n’a pas eu de dépenses directes relative à la candidature. Pourtant, vérification faite, la ville  a payé pour 28 354,58 € de factures diverses: assistance communication, film promotionnel, tee shirt, dépliants, plaquettes, animations de rue...
La Communauté de Commune de la Vallée de Chamonix Mont Blanc a payé en plus 26 046,48 €  en outils de communication : visuel, kakemonos, affiches, réunion publique, insertion publicitaire...
Ainsi, les contribuables de Chamonix et de la communauté de communes auront contribué pour 161 201 € à l’aventure incertaine des Jeux olympiques.
D’autre part, le maire ne répond pas à ma demande de me communiquer le détail de la somme considérable de 7 242 733 euros d’honoraires indiqués dans les comptes du comité de  candidature.
 
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jeudi 5 janvier 2012

J.O. : les comptes du GIP Annecy 2018


Le 10 août 2011, je cosignais avec un certain nombre de citoyens de la Haute Savoie une lettre adressée à Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy, pour lui demander de nous fournir les comptes exacts de la candidature de sa ville aux Jeux olympiques d’hiver 2018.
Très correctement, il m’a adressé le 19 décembre, ainsi qu’à tous les cosignataires, les comptes finaux du GIP.

L’examen en est très instructif :


Au chapitre des recettes, on note les prestations de quelques généreuses sociétés ou organismes qui se chiffrent comme suit:

-          SOMFY                                                1 100 000 €

-          AREA                                                   1 000 000

-          Comité National Olympique                     1 177 000

-          ERDF                                                    1 000 000

-          FDJ                                                           500 000

-          ATMB                                                        334 448

Il est plus amusant de détailler les subventions accordées par les villes du département :

-          ANNECY arrive en tête avec 1 500 000 €, normal !

-          CHAMONIX vient ensuite avec 400 000 €, bel effort d’Eric Fournier, et des contribuables de la vallée !

-          Mais ANNECY-Le-VIEUX n’a donné que 100 000 €, alors que cette ville devait accueillir      la patinoire ! Pas très généreux, Monsieur Accoyer !

-          SEYNOD, Le GRAND BORNAND et La CLUSAZ, petites villes de sites olympiques,  ont également donné chacune 100 000 €.
    MORZINE, le dindon de la farce, car finalement exclue du grand cirque, a tout de même donné  33 000 € ! 
  Le CONSEIL REGIONAL a donné 2 500 000 €  
  Le CONSEIL GENERAL 1 500 000 €.

  Le MINISTERE DES SPORTS a versé 1 500 000 €.


Au chapitre des dépenses,

-          Les salaires et traitements s’élèvent à 1 519 692 € et les charges sociales à 577 420 €.
     Mais on est étonné par le chiffre beaucoup plus important des honoraires : 7 242 733 € !
Le relevé de comptes ne nous donne malheureusement pas la liste des heureux bénéficiaires...

La communication a été, bien sûr, le poste le plus important :
   . 7 116 706 € pour les « outils de communication »
   . 4 448 705 € pour la « communication partenariats... »
   . 2 759 107 € pour les « voyages et déplacements divers »


  Le résultat final d’exploitation est de 377 016 euros, il n’y a donc pas de déficit !

 Retenons que cette farce de candidature, perdue d’avance, aura tout de même coûté 7 800 000 euros d’argent public, à la charge du contribuable.


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mercredi 4 janvier 2012

Un nouveau président à l'Office du Tourisme

Le 3 janvier, le Comité de gestion de l'Office du Tourisme de Chamonix, suite à la démission de son président Eric Fournier, a procédé à l'élection d'un nouveau président. Il a été "convenu" que cette fois-ci ce serait un socio-professionnel. Les socio-professionnels unanimes ont présenté la candidature de l'un d'entre eux, Stéphane Boizard, Directeur de l'Ecole de ski d'Argentière (ESF), lequel a été élu par les six élus et les neuf socioprofessionnels présents par 13 voix et 2 abstentions.
Son mandat devrait être de courte durée, puisque dans un délai d'environ un an, la fusion des deux Offices de Tourisme de Chamonix et de Les Houches-Servoz plus Vallorcine devrait être effective et qu'elle donnera lieu à l'élection d'un président commun.

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