dimanche 10 juillet 2011

La claque

Le vote de Durban n’a laissé aucune chance à Annecy 2018 : 63 voix pour Pyeongchang, 25 pour Munich, 7 pour Annecy. Epilogue mérité d’une aventure inutile et bien maladroitement menée.

Vous pouvez imaginer à quel point mon collègue Pascal Payot et moi-même sommes satisfaits et soulagés. Uniques opposants aux jeux au conseil municipal, nous nous sommes sentis bien seuls pendant ces longs mois.

Je pourrais reprendre les commentaires déjà largement publiés sur le manque de motivation de la candidature annecienne, sur les flottements au niveau de la gouvernance, sur les dissensions au sein du Comité, sur la proposition ubuesque d’organiser les slaloms et le saut sur des zones rouges d’avalanches, sur le budget insuffisant (30 millions d’euros tout de même !).

Je voudrais d’abord insister sur l’absence de soutien populaire en Haute Savoie, contrairement à la Corée où plus de 90% des habitants ont  soutenu Pyeongchang. A Annecy, au dernier sondage, moins de 50% des habitants souhaitaient le déroulement des Jeux. Il faut dire que les anneciens craignaient à juste titre que leur cher Pâquier soit défoncé.

Je souligne surtout l’indifférence des habitants de la vallée de Chamonix. Le public ne s’est déplacé, ni pour accueillir les membres du CIO lors de la visite de la Commission d’évaluation en février, ni lors de la journée olympique du 23 juin, ni même à l’heure de la publication des résultats le 6 juillet (cinq personnes seulement devant l’écran géant au Majestic selon la presse locale!).

Les chamoniards étaient majoritairement opposés à la tenue des jeux dans leur vallée, et ils étaient de plus très mécontents de ne pas avoir été consultés, de s’être vu imposer cette candidature  de façon autoritaire par le maire. Ils ont donc délibérément boudé toutes les sollicitations à participer aux différents évènements.

Les maires y croyaient-ils vraiment eux-même ? Eric Fournier n’a pas été un élément moteur au niveau du Comité d’Annecy 2018. Dans son blog, depuis l’ annonce de la candidature de Chamonix en juin 2010, il n’a plus jamais évoqué le sujet. Quant à Patrick Dole, maire des Houches,  station choisie pour l’épreuve reine de ces jeux, il a brillé par sa discrétion absolue et son absence lors  des manifestations et dans la presse. Depuis le lancement, on ne note aucune allusion à la candidature  dans le bulletin municipal des Houches!

Y-a-t-il un danger qu’Annecy 2018 embraye sur une candidature pour 2022 ?

Espérons que l’humiliation subie cette année en dissuade les promoteurs. De plus, la mode olympique actuelle est à des jeux compacts, exigence que notre département ne pourra jamais relever.

Chamonix se réjouit de  continuer à vivre « tranquillement », avec ses 100 000 visiteurs par jour en été, 60 000 en hiver, et ne peut que se réjouir d’échapper à un évènement qui aurait eu pour conséquence à court terme d’augmenter encore ce nombre...

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samedi 2 juillet 2011

Conseil communautaire du 28 juin 2011

Schéma départemental de coopération intercommunale 
A compter du 1er Janvier 2012, les 10 communes du syndicat mixte du Pays du Mont-Blanc devront se regrouper dans une communauté de commune qui ne pourra toutefois pas prendre le nom de « Pays du Mont Blanc », nom dont la communauté de commune de la vallée de Chamonix partage la propriété. A l’horizon 2017, ces dix communes pourraient être contraintes de s’associer à la vallée de Chamonix en une communauté de communes unique.
Jany Couttet est élue déléguée suppléante au syndicat du Pays du Mont Blanc en remplacement de Joël Didillon démissionnaire.
Compte administratif 2010
La section de fonctionnement du budget principal affiche un résultat de 1 370 113 euros.
La section d’investissement de clôture 2010 annonce un besoin de financement de 1 249 297 euros.

Les filtres à particules de nos bus sont supprimés, et on économisera 5000 euros par an sur le coût de leur entretien. En effet, ils fonctionnent mal et s’encrassent dans notre climat. Le concessionnaire certifie que les moteurs d’aujourd’hui offrent une « meilleure fiabilisation du système de dépollution ».
Les bus scolaires seront désormais intégrés dans le marché global des transports urbains. Les élèves – sauf ceux du primaire – pourront monter dans les mêmes bus que les touristes (ou les gens du pays) et inversement !
Encore et toujours des travaux au paravalanche de Taconnaz
Il va falloir encore surélever la digue frontale, mais aussi construire une digue Ouest pour protéger le village de Taconnaz et faire un aménagement à l’aval de l’ouvrage-fente de sortie du torrent pour contenir d’éventuels débordements avalancheux.
Fin 2012, le coût total de ce paravalanche sera, depuis le début, de 10 176 632 € subventionnés à 68.57%.
C’est désormais la communauté de communes qui pilote le dossier de « Vallée Eco-touristique exemplaire » financé à 75% par les fonds européens FEDER. La responsable du Plan Climat Energie Territorial deviendra coordinatrice du projet écotourisme et reste donc en fonction à la communauté de communes (Corinne Salzmann).
La communauté va également recruter un ingénieur en charge des transports. Il aura en charge la mise en œuvre de la politique des transports de la communauté de communes.
Bientôt une épicerie sociale au Lachenal à Chamonix. La municipalité met un local à disposition.
L’Institut de Formation et de Recherche en Médecine de Montagne (IFREMMONT) basé à l’hôpital de Chamonix a déposé une demande de subventions INTERREG IV pour un ambitieux programme de recherche concernant la pathologie de la  haute montagne. Il sera, entre autres, créé un observatoire  d’accidentologie sur les accidents de montagne et sur les pathologies du froid. Une information grand public sera également organisée. La communauté de communes participera pour 10 000 euros.
De même, des financements INTERREG IV sont sollicités pour le projet « MESALPES » des Maisons de l’alpage. La communauté pourrait participer pour 5 000 euros.
Une aide d’Etat est attendue du Fond d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce (FISAC).


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Conseil municipal du 27 juin 2011

Compte administratif
Je vous fais grâce des chiffres indigestes du compte administratif 2010.
Retenons-en seulement trois :
Les dépenses de fonctionnement se sont élevées à 27 828 000 €.
Les dépenses d’équipement ont atteint 11 214 276 €.
Le résultat disponible de l’exercice 2010 est de 372 306 euros.
Notre liste n’a pas eu de commentaire particulier à faire.
Rapport sur le service de l’eau
Le rendement du réseau stagne à 70%, c'est-à-dire qu’il y a 30% de fuites, représentant 14 m3/jour/Km !
On a trouvé un fongicide dans l’eau du réservoir des Tines. L’exploitant est dans l’incapacité de fournir une explication sur son origine...
La convention avec Radio-Mont-Blanc est renouvelée pour 90 000 euros par an.
La commune de Chamonix demande à bénéficier d’un surclassement démographique dans la strate de 40 000 à 80 000 habitants ce qui lui permettra de mieux payer certains de ses fonctionnaires... et augmentera ses frais généraux, sans améliorer la dotation de l’Etat (mais la rendra la ville éligible à certaines subventions). 
Une étude est lancée pour les choix d’énergie aux serre municipales des Tines : ce sera peut-être enfin l’occasion d’installer des capteurs solaires dans notre commune !
La commune va acquérir de l’association Altitude  2664 m² de terrains attenants à la propriété Jean Franco  acquise par la commune, en échange de 1829 m² cédés à cette association pour lui permettre l’agrandissement du chalet Fleur des Neiges (Avenue du Bois du Bouchet) qui reste sa propriété. La soulte à la charge de la commune est de 700 000 euros.

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Plan Climat, J.O., le public chamoniard boude!

Atelier de concertation du Plan Climat Energie Territorial à Chamonix,  au Majestic le 5 juin : neuf personnes seulement sont venues !
Heureusement, la mairie se doutait de cette désaffection et avait recruté des fonctionnaires municipaux pour grossir les rangs du public : le directeur général des services, le directeur de cabinet du maire, plusieurs chefs de services et une adjointe au maire. En dehors de cette adjointe et de votre serviteur venu en observateur, un seul élu (des Houches) avait fait le déplacement !
Explications à ce manque d’intérêt des chamoniards: de la lassitude après un nombre excessif de réunions depuis 18 mois ; des propositions utopiques, déconnectées de la réalité locale ; un  sentiment d’impuissance : « on ne peut rien changer » (ni diminuer le trafic poids-lourds, ni réduire les déplacements internes, ni baisser notre chauffage, ni financer les travaux d’isolation privés, ni amoindrir l’activité touristique, ni produire d’énergie renouvelable de façon organisée).

Journée olympique à Chamonix le 23 juin : public et élus absents.
Il y avait seulement les enfants enrôlés de façon autoritaire pour faire illusion sur la photo officielle, mais les chamoniards ont boudé la cérémonie. Aux côtés du maire et de l’adjoint aux sports, quasiment aucun élu. Les J.O. ne soulèvent pas l’enthousiasme dans la vallée !
  
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mardi 14 juin 2011

ANNECY 2018 : deux sites olympiques en zone rouge d’avalanche

 Zone rouge d'avalanche sur le site de slalom des Planards à Chamonix

Comment fera-t-on face à un éventuel épisode avalancheux lors de  l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver en 2018, si Annecy était choisie à Durban le 6 juillet ? Le stade de slalom  des Planards  à Chamonix et  les tremplins de saut du Fernuy à La Clusaz sont en zone rouge d’avalanche  « réputée à risque fort » au Plan de Prévention des Risques d’Avalanches. 

Les maires de ces deux communes le savent. Mais on leur demande aussi de  mettre à disposition du COJO des installations sécurisées.  Comment peuvent-ils concilier ces deux exigences contradictoires?

On peut espérer que le Comité de candidature Annecy 2018 a fait correctement son travail d’expertise  et a interrogé les maires  et les services de l’Etat pour connaitre les risques avalancheux sur l’ensemble des sites proposés.  Le feu vert lui  a-t-il  été donné ?  Sans ce blanc-seing, les domaines proposés n’auraient pas pu être retenus. Peut-être les responsables  départementaux, comme les maires,  jouent-t-ils  sur la faible probabilité de l’évènement avalancheux. Mais on le sait, ce type de situation  météorologique a  une fâcheuse tendance à se produire justement quand il ne faut pas !

En conséquence, dans  le dossier de candidature qui a été transmis au CIO à Lausanne le 11 janvier 2011 par la ville d’Annecy, cette donnée  essentielle  ne figure pas. Les plans des sites fournis ne mentionnent pas les zones rouges. On peut donc supposer que  les membres du CIO ignorent ce problème de sécurité.  Pour preuve, ce grave inconvénient n’est pas mentionné dans le rapport de la Commission d’évaluation du CIO publié début  mai 2011. Il aurait du faire partie des points faibles  que la commission n’a pas manqué de relever pour chacune des  villes  candidates. 

Pour parler du site des Planards à Chamonix, qui est traversé de part en part par l’avalanche du Grépon (plan ci-dessus), le risque est indiscutable, quoique peu fréquent. Le maire est responsable de la sécurité sur le territoire de sa commune. Il n'est pas envisageable  pour lui d’engager  des athlètes et d’accueillir des milliers de spectateurs  s’il y a le moindre risque d’avalanche dans cette zone rouge. Ce n’est pas seulement une situation avalancheuse exceptionnelle qui imposerait la fermeture du site, mais simplement un risque à partir du niveau 3 (« quelques départs spontanés d’avalanches de taille moyenne et parfois assez grosse sont possibles... Des mesures de sécurité sont à recommander » selon la définition de l’échelle européenne des risques d’avalanches).  Donc l’occurrence d’un tel évènement en plein mois de février ne peut pas être écartée.

Quel est l’enjeu ?  D’être obligé de fermer le domaine pendant quelques jours, comme cela s’est déjà produit à plusieurs reprises dans le passé ?  La dernière fermeture remonte à 1999 (12 morts à Montroc). Fermer le stade de slalom olympique au moment même des Jeux aurait des conséquences  incalculables, ne serait-ce qu’ en termes d’image de la station. On serait obligé de rapatrier les slaloms  en catastrophe sur les pistes des Houches.  On imagine les difficultés majeures d’organisation auxquelles serait confronté le COJO. Sauf à prévoir la solution de repli dans l’organisation même des Jeux, proposition assez complexe.

Les conditions météo étant habituellement identiques sur la totalité du département, on peut considérer que les tremplins de La Clusaz seraient également fermés dans le même temps. Dans ce cas, où organiser les épreuves de saut à la dernière minute?  Mission impossible.

Autre solution,  les maires décident de sécuriser les sites par des installations paravalanches en amont ? Des Gazex  supplémentaires? Des rateliers ? Mais nul ne sait qui financerait ces travaux au coût considérable. Il est peu probable  que le département accepte de participer à des investissements pour 15 jours d’épreuves sportives, de plus non justifiés quand il n’y a pas d’habitat sur le trajet des avalanches.

De nombreux chamoniards se posent des questions. Ce risque d’avalanche  sur le site olympique n’a pas été évoqué  en conseil municipal ni en conseil communautaire lorsque la majorité des élus s'est prononcée en faveur des Jeux,  pas plus que lors de l’unique réunion publique d’information sur la candidature d’Annecy qui s’est tenue le 21 décembre 2010 au Majestic.

Si le CIO prenait  l’exacte mesure des risques avalancheux  sur  ces domaines de Chamonix et de La Clusaz, Annecy n’aurait pas la moindre chance d’être désignée.


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vendredi 3 juin 2011

Jany Couttet élue première adjointe

Ce 3 juin au soir l’adjointe à la culture Jany Couttet a été élue à l’unanimité des élus de la majorité première adjointe au maire de Chamonix, en remplacement de Joël Didillon démissionnaire
Le maire a déjoué tous les pronostics, mais la rumeur courait déjà en ville. Il n’a proposé à l’élection aucun des caciques de l’ancienne équipe Charlet, dont certains se voyaient bien accéder à ce poste honorifique sinon politique. Il a désigné une conseillère qui ne lui fera pas d’ombre, une inconditionnelle, qui lui voue une fidélité indéfectible. Cela changera de l’adjoint précédent...

C’est certainement la plus gentille camarade du conseil, y compris avec les élus de l’opposition.

Souriante, consensuelle, tolérante, elle accepte toujours de bonne grâce les taquineries de ses collègues. Disponible, elle excelle dans son rôle de relations publiques, qu’elle  assume avec gentillesse et dévouement.

Sa subite promotion coupe court à toute guerre des chefs.

Les six membres de ma liste se sont abstenus. J’ai expliqué au maire que notre vote n’était pas dirigé contre la personne, il aurait été le même quel que soit le candidat. Mais depuis le début de l'affaire nous n’avons jamais été consultés, donc nous n’avons pas voulu prendre part au vote.


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Conseil municipal du 26 mai 2011 : un seul dossier important

Lancement de l’espace culturel Place du Mont-Blanc.
Une mission de programmation de l’espace culturel de la place du Mont Blanc a été confiée à un cabinet privé. Cette étude a débouché sur un programme définitif qui permet de lancer la procédure de concours de Maîtrise d’œuvre .

L’équipement sera consacré principalement à la programmation culturelle  et il sera mis à disposition des associations pour organiser des évènements.

Le programme prévoit un hall d’accueil et d’expositions, une salle de spectacles de 500 places assises, un bar, un espace documentation, des salles de réunions, des bureaux, pas de cuisines.

L’opération se chiffrerait à 8,4 millions d’euros,  +/- 15%.

Les architectes retenus au concours rendront leur copie le 30 novembre 2011. Le début des travaux est fixé à juin 2013, l’ouverture est prévue en décembre 2014, quelques mois après l’élection municipale.

Majorité et opposition approuvent le programme et décident de lancer le concours de Maîtrise d’œuvre, à l’exception de Bernard Ollier et Michèle Rabbiosi, opposés au choix de l’emplacement.

J’ai été désigné par le conseil pour faire partie du jury qui examinera les projets d’architectes.


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