lundi 25 juin 2018

Conseil municipal du 22 juin 2018

Le conseil s'est réuni en mairie en présence de 20 élus sur 29.
Communications du maire
Après les traditionnelles annonces de naissances, décès et mariages d'habitants de la commune,
- Il se félicite du succès remporté par la 4è Sustunaible Summits Conférence qui s'est tenue au Majestic du 12 au 14 juin. La prochaine édition aura lieu au Népal en 2020.
- Il fait une longue communication sur la stratégie de la région AURA, dont il est le vice-président chargé de l'environnement, qui a voté un budget de 200 millions d'euros sur 3 ans, dont 1/3 d'investissements, répartis en 5 axes :
* Energie
70 millions sont consacrés au développement des énergies renouvelables, actuellement productrices de 19 % des ressources, vouées à dépasser les 30 %.
* Economie circulaire et déchets
Ce sont 35 millions d'euros qui sont inscrits à ce chapitre, en grande partie pour accroître la part recyclable de nos déchets, actuellement de 54 % et qui devrait atteindre 70 %.
* Qualité de l'air
45 millions sont affectés à ce difficile chantier.
* Biodiversité
35 millions d'euros iront sur ce volet si important.
* Adaptation au changement climatique
15 millions seront consacrés à des mesures spécifiques pour ce programme.
Eric Fournier a obtenu l'unanimité du conseil régional, toutes tendances politiques confondues, pour le vote de ce budget.

- Le maire fait le point sur la modernisation de notre train de vallée.
23 millions d'euros sont accordés par le département pour la phase 2 du chantier, qui se décomposera en trois volets principaux :
8,2 km de voies entre Le Fayet et Servoz seront refaites pour 19 millions d'euros.
3 ponts-rails seront rénovés, 2 à Chamonix, 1 à Argentière pour 2,5 millions.
Des sous-stations électriques seront réalisées pour 1,2 millions d'euros.
Ce sont 120 millions d'euros qui auront été investis au total depuis le début sur cette ligne Saint-Gervais – Vallorcine. Le nombre de voyageurs par an est passé de 280 000 avant les travaux à
800 000 aujourd'hui. On estime qu'à terme il y aura le potentiel pour transporter 1,5 millions de voyageurs.
Le maire promet une cadence à la 1/2 heure cet été entre Les Bossons et Vallorcine.
En 2019 cette cadence à la 1/2 heure devrait débuter aux Houches.
En 2020, avec la mise en route du CEVA à Genève-Annemasse, le maire espère une cadence de un train toutes les 1/2 heures entre Saint-Gervais et Genève. Cet optimisme est-il justifié ?

PRINCIPAUX DOSSIERS DU JOUR
- Le futur Centre Technique Municipal à la Vigie partagera ses locaux avec la Régie Communautaire Chamonix Propreté à raison de 2/3 - 1/3. La régie participera ainsi à 1/3 du coût des travaux, soit 2 631 963 euros pour elle, y compris la valeur foncière mise à disposition.

- Permis de démolir de l'ancien Centre de Secours principal

Depuis son déménagement aux Favrands à l'été 2016, cette verrue dans le paysage urbain chamoniard n'a plus de raison d'être. Ses occupants sont partis et l'annexe a déjà été détruite en 2017. La commune a procédé à un échange foncier avec le département qui disposera d'un emplacement à la Vigie pour édifier un nouveau centre départemental.
La vocation du site de la Place du Mont-Blanc est de devenir un jardin alpin. Il s'agit aussi de poursuivre le développement des circulations apaisées piétonnes et cycles dans la continuité de la promenade du Fori, et d'aménager l'arrêt bus Place du Mont-Blanc très fréquenté.
On ne parle plus de l'implantation proche du Centre Culturel de la ville sur la Place du Mont-Blanc. Ce projet est-il définitivement abandonné? Par contre, on évoque la possibilité d'installer une salle des fêtes dans la voûte I, puisque celle-ci n'est plus réservée pour  le cinéma, depuis qu'une solution de reprise dans les locaux actuels a été proposée.
Le coût de la démolition de la vieille caserne pourrait atteindre 420 000 euros. Il faudra désamianter le bâtiment, cela augmente les frais.

Les conseillers de la minorité lancent un dernier baroud d'honneur pour la défense de ce bâtiment en présence de leur mentor sur ce sujet, l'ancien conseiller Christophe Delaage, dont on note la présence silencieuse parmi le public.
Denis Leroy imagine une extension du bâtiment vers la place au sud. C'est impossible lui répond le maire, on est en zone violette d 'inondation.
Hélène Le Solleuz verrait bien à la place des garages une halle pour le marché, et dans les étages des locaux pour nos coupes du monde…
Vincent Orgeolet s'inquiète du manque de parkings et suggère que soit réétudié le problème global de l'aménagement de toute la place et du stationnement à l'arrière des la Résidence.
Le premier s'abstient, les deux autres votent contre la démolition.

- Aménagement de la Place des Séracs aux Pélerins

Le maire annonce le début du chantier à partir du 25 juin.
Le projet accordera une place privilégiée aux circulations piétonnes.
On conservera le même nombre de places de parking. Michel Payot envisage même d'en faire un parking clos avec durée maximale de 11 heures, comme certains parcs du centre ville.
Le coût des travaux est estimé à 600 000 euros.
Une convention autorise la commune à réaliser des travaux sur les parcelles appartenant aux propriétaires Haute Savoie Habitat et Halpades.

- Parking deux niveaux au Grépon
Ce projet à 15 millions d'euros est lancé.
Les bureaux d'études « Ville et Territoire » et « Sareco » ont déjà mené en 2017 une définition du parti d'aménagement et une étude d'opportunité.
Il y aura 600 places en rez-de-chaussée et 300 à 400 au premier en parking découvert, avec un espace accueil pour les clients et offre de services touristiques dématérialisés.
Le parking des bus sera porté de 25 à 50, avec un espace d’accueil et de repos propre aux chauffeurs, qui prévoira aussi des locaux pour les sauteurs du tremplin.
50 places pour les campings-cars seront également aménagées.
On espère que les constructions se feront hors zones d'avalanches !
Le Mulet traversera le site avant de rejoindre le parvis du téléphérique sur sa route pour le centre ville.
Le mode de construction ouvrira la possibilité d'adjoindre ultérieurement un troisième niveau.
Le financement se fera à l'aide de subventions et du mode de tarification. Hélène Le Solleuz suggère un PPP, partenariat-public-privé.
Michel Payot verrait bien la SAEM Chamonix-Développement prendre la construction et le gestion en charge de façon à ce que notre station garde la maîtrise de ce stationnement.
On évoque la possibilité d'installer des parkings payants au pied des pistes de la commune avec un tarif plus élevé qu'au Grépon pour inciter les visiteurs utiliser ce dernier.
La fin des travaux est prévue pour le printemps 2022.
Bernard Ollier profite de la discussion pour faire remarquer à quel point notre gare routière à Chamonix-Sud est mal placée, mal organisée. Une réflexion s'engage pour lui trouver un autre emplacement, à inclure dans le projet du Grépon ou près de la gare SNCF ?

- Enfouissement des réseaux
On progresse tout doucement. C'est aujourd'hui au tour du quartier des Favrands de bénéficier de cette amélioration esthétique, pour un montant de 103 883 euros dont 1/3 sont pris en charge par le syndicat SYANE .
Le prochain quartier inscrit au programme est celui de la route Couttet-Champion.

- La crèche du secteur Jean Franco a ouvert ses porte le 18 juin

Elle compte aujourd'hui 44 places , dont 10 réservées aux bébés, contre 35 à l'ancienne crèche de Chamonix-Nord. Sa capacité à partir de janvier 2019 sera de 66 places. Cette ouverture nécessite la création de 9 postes.
8 logements T2 de 55 m² sont prévus à l'étage. Les bénéficiaires ne sont pas encore désignés, à priori des personnes âgées.

- Un nouvel hôtel à la place du Bowling

Un projet d'Hôtel-Restaurant est l'objet d'un dépôt de permis de construire de la part de la SAS Mont-Blanc Collection représentée par Mr Martin Devictor, déjà propriétaire de 3 hôtels au centre ville, le Faucigny, le Génépy et le Whymper.
Ce sera un établissement de 50 chambres sur 4 niveaux, + 6 pour le personnel, avec maintien de deux pistes de bowling et insertion de toilettes pour la gare routière, laquelle n'est autrement pas modifiée par la construction, ni le commerce attenant.
La commune signe une convention d'aménagement touristique de 30 ans avec le constructeur.
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mardi 22 mai 2018

Conseil municipal du 18 mai 2018: modification du PLU



Communications du maire
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb viendra à Chamonix le 31 mai pour le 60ème anniversaire du PGHM et le 30ème anniversaire du CNISAG.
La 4è sustunaible Summits Conférence se tiendra à Chamonix les 12,13 et 14 juin prochains.
La passerelle cyclistes du Pont de Piralotaz sera inaugurée le 20 juin.
La nouvelle crèche Jean Franco ouvrira le 22 juin.

Une modification bien tardive du PLU. C'est le sujet exclusif de ce conseil de mai.
17 élus sur 29 ont eu le courage de venir autour de la table se confronter à ce sujet ardu.
C'est en effet un gros dossier assez complexe qui est présenté par le maire, puis par les représentants d'un cabinet privé qui a aidé le service de l'urbanisme à mettre en forme les nouvelles dispositions, puis par Jean-Michel Couvert élu en charge de l'urbanisme.

Il faut revenir à la loi ALUR de mars 2014 pour comprendre les enjeux de cette modification. La suppression du COS, la suppression de la surface minimale pour construire ont permis la construction de gros chalets XXL qui disposent dorénavant de la quasi totalité de la parcelle pour étaler leur bâtiment. Les promoteurs se sont rués, les demandes de permis de construire ont explosé, atteignant 250 par an.
En 4 ans, l'essentiel du mal a été fait, d'énormes chalets sont apparus un peu partout. Mais on comprend que le maire veuille enfin trouver des solutions pour que cette permissivité néfaste à notre paysage urbain ne soit pas pérennisée. Ce problème est celui des stations de montagne et de mer.
Ces mesures partielles de modification, bien tardives, d'autant plus urgentes à prendre, ne pouvaient pas attendre la grande révision du PLU.

Quelles sont les dispositions adoptées par le conseil dans cette modification N° 8 du PLU, pour lutter contre les effets délétères de la loi ALUR ?
- La distance des constructions par rapport aux limites séparatives doit être d'au moins 3 m.
- La distance entre deux constructions sur une même propriété doit être de 6 à 12 mètres selon les zones.
- Le linéaire des façades des constructions nouvelles est limité à 18m.
- La hauteur des chalets est toujours limitée à 8m, et non pas à 9 m comme il avait été envisagé de le faire.
Ce sont des mesures qui devraient permettre d'éviter une trop forte densification du bâti, et de lutter contre les effets néfastes de la loi ALUR ;

Par ailleurs, pour favoriser la mixité sociale,
Tout programme de logement supérieur ou égal à 300 m² devra comprendre 25 % de surface à usage de logements permanents. Cette mesure sera-t-elle dissuasive pour les promoteurs ?

Il est instauré des « Périmètres d'attente de projets d'aménagement global » que l'on devrait plutôt appeler « périmètres de gel », en effet aucune construction n'y est autorisée pendant 5 ans tant qu'un projet d'aménagement global n'aura pas été approuvé.
8 secteurs sont concernés :
La ferme Henri Couttet aux Bois, dont la valeur patrimoniale est incontestable et qui devrait faire l'objet d'un classement comme « immeuble à conserver dans son enveloppe » dans la prochaine révision du PLU.
- Le secteur des Gaudenays où un terrain communal entouré de parcelles privées serait susceptible d'accueillir des logements sous forme densifiée.
- Les secteurs de l'Hôtel Savoy, du Recteur Payot, de l'Hôtel de ville et de la rue Vallot, celui du Cinéma.
- Les Songenaz, à l'emplacement de l'ancienne colonie SNCF, et le secteur du Crêt aux Bossons
Tous ces secteurs présentent des disponibilités foncières où la collectivité envisage des projets de logements.

Des mesures sont prises en faveur du commerce de proximité :
Est interdite la création de commerces de plus de 250m² de surface.
En zone urbaine, les constructions ou destinations nouvelles sont admises à condition que les locaux situés en rez-de-chaussée soient affectés au commerce.

Les villas Farman et Butterfly aux Pècles, à forte valeur patrimoniale, sont toujours inscrites sur la planche B des Servitudes et Contraintes architecturales comme « Bâtiments à conserver dans leur enveloppe actuelle », elles en avaient été retirées par erreur.

On attend toujours et encore la grande révision du PLU
La vraie révision du PLU, la révision générale, celle qui déterminera la constructibilité ou la non-constructibilité de toutes les zones de nos communes demandera encore du temps, 5 à 10 ans dit le maire, manifestement peu pressé de la conduire à son terme, en tous cas pas pendant son mandat actuel pas plus que pendant son premier mandat. Ce sera un PLUi., PLU intercommunal avec nos voisines de la vallée. Le PLU actuel date de juillet 2005, mais la pression foncière a beaucoup augmenté depuis.
On comprend le manque d'empressement des maires de la ComCom à l'effectuer.
Il est à craindre en effet que l’État nous impose cette fois-ci une réduction drastique de nos surfaces constructibles, de 50 à 80 %, le calcul des hectares restant à construire étant en effet basé sur l'augmentation démographique de la commune, qui chez nous peut être considérée comme nulle.
Ce qui obligerait les maires à déclarer inconstructibles quantité de parcelles qui aujourd'hui le sont, car ils n'auront pas le choix ! C'est ce que souligne Hélène Le Solleuz pour la minorité. « Cela m'amènerait à prendre des décisions ignobles !  » répond le maire. Un drame financier et humain pour les propriétaires du pays, une bien mauvaise publicité électorale pour les édiles, ou une belle opportunité de limiter enfin l'urbanisation galopante de notre vallée ? C'est selon les points de vue...
Quand au collègue d'Hélène Le Solleuz Vincent Orgeolet il redoute une envolée des prix du marché !
L'hyper-inflation qui résultera de cette révision sur les rares terrains restants promet une belle spéculation !
Même si à ce jour, le prix du m² est de 11 000 € à Chamonix, contre 18 000 à Val dIsère et 29 000 à Gstaad, rendant la vallée encore attractive pour les promoteurs, ce prix risque d'exploser dans un avenir proche.
Le PADD, Plan d'Aménagement et de Développement Durable, première étape du futur PLUi, qui ne préjuge en rien du rythme de la révision, devrait être mis en concertation avec notre intercommunalité dès le mois de juin 2018. Cela promet de belles et longues discussions !

Aurore Termoz première adjointe dresse un bilan du logement à Chamonix
Sur un total de 4 500 logements permanents, la commune compte 23 % de logements sociaux. Elle est « dans les clous » en regard de la règle nationale.
178 nouveaux logements sont en projet de réalisation :
- 45 dans le secteur Jean Franco pour 2018
- 32 sur la plate-forme d'Argentière pour 2019
- 31 dans le secteur de la Draisine, ancienne cité SNCF, pour 2020-2021
- 4 dans la rénovation de l'école des Grassonnets en 2020
- 21 dans l'ancienne MAPA au haut du bourg en 2021
- 45 dans le secteur du Fouilly quand le centre technique de la commune aura déménagé à la Vigie, en 2021-2022

Bernard Ollier précise que 10 % des logements permanents ont bénéficié des aides à la rénovation énergétique, Fond Air Bois ou Fond Energie Habitat.

Le conseil se sépare après avoir encore entendu les interventions de Claude Jacot, Fabienne Ravanel etYvonick Plaud favorables à cette modification N°8. Il n'y a pas de vote, c'est à la communauté de commune de valider ce projet le 22 mai.

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dimanche 6 mai 2018

MUSILAC, manifestation écologique?



La première édition de Musilac à Chamonix a été un succès incontestable. 

Mais Chamonix peut-elle être vraiment fière de ce festival qui a engendré dans notre vallée trois jours d'agitation supplémentaire, sans compter les semaines de montage et démontage de la grande structure ? En avait-elle vraiment besoin ?

A ce jour du 5 mai 2018, la France, le pays de la COP 21, a honteusement dépassé la date à partir de laquelle elle creuse sa dette vis à vis de la planète. Elle a consommé tout son crédit en un peu plus de quatre mois, à partir d'aujourd'hui elle puise dans les ressources naturelles des autres pays et surtout dans celles des générations futures. La France consomme trop, elle émet trop de CO2, malgré les recommandations de nos gouvernants.

Chamonix et l'Espace Mont Blanc se veulent exemplaires en matière de développement durable. Les messages délivrés par notre maire dans ce sens sont nombreux. Mais Chamonix n'entend pas freiner sa course en avant : toujours plus d' activités, toujours plus de monde, notre économie doit chauffer à blanc. Alors, la sobriété dictée par l'épuisement de la planète, c'est pour les autres, c'est pour la France, mais pas pour Chamonix dont le statut exceptionnel de grande station mondiale est une excuse pour s'en affranchir. A Chamonix, on consomme et on dépense sans compter ! A Chamonix, on ne veut pas connaître la modération !

Musilac fut un événement contestable sur le plan écologique, sur le plan de la dépense énergétique, de la pollution,  et aussi des nuisances.
Le mieux habilité pour en parler est Michel Fourcade, autorité reconnue dans le domaine de la protection de la montagne. Je vous recommande de lire sa lettre au maire jusqu'au bout, car elle est cousue de vérité et de bon sens.

Michel Fourcade Chamonix, le 2 mai 2018

Monsieur le Maire,

Je vous adresse cette lettre pour vous faire part de mes réflexions concernant le Festival Pop/Rock Musilac , organisé sous les auspices de la Municipalité de Chamonix, qui s’est achevé le 21 avril dernier après trois journées de concerts.
Cette nouvelle manifestation qui fait irruption dans la Vallée ne manquera pas d’être soit applaudie, soit controversée.
Si je vous écris à ce sujet c’est que je suis très attaché au massif du Mont-Blanc et à la vallée de Chamonix que j’ai découverte lorsque j’y séjournais l’été avec mes parents, puis par l’ascension de la plupart de ses sommets, avant , pendant et après mon affectation à l’EMHM . Comme vous le savez, j’ai représenté , à titre bénévole, le Comité Français de l’UICN à la Conférence Transfrontalière Mont-Blanc, la CTMB, de 2004 à 2013.

Avant de se prononcer sur Musilac, il faut analyser les facteurs qui le caractérisent.
Au plan positif, on doit reconnaître que les concerts ont attiré un large public (40 000 selon le DL), venu pour la majorité de l’extérieur, mais aussi de la vallée. Si l’on se réfère aux articles parus dans le Dauphiné Libéré, la manifestation a été un succès. Les participants, dont beaucoup ont découvert Chamonix à cette occasion, ayant apprécié aussi bien la musique que l’organisation. Par ailleurs, l’événement s’est révélé une opération touristique et surtout commerciale réussie, répondant ainsi au souhait du Directeur de l’Office de Tourisme <<de créer un événement qui renforce l’économie de fin de saison>>.

Cependant, au plan négatif, il faut noter que ces concerts génèrent une nuisance sonore particulièrement importante. Déjà élevé dans un site de plaine , ce niveau augmente beaucoup dans une vallée de montagne, comme celle de Chamonix, où les sons en se répercutant sur les versants résonnent dans la vallée bien au-delà du lieu des concerts jusque dans la Plaine des Praz, aux Nants ou même aux Moussoux par exemple.
Un tel niveau sonore excessif provoque une gêne difficilement supportable pendant trois jours et doit perturber la faune. Par ailleurs, on peut se demander quelle a été la réaction de la clientèle fréquentant les hôtels 5 étoiles de la vallée comme par exemple celle de l’hôtel Albert Premier situé à proximité des concerts ?
A ce sujet, il serait nécessaire de savoir si le niveau sonore de Musilac, de même que celui des manifestations organisées au cours de l’année à Chamonix (semaine du trail, championnats d’escalade, black week-end …), ne dépasse pas le maximum légal en vigueur qui vient d’être renforcé par rapport aux dispositions de 1998 en passant de 105 à 102 décibels . (voir note 2 bas de page sur le décret du 9.08.2017 édicté pour des raisons de santé publique).

Ainsi, après cette première évaluation, on pourrait conclure que les facteurs positifs l’emportent sur les négatifs à la condition de respecter le niveau sonore légal.
Pour autant, si on élargit notre analyse, force est de constater que ce type d’événements a pour conséquence de s’éloigner du concept de développement durable et de l’image revendiqués pour le Mont-Blanc abondamment véhiculés dans de nombreuses déclarations et publications depuis la création de la CTMB et de l’Espace Mont-Blanc en 1991 (voir exemples en notes de bas de page).
Cette modification d’orientation est parfaitement assumée aussi bien par les responsables de la promotion du tourisme que par une certaine partie de la population comme l’illustre la déclaration de trois jeunes de la vallée : <<c’est une nouvelle image de Chamonix et c’est bon pour la notoriété de Chamonix. Ce n’est plus seulement l’alpinisme et le ski, c’est aussi la fête et la musique>>.

Une telle orientation , qui encourage la pression touristique , ne va pas dans le sens des actions que vous conduisez par ailleurs pour diminuer les effets de la concentration humaine dans la vallée et la saturation des espaces disponibles dans des domaines comme ceux de la lutte contre la pollution (transports, chauffage) , de la rénovation énergétique et de l’urbanisme(<<les limites étant atteintes dans ce domaine>>, comme vous l’avez déclaré à l’AG de l’Arvac en 2016).
Ne contredit-elle pas pareillement le projet d’inscription du massif au Patrimoine Mondial de l’UNESCO (avec quel périmètre ?) que vous avez relancé l’année dernière car <<il nous incombe de préserver la qualité de notre cadre de vie et de respecter et valoriser nos richesses naturelles et culturelles qui sont parfois menacées>> (magazine municipal de février 2018).

Effectivement, à l’heure où l’augmentation du tourisme de masse et les effets du réchauffement climatique menacent les équilibres de ce milieu fragile, comme on l’a vu au moment des dernières fêtes de fin d’année, est-il raisonnable de poursuivre cette politique du « toujours plus » destinée à attirer de plus en plus de clients et de consommateurs ?
On peut regretter enfin que ce choix, fait de longue date à Chamonix , de privilégier son développement socio-économique dans une vision à court terme, n’ait pas été accompagné de dispositions réglementaires visant à mieux conserver l’identité de la vallée (permettant d’envisager éventuellement de répondre aux exigences de l’UNESCO pour une inscription comme «  paysage culturel »), en imposant par exemple l’harmonisation des constructions (toitures, volumes, ….) et la réhabilitation de certains secteurs emblématiques (tel, par exemple, le village du Tour, le village de Michel Croz, qui ne souffre pas actuellement, hélas, la comparaison avec les villages du Val d’Aoste et du Valais).

Cependant, mon propos n’était pas en vous écrivant d’épiloguer sur ce qui aurait dû être fait, il se proposait simplement, à l’occasion de la présence « tonitruante » de Musilac dans la vallée, d’appeler votre attention sur les contradictions existant, selon moi, entre les différents objectifs que vous poursuivez.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma considération distinguée.

Notes :1 L’excellent opuscule publié par le SIVOM de la Haute Vallée de l’Arve «  Ensemble dessinons la vallée de demain »
2. Le concept défini par les élus des trois versants concernés, après la création de la CTMB/Espace Mont-Blanc, de « valorisation active de la montagne alliant la protection des milieux naturels et du paysage à la promotion d’activités socio-économiques compatibles ».

(2). Le Décret , paru au JO du 9 août 2017, renforce « les dispositions légales en vigueur concernant la prévention des risques liés aux bruits et aux sons amplifiés qui fixaient le maximum sonore à 105 décibels impose désormais un maximum de 102 décibels ». Il s’étend désormais aux concerts en plein air qui, jusqu’ici , n’étaient pas concernés . Ce niveau sonore est réduit à 94 décibels pour les spectacles jeunes publics. Toutes ces mesures sont valables « en tout endroit accessible au public, la responsabilité de leur dépassement incombe à la fois à l’exploitant du lieu, au producteur et du diffuseur ». Sa date d’application est fixée au 1er octobre 2018.


Copies à : M. Nicolas Durochat, Directeur de l’Office de Tourisme de Chamonix
M. François Leblond, Président de l’Arvac ;

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lundi 30 avril 2018

Conseil municipal du 27 avril 2018: deux nouveaux élus à la table.

                                                                   Un des trois immeubles en construction dans le secteur Jean Franco

La séance s'est tenue au Majestic avec la présence record, surtout en cette période creuse de printemps, de 25 élus sur 29.
D'entrée, le maire salue les deux nouveaux élus de la minorité (on ne dit pas « opposition »…) présents à la table : Vincent Orgeolet et François Calvarin, respectivement 17è et 21è de la liste « Ensemble Vivons Chamonix » des élections municipales de 2014.
Cette liste a la particularité qu'elle renouvelle régulièrement ses élus. Depuis l'élecion, 8 démissionnaires, 8 remplaçants. On se souvient de la démission immédiate du N° 3 de la liste Jean Fabre.   Xavier Chappaz . et Georges Unia avaient  démissionné au bout d'un an. Restaient comme élues issues du haut du tableau les femmes Françoise Devouassoux, Isabelle Matillat et Flore Marchisio. A ce jour elles ont toutes démissionné à leur tour. Pour remplacer tous ces démissionnaires, étaient arrivés à la table du conseil les suivants de la liste, Christophe Delaage, Denis Leroy, et Hélène Le Solleuz. Dix candidats placés plus haut dans la liste, avant le N° 21 élu aujourd'hui, s'étaient désistés, n'ayant pas souhaité répondre à l'appel qui leur était lancé.
Aujourd’hui, après la démission de Christophe Delaage et Florence Coudray, la liste de la minorité est composée de 4 élus : Denis Leroy, Hélène Le Solleuz, Vincent Orgeolet et François Calvarin. Espérons qu'ils tiendront jusqu'à la fin du mandat dans moins de deux ans !
Le conseil vote à l'unanimité la répartition des nouveaux élus dans les commissions municipales
Si le fait de donner l'occasion à de nombreux candidats de la liste de siéger au conseil municipal peut être considéré pour eux comme une expérience enrichissante et instructive, il n'en est pas de même de la représentativité bien inconstante des élus vis à vis de leurs électeurs ni du suivi des dossiers inévitablement relaché.
Un des deux nouveaux élus du jour, François Calavrin, chef d'entreprise, a d'emblée imprimé sa marque devant le conseil par deux longues interventions très argumentées, l'une sur les énergies renouvelables, où il a montré des compétences indiscutables, l'autre en faisant une remarque sur la bonne santé financière de la commune liée, selon lui, à l'augmentation de la fiscalité, ce que le maire Eric Fournier a aussitôt et énergiquement contredit, rappelant que les impôts n'avaient pas augmenté.

Motion contre le doublement du Tunnel du Mont-Blanc
La presse italienne s'est une nouvelle fois faite l'écho d'une hypothèse de doublement du tunnel sous le Mont-Blanc. Il est vrai que le Val d'Aoste est en période préélectorale et que ce sujet revient régulièrement à l'ordre du jour. Les élus unanimes soulignent le caractère inacceptable de ce projet, contraire à la Convention Alpine, incompatible avec la démarche de classement à l'UNESCO, et en appelleront au ministre Nicolas Hulot invité à prendre une position ferme, comme l'ont déjà fait ses prédécesseurs dans des circonstances analogues en 2012 et 2016. Ils votent à l'unanimité une motion de protestation

Commnications du maire
Le maire relate les importantes réunions qui ont eu lieu en avril : le 6 la rédaction finale du PPA2 avec le préfet et les associations, le 11 la réunion d'information sur la future télécabine de la Flégère à laquelle ont assisté 80 personnes, le 17 une réunion sur la production locale d'électricité. Le 18 mai aura lieu un conseil municipal consacré à la révision du PLU.

Projets locaux de production d'énergie renouvelables
Chamonix s'est engagée à obtenir l'équivalence entre production d'énergie propre et consommation énergétique à l'horizon 2050. Nous sommes déjà très bien placés dans ce challenge, avons déjà Emosson, Les Bois, Passy.
La réflexion porte sur toutes les énergies renouvelables : solaire (les nouveaux tennis couverts seront équipés de panneaux solaires) , Méthanisation, Eolien, Hydraulique, Géothermie, et maintenant l'Hydrogène, dont l'apport énergétique très prometteur est en cours d'étude.
La centrale hydro-électrique du torrent de Taconnaz est en cours de finalisation, en attendant celle des Favrands. A ce propos le nouvel élu, François Calvarin, regrette que pour cette installation ,qui promet d'être très rentable, les communes de Chamonix et des Houches n'aient pris que 34 % de participation contre 66 % à l'opérateur privé.
La démarche dite des « Centrales villageoises » permet de faire participer les habitants à des projets de production d'énergie renouvelable.
Les élus valident l'engagement actif de la collectivité pour la mise en place de ces projets et autorisent le maire à missionner une expertise/étude sur le sujet. Ce que l'on ne dit pas aux conseillers, c'est le coût de cette étude…

19 logements réservés dans les immeubles du secteur Jean Franco
En échange des services rendus par la municipalité, garantie d'emprunts, participation financière de 159 000 euros, le promoteur Haute Savoie Habitat réserve 19 logements qui seront affectés dans les différents immeubles. Ce programme sera livré dans le courant de l'été.

Bientôt un chargé de communication, « Community Manager », à Chamonix
Un poste existant et vacant de rédacteur principal va être transformé en poste d'attaché territorial à temps complet pour recruter un chargé de communication.

Compte administratif 2017
C'est le gros morceau de ce conseil. Un dossier bien rébarbatif de 70 pages de chiffres, que l'adjoint aux finances Yvonick Plaud a tenté assez brillamment de synthétiser pendant 45 minutes.
Comment vous en communiquer en quelques lignes la substance vive ?
Par quelques chiffres emblématiques qui donnent une idée de la gestion de notre commune par la municipalité en place.
La dotation générale de fonctionnement de l’État est en baisse constante depuis 2008.
Sa baisse sur 2017 est de 471 K€, soit – 13,6 % par rapport à 2016.
La DGF ne représente plus que 8,9 % des recettes de fonctionnement.
La perte de ressources cumulée depuis 2012 est de plus de 6 M€.
A ceci se rajoute le prélèvement FPIC, fond de péréquation des communes riches pour les communes pauvres, qui s'est élevé pour Chamonix en 2017 à 1 157 445 €.
Malgré ce double handicap, la commune a réussi à investir pour 15 595 370 euros en opérations réelles.
Le budget général affiche un total de dépenses de 54 443 897 , fonctionnement et investissements confondus.
Les charges de personnel atteignent 11 987 K€, 48 % des dépenses de fonctionnement, en hausse de 3,6 %.
Les charges à caractère général représentent 25 % de ces dépenses.
Pour les recettes de fonctionnement, les droits de mutation représentent 42 % des impôts indirects, en hausse de 37,4 %, ce qui traduit l'extrême mobilité du marché immobilier à Chamonix, et qui compense partiellement la baisse de dotation de l’État.
La taxe sur les remontées mécaniques totalise 41 % de ce total, en hausse de 2,5 %. Les recettes du Casino n'atteignent plus que 3 % des impôts indirects, en baisse de 3 %, baisse régulière depuis plusieurs années.
L'encours de la dette au 31/12/2017 est de 42 941 K€ sur le budget général, en baisse de 26 % depuis 2012. La liste minoritaire, qui avait fait du surendettement de la ville de Chamonix son cheval de bataille pendant la campagne électorale de 2014, n'a pu que rester silencieuse devant ces bons chiffres.
Eric Fournier et son adjoint Yvonick Plaud s'estiment très satisfaits de ces résultats, tous les élus acquiescent.

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jeudi 12 avril 2018

Une Télécabine à la Flégère en 2019


Le 11 avril s'est tenue aux Praz une réunion publique au cours de laquelle la municipalité et la Compagnie du Mont-Blanc ont présenté le projet d'une télécabine pour remplacer l'actuel téléphérique de la Flégère. La salle était comble, nombreux étaient les habitants des Praz et de toute la vallée intéressés par le sujet. Autour du maire, 10 élus étaient présents.

Le téléphérique de la Flégère a vécu. Son faible débit - 450 personnes à l'heure -, sa grande sensibilité au vent – 25 jours d'interruption cet hiver à cause du foehn – en font un appareil totalement obsolète.

Le choix d'un ascenseur à partir des Praz a été jugé préférable au projet, un temps envisagé, de liaison haute, à savoir un appareil à gros débit à 2 000 m à travers la combe Lachenal, qui aurait été en fait essentiellement desservi par la télécabine de Planpraz, et qui aurait eu un gros impact environnemental.

La nouvelle télécabine aura un débit de 2 000 personnes à l'heure en hiver. De quoi résorber les queues mémorables que l'on voyait régulièrement au départ du téléphérique. En été, le nombre de cabines en fonction sera réduit de 50 à 25 et le débit horaire sera de 1 000 personnes à l'heure, ce qui sera largement suffisant pour la fréquentation .

Les cabines auront 10 places (contre 8 à la télécabine de Planpraz).

Etant donné le poids du gros monocâble de 56 à 60 mm et sa forte tension, le poids important des cabines, l'installation pourra supporter un vent de 90 km/h (25m/sec.) contre 45 km/h aujourd'hui. Il est prévu un fonctionnement nocturne du câble pour éviter les phénomènes de givrage.

L'inquiétude des golfeurs face à ce projet peut être levée. Il n'y aura aucun pylône sur le parcours lui-même. Aujourd'hui le téléphérique survole trois trous (N° 4, 5 et 6). Il passe à 14 m au-dessus du départ du trou N° 4. La future installation prévoit une montée rapide depuis la gare jusqu'à un pylône de plus de 20m de haut sur la rive droite de l'Arve, au bord du trou N°4, à l'emplacement exact de la gare de départ de l'ancienne benne de service.
Puis la télécabine aura un trajet horizontal à travers le golf sur une distance de 325m avant le prochain pylône à gauche du trou N° 8, à distance du parcours. Le survol des bennes sera à 21m de hauteur au-dessus du terrain de jeu. 
Les golfeurs ne pourront se plaindre que d'une nuisance visuelle : au lieu d'une benne toutes les 15 ou 30 minutes, il verront passer une cabine toutes les 56 secondes !  Il y aura 14 pylônes en tout.

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La gare sera construite sur l'emplacement de l'actuelle, elle sera moins haute, mais plus grande avec un grand garage pour les cabines et un hall d'accueil pour la clientèle, surélevé pour tenir compte des risques d'inondation. Hall et quais d'embarquement seront accessibles par des rampes pédestres. Il y aura un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
Un chemin piéton sera aménagé le long du golf jusqu'au pont sur l'Arve, depuis l'arrêt des bus, qui restera dans sa position actuelle, avec une transversale pour rejoindre le hall. Pour des raisons de fluidité et de surface, les concepteurs ont renoncé à la dépose des bus devant la gare.
Un gros hic : le nombre de places de parking sera réduit de 210 à 160 places. Le maire explique sa volonté d'améliorer le service de transports en commun en multipliant les navettes et en agrandissant le parking du Grépon. D'ailleurs il est probable que ce parking de la Flégère soit payant.

La gare du haut sera implantée à droite, entre la gare actuelle et le garage des chenillettes. Elle sera intégrée dans la bâtiment actuel qui sera agrandi.

Calendrier :
A l'automne 2018 sera entrepris le déboisement du hayon dans la montée.
Les pylônes à la périphérie du golf seront dressés à la même période de même qu'une tranchée à travers le terrain pour l'enfouissement de la ligne de 20 000 volts et la conduite des eaux usées de la Flégère.
La démolition de l'ancienne gare du bas se fera en mai 2019.
La construction de la nouvelle télécabine, par un opérateur non encore désigné, aura lieu de mai à novembre 2019.
L'ouverture est programmée pour décembre 2019.


Les nombreux habitants des Praz présents se sont surtout inquiété des problèmes de stationnement envahissant le moindre recoin du village, une nuisance quotidienne en hiver qui leur rend la vie difficile. Les élus ont tenté de les rassurer en promettant une réglementation plus stricte...

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samedi 31 mars 2018

Conseil municipal du 30 mars 2018 - Les élus de la minorité se font entendre


Le conseil se réunit au Majestic en présence de 19 élus sur 29.

Communications du maire
Visite à Nicolas Hulot
Le maire s'est rendu le 15 février au ministère de la Transition Ecologique et Solidaire à l'invitation du ministre Nicolas Hulot, ainsi que les élus des 13 secteurs français, dont 5 en Auvergne-Rhône-Alpes, en contentieux avec l'Europe pour leur mauvaise qualité de l'air. La feuille de route a été examinée à cette occasion au cours d'un échange fructueux, tandis que le Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA2) est en discussion dans notre vallée. L’accent a été mis sur la modernisation de nos lignes ferroviaires.

Enfouissement de la ligne Haute Tension
Ce vendredi 30 mars a été lancé aux Houches le chantier RTE d'enfouissement de la ligne de 63 000 volts, en présence de nombreux élus.
Ce sont 9 km entre les Houches et Chamonix qui seront enfouis sur plusieurs années. Les anciennes lignes et pylones seront démontés en 2020.
Le coût gobal est de 10 millions d'euros, financés à 60 % par RTE, le reste par le conseil départemental et la Communauté de communes.

Remplacement du téléphérique de la Flégère
Ce changement d'appareil est absolument nécessaire, car le téléphérique actuel est obsolète et trop sensible au vent. Le nouvel ascenseur est en cours d'étude.
Une réunion publique sur ce sujet se tiendra le mercredi 11 avril à 18h30 dans la salle communale des Cimes aux Praz.



Classement de l'Alpinisme au Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité de l'UNESCO.
Cette demande, lancée aux « Piolets d'Or » à Chamonix en 2011, portée par Claude Marin ancien directeur de la culture à la mairie de Chamonix et par Bernard Prudhomme ancien président de l'Office du Tourisme, a bien progressé puisque le dossier vient d'être déposé au secrétariat de l'UNESCO et que, première étape, l'alpinisme a été inscrit au Patrimoine Culturel français. Les italiens et les suisses sont partenaires dans l'élaboration de ce projet. Un joli film d'environ 8 minutes du cinéaste chamoniard Bertrand Delapierre est joint au dossier. Il.a été projeté devant les conseillers municipaux. Il comporte nombre d'images d'archives et une intervention de Catherine Destivelle.
470 « pratiques » ont fait l'objet d'une inscription au Patrimoine Culturel Immatériel de l'UNESCO, dont 17 en France.
La France a ce jour 247 pratiques en attente de classement, notre demande pour l'alpinisme est la seule de Auvergne-Rhône-Alpes. Ce n'est donc pas encore gagné, la concurrence est rude.

Classement du massif du Mont-Blanc au Patrimoine mondial naturel et culturel de l'UNESCO.
Ce dossier est plus récent. Le 24 octobre 2017, l'Espace Mont-Blanc signait une déclaration d'intention engageant les trois pays dans cette requête. Des experts tri-nationaux ont été nommés, chargés de construire le dossier. Les associations Mountain Wilderness et pro-MONT-BLANC sont partenaires et participent aux groupes de travail. Ce sera encore une longue et fastidieuse procédure.

Approbation du compte rendu du conseil municipal du 8 février 2018.
Une fois n'est pas coutume, les élus de la liste minoritaire se font entendre.
Hélène le Solleuz interpelle le maire avec vivacité à propos du ton agressif qu'il aurait adopté, lors du dernier conseil, pour critiquer leur tribune sur le dernier bulletin municipal qui mettait en cause  la gestion de la fréquentation massive de la vallée perturbée par les mauvaises conditions météorologiques de la période de fêtes. Cet article, pour plus de la moitié de son contenu, donnait la parole à une citoyenne non élue qui, sur un ton badin mais néanmoins cru et incisif, critiquait vertement l'incapacité de la ville à accueillir toute la foule que sa politique touristique attire chez nous. Extrait fleuri : « Ils viennent passer leurs vacances de Noël chez NOUS ! À CHAMONIX MONT-BLANC ! Alors que nous, on sait que c'est vraiment trop le merdier. Beurk. Chamonix ! Putain comme je t'aime ! Mais là tu me fous sacrément la honte . Et çà, pardon, mais çà me rend vulgaire ».
Autre élue de la minorité, Flore Marchisio revenait encore sur l'inadéquation entre nos structures et notre capacité  d'accueil, et la foule immense des touristes, mettant en cause la politique touristique de la vallée.
Une fois de plus, la réponse du maire fut cinglante : il reprocha à nouveau aux élus de la minorité de ne pas occuper le siège qu'ils détiennent au Comité de gestion de l'Office du Tourisme, leur demandant même de démissionner officiellement pour qu'il puisse y désigner un autre élu. Les représentants de l'opposition sont restés sans voix, preuve de la réalité de leur carence.

Principaux dossiers à l'ordre du jour
Stationnement à l'Entreprise Simond Piolets prochainement implantée à la Vigie (voir mon blog du 28 août 2017)
La commune loue par un bail civil 81 places de stationnement à l'entreprise Simond, moyennant un loyer annuel de 375 € par place, soit un total de 30 375 euros par an.

Tarifs de la Cie du Mont-Blanc pour l'été 2018
Les élus votent à l'unanimité l'augmentation des tarifs, qui s'établit à + 2,44 %, conforme à l'application de la formule d'indexation contractuelle.
A noter que le Mont-Blanc Multipass a augmenté de 55 % en cinq ans…
Le chiffre d'affaires de la Compagnie dans la vallée en été s'élève à 29 millions d'euros …
Ce sont les actionnaires qui doivent être contents !

Contrat d'amodiation au parking du Grépon
Les promoteurs qui construisent à Chamonix sont tenus de créer un certain nombre de places de stationnement dans leur nouvel immeuble. En cas d'impossibilité technique ou géographique, ils ont la possibilité d'obtenir un droit d'occupation à long terme dans un parc public existant à proximité de l'opération, tel que le parking du Grépon.
Ces contrats seraient d'une durée de 25 ans. Le coût pour l'amodiataire serait de 15 000 € par place.
A quoi il faudra rajouter les charges annuelles de 200 € par place.
A ce jour, 24 places sont en attente d'attribution. Un opérateur proche de Chamonix-Sud a fait une demande pour 100 places !
Le parking du Grépon aura-t-il la capacité suffisante pour répondre à toutes ces demandes ?
Le projet d'extension aujourd’hui dans las cartons porterait la capacité de 700 à 1600 places. Les travaux devraient débuter en 2020.



Nouveaux tarifs pour le parking du Grépon
Ces tarifs d'abonnements s'adressent aux particuliers et aux collectivités qui accueillent des stagiaires pour de longues périodes (ENSA, CNISAG, UCPA, etc), dissuadés d'occuper les chers parkings du centre ville.
Pour une voiture le tarif sera de 50 € par mois au Grépon.
De 2 à 5 unités, 45 €.
De 6 à 10 unités, 40 €.
De 10 à 100 unités, 35 €.
Au-delà de 100 unités, 17,50 € par mois.

Bartabas au Bourget du Lac
La mairie propose des tarifs réduits et un aller-retour en bus pour le spectacle équestre Zingaro de Bartabas le 5 mai 2018 au Bourget du Lac. Prix : 32 € par personne. Réservation au service culturel 1er étage de l'Office du Tourisme.

Grotte de la Mer de Glace
Un avenant est signé pour prolonger d'un an l'exploitation de la grotte par Jean-Marie Claret.
74 734 € de travaux devront être effectués au printemps pour garantir la sécurisation du public et l'accès de la grotte. Le chiffre d'affaires annuel moyen sur 12 ans est de 613 895 euros.

Un nouveau service de de « Brigade administrative de remplacement » est mis en place.
Deux agents ayant grade d'adjoint administratif (Cat C) seront nommés à temps complet, pour remplacer les collègues absents.
D'autre part il est créé un poste d'adjoint au Directeur (trice) de la Direction Enfance, Éducation
et Solidarité.
Et cinq postes d’auxiliaires puéricultrices territoriales pour l'ouverture de la crèche de 44 lits dans le secteur Jean Franco au er juin 2018 !
On ne dit pas comment le budget de fonctionnement de la commune déjà si serré supportera cet accroissement de dépenses.

Agrandissement de l'Hôtel Pointe Isabelle avenue de la gare
Le propriétaire scandinave a déposé une demande de permis de construire pour l'extension et la surélévation de l'hôtel. 27 chambres supplémentaires sont envisagées en sus des 43 chambres existantes. Trouveront place dans les 1059 m² répartis sur six niveaux des salles de réunion, une salle de sport, un espace bien-être et des bureaux.

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